ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS, Revue de presse

Revue de presse – Notre sélection du 24 janvier 2020

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France

  • Politique – Economie – Social

https://www.institutmontaigne.org/blog/regulations-numeriques-les-acteurs-sur-la-defensive

https://www.capital.fr/entreprises-marches/la-croissance-de-la-france-devrait-bien-resister-aux-greves-selon-la-banque-de-france-1359762#utm_source=Welcoming&utm_medium=cpc&utm_campaign=emailwelcoming

https://www.lepoint.fr/politique/emmanuel-macron-reaffirme-sa-volonte-de-reguler-les-medias-face-aux-fake-news-15-01-2020-2358087_20.php

https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/01/15/christophe-castaner-pris-en-etau-entre-debat-sur-les-violences-policieres-et-forces-de-l-ordre-a-cran_6025889_823448.html

https://www.lesechos.fr/amp/1163153#aoh=15791044833820&csi=1&referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.com&amp_tf=Source%C2%A0%3A%20%251%24s

https://www.lejdd.fr/Politique/voici-le-calendrier-des-reformes-annoncees-par-edouard-philippe-pour-les-six-prochains-mois-3943278?Echobox=1579105570#utm_medium=Social&xtor=CS1-3&utm_source=Facebook

https://www.lopinion.fr/edition/economie/pourquoi-greves-gilets-jaunes-glissent-investisseurs-plumes-d-canard-208809?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=matinale&actId=ebwp0YMB8s3YRjsOmRSMoKFWgZQt9biALyr5FYI13OqshdBxfxI2rCVPBAOC4Zi-&actCampaignType=MAIL&actSource=4145

  • Inclusion – Santé – Ethique

https://www.institutmontaigne.org/blog/investir-dans-le-numerique-et-revaloriser-la-medecine-de-ville-les-deux-reponses-la-crise-de

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/jura/haut-jura/tuffes-lausanne-2020-jeux-olympiques-jeunesse-c-est-enfants-1774027.html

https://www.banquedesterritoires.fr/138-premieres-maisons-sport-sante-labellisees

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/pma-pour-toutes-les-points-de-tensions-du-debat-au-senat-20200120

  • Environnement – Culture – Patrimoine

https://www.huffingtonpost.fr/entry/pour-le-salon-du-fabrique-en-france-lelysee-se-transforme-en-show-room_fr_5e1f45bdc5b673621f6f2573??ncid=newsltfrhpmgnews

http://www.chevalmag.com/chevalmag/Actualites/Divers/Cataclysme-au-Domaine-de-Chantilly?fbclid=IwAR3i3LCTL_6DahyU4WFUPmgHjrDrUOymsM877Kaq-a0cxxejgALGGdab4-8

https://www.futura-sciences.com/planete/breves/augmentation-temperature-climat-hausse-temperatures-augmenterait-deces-15-34-ans-1786/#xtor%3DRSS-8

https://www.lefigaro.fr/voyages/a-la-decouverte-des-vignobles-de-napa-et-sonoma-sur-la-route-des-vins-francais-20191227

  • Education – Enseignement supérieur – Recherche

https://www.huffingtonpost.fr/entry/les-enseignants-revendiquent-un-premier-recul-de-blanquer-sur-la-reforme-de-la-formation_fr_5e2103d3c5b673621f732a89??ncid=newsltfrhpmgnews

  • Divers

https://www.institutmontaigne.org/blog/2020-les-perspectives-pour-la-politique-etrangere-de-la-france

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/jura/haut-jura/tuffes-lausanne-2020-jeux-olympiques-jeunesse-c-est-enfants-1774027.html

https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/incendie-australie-incendies-multiples-consequences-79184/#xtor%3DRSS-8

International

  • Afrique

http://www.perspectivesmed.ma/dialogue-national-au-senegal-lopposition-boude-toujours/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=le_debrief_par_perspectives_mediterranee&utm_term=2020-01-16

http://www.perspectivesmed.ma/le-soudan-renoue-avec-les-mutineries-menace-securitaire/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=le_debrief_par_perspectives_mediterranee&utm_term=2020-01-16

http://www.perspectivesmed.ma/presidentielle-guineenne-lopposition-mobilisee-contre-a-conde/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=le_debrief_par_perspectives_mediterranee&utm_term=2020-01-16

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/01/15/en-afrique-de-l-ouest-le-trafic-de-faux-medicaments-plus-lucratif-que-les-stupefiants_6025946_3212.html

  • Amérique Centrale – Amérique du Nord – Amérique du Sud

https://www.lefigaro.fr/flash-actu/machu-picchu-expulsion-de-cinq-touristes-proces-pour-un-sixieme-20200114

https://www.lopinion.fr/edition/international/chine-etats-unis-perils-guerre-technologies-208526?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=matinale&actId=ebwp0YMB8s3YRjsOmRSMoKFWgZQt9biALyr5FYI13OqshdBxfxI2rCVPBAOC4Zi-&actCampaignType=MAIL&actSource=4135

https://www.huffingtonpost.fr/entry/au-7e-debat-democrate-bernie-sanders-sort-timidement-du-lot-avant-les-primaires_fr_5e1e970fc5b674e44b8f8792??ncid=newsltfrhpmgnews

https://www.huffingtonpost.fr/entry/le-verdict-de-la-cour-des-comptes-americaine-tombe-mal-pour-trump-juste-avant-son-proces_fr_5e20b3c4c5b674e44b949ab3??ncid=newsltfrhpmgnews

  • Asie

https://www.lopinion.fr/edition/international/l-independance-technologique-coeur-strategie-chinoise-208533?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=matinale&actId=ebwp0YMB8s3YRjsOmRSMoKFWgZQt9biALyr5FYI13OqshdBxfxI2rCVPBAOC4Zi-&actCampaignType=MAIL&actSource=4135

https://www.lopinion.fr/edition/international/pekin-veut-s-imposer-puissance-normative-premier-plan-208531?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=matinale&actId=ebwp0YMB8s3YRjsOmRSMoKFWgZQt9biALyr5FYI13OqshdBxfxI2rCVPBAOC4Zi-&actCampaignType=MAIL&actSource=4135

https://www.institutmontaigne.org/blog/quand-taiwan-dit-non

https://www.institutmontaigne.org/blog/la-cryptomonnaie-chinoise-coup-denvoi-dune-course-folle

  • Brexit

https://www.20minutes.fr/economie/2696595-20200116-royaume-uni-brexit-coute-presque-autant-47-ans-participation-ue

  • Europe

https://www.institutmontaigne.org/blog/bruxelles-la-commission-geopolitique-lepreuve-de-ses-premieres-crises

https://www.latribune.fr/economie/france/a-bruxelles-il-y-a-un-changement-d-etat-d-esprit-sur-les-enjeux-de-souverainete-thomas-courbe-11-11-837069.html#xtor=EPR-2-%5Bl-actu-du-jour%5D-20200116

https://fr.euronews.com/2020/01/16/l-allemagne-annonce-la-fin-de-l-exploitation-du-charbon-d-ici-2038?utm_source=newsletter&utm_medium=fr&utm_content=l-allemagne-annonce-la-fin-de-l-exploitation-du-charbon-d-ici-2038&_ope=eyJndWlkIjoiYzE3YmZlZmE3NWM1YzJkMmJjZjFhNzkxMDlmZDhkNzkifQ%3D%3D

http://tnova.fr/notes/les-trois-europes-migratoires

https://www.challenges.fr/monde/greta-thunberg-prince-charles-le-forum-economique-de-davos-realise-enfin-l-ampleur-de-l-urgence-climatique_695134#xtor=EPR-1-[ChaActu10h]-20200123

  • Maghreb –Moyen Orient

http://www.perspectivesmed.ma/crise-libyenne-et-bruits-de-bottes-algeriennes-les-regards-se-tournent-vers-berlin/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=le_debrief_par_perspectives_mediterranee&utm_term=2020-01-16

http://www.perspectivesmed.ma/lutte-anti-terroriste-au-sahel-le-role-du-maroc-loue-par-linstitut-thomas-more/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=le_debrief_par_perspectives_mediterranee&utm_term=2020-01-14

https://www.lemonde.fr/international/article/2020/01/22/crise-au-liban-iran-lutte-contre-l-antisemitisme-les-enjeux-de-la-visite-de-macron-a-jerusalem_6026843_3210.html

ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS, Brève du jour

Brève – « Davos » fête ses 50 ans

 WEF

Davos, une station de sports d’hiver huppée au cœur des Grisons ? pas seulement.

C’est surtout la ville qui reçoit tous les ans depuis 50 ans, le Forum économique mondial (FEM) ou World Economic Forum (WEF) ou encore plus communément appelé « le forum de Davos ».

Cette année, celui-ci se déroulera du 21 au 24 janvier, 3000 participants venus de 117 pays, des dirigeants de multinationales, des représentants politiques, des personnalités de la société civile (intellectuels, journalistes, etc…) échangeront sur de l’environnement et plus particulièrement sur le thème « pour un monde plus solidaire et plus durable ». Il semble donc que les membres répondent à Klaus Schwab qui n’a pas hésité à déclarer que « le monde est en état d’urgence » en essayant de réfléchir à la question comment impulser un souffle écologique ?

Mais avant qu’est-ce que le FEM ou le WEF ou « Davos » ?

Nous commencerons cette Brève par un petit rappel historique.

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En 1971 par Klaus Shwab (professeur d’économie) créé l’European Management Forum. Ce forum réunit des dirigeants d’entreprise, des responsables politiques du monde entier ainsi que des intellectuels et des journalistes. Ils se retrouvent pour débattre des problèmes les plus urgents de la planète dans de nombreux domaines, y compris la santé et de l’environnement. Cette première édition de 1971 réunissait déjà 444 dirigeants d’entreprises européennes, elle avait pour objectif de familiariser les entrepreneurs européens aux pratiques de management américaines.

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Source : WEF, Klaus Schwab en 2008

Klaus Schwab développe la « stakeholder management approach ». Ce dernier affirme que le succès d’une entreprise tient au fait que ses dirigeants prennent en considération les intérêts de toutes les parties prenantes : les actionnaires, les clients, les employés et les communautés au sein desquelles l’entreprise évolue, y compris les gouvernements.

Très rapidement, l’objectif du forum évolue. Ainsi en 1973, il s’intéresse non seulement aux questions de management, mais aussi aux problèmes économiques et sociaux. Pour la première fois en 1974, des responsables politiques participent au Forum.

Objectifs plus variés avec une tribune pour résoudre les conflits internationaux, un nombre d’intervenants plus important et ayant dépassé les frontières européennes, l’European Management Forum (EMF) devient, en 1987, le World Economic Forum (WEF).

WEF-Chine

Dans le prolongement de la réunion de Davos, en 2017, le WEF tient une réunion hors d’Europe : la « Réunion Annuelle des Nouveaux Champions ». Cette réunion se déroule tous les ans en Chine et s’adresse plus particulièrement à la prochaine génération de dirigeants mondiaux, aux régions à croissance rapide, aux villes compétitives et aux « Technology Pioneers » du monde entier.

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Organisation

Le FEM est une fondation à but non lucratif dont le siège est à Coligny en Suisse, elle est présidée par son fondateur, Klaus Schwab. Depuis 2012, Josette Sheeran, en est la vice-présidente.

Josette Sheeran

Source : wef.org

Il a le statut d’observateur auprès du Conseil économique et social des Nations unies et est placé sous la supervision du Gouvernement suisse. La plus haute instance du forum est le Conseil de fondation. Ce conseil est constitué de 22 membres, parmi lesquels figurent majoritairement des chefs d’entreprise mais aussi quelques personnalités politiques.

Financement

Les mille membres financent le WEF. Comment ? En versant une cotisation annuelle dont le montant, depuis 2005 est de 42 500 Francs suisses (CHF) soit environ 34 000 Euros, à laquelle s’ajoutent les droits de 18 000 CHF (environ 14 500 €). De leurs côtés, les entreprises (Industry Partners et Strategic Partners) versent respectivement 250 000 CHF (soit plus de 200 000 euros) et 500 000 CHF (soit plus de 400 000 euros).

Activités

Outre sa réunion annuelle à Davos où les discussions traitent de sujets aussi variés que les conflits internationaux, la pauvreté et les problèmes environnementaux) et des différentes solutions possibles.  , le WEF publie également de nombreux rapports économiques, ses membres sont par ailleurs impliqués dans différentes initiatives.

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Impact

Rappelons que le WEF ne défend aucun intérêt politique, partisan ou national et a pour mission « d’améliorer l’état du monde ».

Toutefois, les responsables politiques considèrent que le Forum est une rencontre neutre au cours de laquelle il leur sera peut-être possible d’aplanir leurs différends.

Ainsi, en 1988, la Grèce et la Turquie signent la « Déclaration de Davos », éloignant ainsi le spectre d’une guerre qui semblait imminente. En 1992, a lieu la rencontre historique entre le Président sud-africain Frederik de Klerk, Nelson Mandela et le chef zoulou Mangosuthu Buthelezi. En 1994, c’est au tour de Shimon Peres et de Yasser Arafat de conclurent un projet d’accord sur Gaza et Jéricho.

Les résultats du millésime de cette année sont très attendus, notamment le discours de Donald Trump quand on connaît le thème de cette année et dont, chacun sait, que le Président américain est un expert !

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BONUS

https://fr.weforum.org/

https://www.admin.ch/gov/fr/accueil/documentation/on-en-parle/wef.html

ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS, Tout ce qu'il faut savoir

Tout ce qu’il faut savoir – La communauté d’agglomération Lourdes-Tarbes-Pyrénées (3/3)

GrandeAgglo

Nous avons vu précédemment comment et pourquoi la « Grande Agglo » avait été créée, nous avons abordé de la manière la plus pédagogique et sans parti pris aucun le fonctionnement et les compétences de cette nouvelle agglomération.

Dans cette dernière partie, nous allons tenter de vous donner un éclairage sur l’aspect financier : le budget de la « Grande Agglo » et les impacts sur les communes qui en dépendent.

La Grande Agglo c’est aussi un budget, des ressources humaines et une fiscalité

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Un budget

Le Conseil communautaire de la Communauté d’agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées a voté le 21 décembre 2017 le budget pour l’année 2018.

Le budget total de fonctionnement s’élève à près de 99 055 113 € (budget principal et budgets annexes).

Le budget total d’investissement se chiffre à près de 16 537 544 € (budget principal et budgets annexes).

A titre de comparaison, pour la ville de Lourdes, le budget principal total est de 33 414 460 € répartit de la manière suivante :

  • Budget principal de fonctionnement s’élève à 27 096 070 € ;
  • Budget principal d’investissement s’élève à 6 318 390 €.

Pour informations, le budget de la Région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée est pour 2018 de 3,51 milliards d’euros (fonds européens compris). Il comprend 1,17 milliard d’investissements (soit une hausse de près de 5%). Le niveau d’investissement par habitant, d’un montant de 205 €, est le plus haut de toutes les régions françaises. En  quoi cela concerne-t-il une commune ? Un exemple de subvention de la Région dans la ville de Lourdes, comme elle l’a déjà fait pour plus de 130 hôtels, la région Occitanie a subventionné les travaux de l’Hôtel Agena Vieux Pont à hauteur de 97 000 € pour des travaux d’amélioration des performances énergétiques et faciliter l’accès des personnes handicapées (cf. Journal de la Région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée – Février/Mars 2018).

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Source : AggloTLP – juin 2017

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Des hommes

La « Grande Agglo » c’est aussi des agents, des femmes et des hommes pour une masse salariale totale de 16 608 398 € pour 2017. Ainsi, on dénombre 346 agents titulaires et 27 agents contractuels qui se répartissent de la manière suivante :

Agents titulaires, selon les filières :

  • technique : 127
  • administrative : 70
  • culturelle : 78
  • médico-sociale : 21
  • animation : 24
  • sportive : 26

Agents contractuels, selon les filières :

  • technique :  2
  • administrative : 6
  • culturelle :  17
  • animation :  2

fiscalité

Quels sont les impacts au niveau de la fiscalité ?

La fiscalité a-t-elle diminué pour les communes ?

La réponse est une réponse de normand : « ni oui ni non ». En effet, cela dépend de la situation antérieure à leur intégration dans la « Grande Agglo ».

Ainsi, pour les communes de l’ex CCPL, les conséquences sont bénéfiques en termes de fiscalité mais pas en termes de service rendu à la population puisqu’il a fallu récemment par exemple, créer un syndicat pour les écoles. Le SIMAJE : Syndicat Intercommunal Multi-Accueil Jeunesse et Ecoles du Pays de Lourdes. Il a été créé le 14 décembre 2017 car la CATLP a rendu aux Communes les compétences scolaires, périscolaires, extrascolaires et petite enfance et a voté un pacte fiscal et financier destiné à leur garantir les ressources nécessaires. La gouvernance de ce syndicat est collégiale, tous les élus devront s’impliquer dans les Commissions de travail et ils ne percevront pas d’indemnités (ni la Présidente ni les membres du Bureau). Pour information, le SIMAJE a à sa tête une présidente, entourée de 7 vice-présidents et de 8 membres du Bureau. Pour information, le budget de fonctionnement pour 2018 du SIMAJE est de 8 199 742 €, le budget d’investissement est quant à lui de 3 061 840 € avec une participation des communes à hautes de 7 168 257 €.

Pour d’autres communes, comme Orincles, la fiscalité a augmenté.

Le pacte fiscal et financier

On a vu que « La grande agglomération Tarbes Lourdes Pyrénées » avait vu le jour pour répondre aux exigences de la loi NOTRe. C’est exact mais ce n’est pas la seule raison.

En effet, elle a été également créée dans le but d’élargir l’assiette fiscale, afin d’une part de sauver certains EPCI dont l’ex CCPL et de permettre à d’autres de réaliser éventuellement les projets qu’ils ne pouvaient pas réaliser seuls.

C’est ainsi que le 29 juin 2018 a été voté un pacte fiscal et financier.

Mais de quoi s’agit-il exactement ?

Selon Gérard Trémège, président de la CATLP, « L’objet de ce pacte est de partager une vision commune et c’est de l’approbation par l’ensemble des parties qu’il tirera sa force et donnera une réalité à la solidarité au sein de notre agglomération ».

Ce pacte permettrait donc à certaines communes de ne pas augmenter leurs impôts locaux.

En théorie, il repose sur trois principes :

  • préserver les recettes de fonctionnement des communes qui, sinon, seraient pénalisées ;
  • solidariser les membres de l’agglomération ;
  • assurer les ressources de l’agglomération pour faire face aux investissements.

Il a également pour objectifs de :

  • permettre à la nouvelle communauté d’agglomération d’avoir les moyens de son ambition ;
  • de ne pas bouleverser les équilibres budgétaires des communes membres.

Les nouvelles ressources devant répondre à deux priorités :

  • être consacrées principalement aux priorités qui seront inscrites dans le projet de territoire ;
  • répondre aux besoins de solidarité entre les territoires.

Il est par ailleurs proposé, pour ne pas pénaliser les communes lors de l’évaluation des charges qui devra être faite lors des transferts de compétence, de prendre pour les dépenses de fonctionnement directes et indirectes la dernière année et non pas la moyenne des trois dernières années comme le prévoit le CGCT ( Code général des collectivités territoriales) en cas de désaccord sur le calcul du montant de l’attribution de compensation.

Enfin, une solidarité intercommunale est proposée, avec la création, entre autre, de :

  • d’un fonds d’aide d’un montant de 450 000 euros destiné aux petites communes de moins de 1500 habitants (soit 72 communes) afin de les soutenir dans leur politique d’investissement ;
  • fixer l’adhésion à l’ADAC 65 (Agence départementale d’accompagnement des collectivités des Hautes Pyrénées) à 15 000 euros afin que les communes puissent bénéficier d’une réduction de 0,30 euros par habitant sur leurs cotisations.

Après la théorie, la mise en pratique qui se révèle ne pas être aussi simple que cela.

En effet, il est important de ne pas bouleverser les finances des communes membres en leur garantissant a minima ce qu’elles avaient perçu les années antérieures pour équilibrer leur budget de fonctionnement.

Il faudra tenir compte également des effets de l’intégration fiscale progressive sur 12 ans, qui va permettre aux communes qui étaient dans des EPCI  (Etablissement public de coopération intercommunale) ayant une fiscalité supérieure à la moyenne, de bénéficier d’une baisse des taux intercommunaux alors que dans le même temps, ces taux augmenteront dans les communes qui étaient dans des EPCI qui avaient une fiscalité inférieure à la moyenne.

Pour information, le montant total de ces flux fiscaux entre communes s’élève à plus de 2,5 millions d’euros.

Une autre complexité, réside dans le fait qu’il faut prendre en considération les conséquences du FPIC (Fonds national de péréquation des ressources intercommunales) sur les finances communales.

Il faut également souligner que les situations étaient différentes sur les sept EPCI qui ont fusionné. En effet, certaines communes versaient une contribution, d’autres en étaient bénéficiaires et enfin certaines n’étaient pas impactées.

Enfin, il faudra prendre en considération le fait que certains EPCI avaient mis en place une dotation de solidarité communautaire.

Comme vous pouvez le constater la mise en place de cette nouvelle intercommunalité n’est pas aussi aisé que cela pourrait le laisser supposer, en théorie, tant les spécificités antérieures sont nombreuses.

Conclusion

Pour conclure, il est donc indéniable que l’intercommunalité répond à plusieurs objectifs. C’est un remède à l’émiettement communal et un instrument de l’organisation rationnelle des territoires.

En effet, la France compte plus de 36 700 communes, ce qui représente 40 % de l’ensemble des communes de l’Union européenne à 27.

Cette richesse démocratique, fruit de l’histoire, a été sauvegardée car les élus locaux et les citoyens sont très attachés à l’identité communale.

En l’absence de refonte de la carte territoriale, l’intercommunalité rassemble des moyens dispersés et structure des initiatives locales.

L’intercommunalité favorise aussi le développement économique local et la relance de la politique d’aménagement du territoire, des actions publiques tendant à un développement équilibré des régions et à une organisation de l’espace selon une conception directrice.

Au niveau national, il s’agit, avec le consentement des communes, de mettre en place un maillage du territoire qui permette de répondre aux défis qui se posent au pays en matière d’aménagement du territoire, qu’il s’agisse des problèmes liés au développement urbain ou à la dévitalisation des espaces ruraux.

Réponse pragmatique aux problèmes de gestion que rencontre l’ensemble des élus municipaux, outil de l’aménagement du territoire au plan national, la coopération intercommunale prépare la France à l’insertion européenne et à l’accélération des échanges économiques et humains.

Finalement, la « grande agglomération Tarbes Lourdes Pyrénées » est-elle une bonne chose pour les communes ? Simplifie-t-elle la tâche des maires ? N’est-ce pas une nouvelle couche ajoutée au mille-feuille territorial et administratif ?

Nous avons vu qu’au niveau de la fiscalité, les conséquences sont différentes suivant les communes, leur communauté de communes d’origine, etc…

Mais au niveau du fonctionnement et des coûts de fonctionnement qu’en est-il ?

Est-ce que cela ne créé pas, parfois, des situations ubuesques ?

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Pour en savoir plus :

https://www.ladepeche.fr/article/2017/01/11/2493788-15-vice-presidents-elus-et-quelques-passes-d-armes.html

https://www.ladepeche.fr/article/2017/06/29/2603530-agglomeration-tarbes-lourdes-pyrenees-le-pacte-fiscal-et-financier-vote.html

http://www.tarbes-infos.com/spip.php?article20153

http://www.adac65.fr/

www.aglo-tpl.fr

http://www.agglo-tlp.fr/Fichiers/pages/095525agglo_tlp_budget_2018.pdf

http://www.lourdes.fr/enfance-jeunesse/simaje/1713-presentation-simaje

https://remlourdes65.files.wordpress.com/2018/03/touleco-toulouse.pdf

 

 

ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS, Tout ce qu'il faut savoir

Tout ce qu’il faut savoir – La communauté d’agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées (2/3)

GrandeAgglo

 

Aujourd’hui, les candidats aux élections municipales préparent leur programme, certains ont d’ores et déjà fait des annonces. Mais quels sont vraiment les domaines de compétence de la ville de Lourdes ?

Au sein de l’équipe du cercle de réflexion REMLOURDES, il nous a semblé intéressant de rappeler le fonctionnement et les compétences de la « Grande Agglo ».

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Fonctionnement de la « Grande Agglo »

Le Président est entouré au Conseil de 15 vice-présidents, à savoir :

  • Patrick Vignes (Maire de Laloubère)
  • Josette Bourdeu (Maire de Lourdes)
  • Yannick Boubée (Maire d’Aureilhan)
  • Fabrice Sayous (Maire de Juillan)
  • Jean-Claude Beaucoueste (Maire de Saint-Pé-de-Bigorre)
  • Fabienne Layre Cassou (Adjointe au Maire de Bordères-sur-l’Échez)
  • André Barret (Maire de Bernac-Dessus)
  • Gérard Clavé (Maire de Bartrès)
  • Denis Fegné (Maire d’Ibos)
  • Marc Begorre (Maire de Lamarque-Pontacq)
  • Valérie Lanne (Maire d’Arrayou-Lahitte)
  • Jacques Lahoille (Adjoint au maire d’Oursbelille)
  • André Laborde (Maire d’Aspin-en-Lavedan)
  • Jean-Claude Piron (Adjoint au maire de Tarbes)
  • Jean-Christian Pedeboy (Maire de Barbazan-Debat)

Le Conseil communautaire est composé de 133 délégués.

La répartition des sièges des délégués est la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne. Jusqu’à 3500 habitants, il y a 1 représentant par commune. Ensuite c’est au prorata de la population. A noter que Tarbes compte le plus grand nombre de délégués.

Le Bureau communautaire qui est l’organe décisionnel, est composé de 56 membres parmi les 133 élus.

 

 

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Compétences de la « Grande Agglo »

La communauté d’agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées (CATLP) exerce depuis le 1er janvier 2017 les compétences obligatoires prévues par l’article L5216-5 du Code général des Collectivités Territoriales aux termes duquel :  « Lorsque l’exercice des compétences obligatoires du nouvel établissement public est subordonné à la reconnaissance de leur intérêt communautaire, cet intérêt est défini au plus tard 2 ans après l’entrée en vigueur de l’arrêté prononçant la fusion, soit au plus tard le 31 décembre 2018. A défaut, l’établissement public exerce l’intégralité de la compétence transférée ».

Ces compétences sont de trois ordres : obligatoires, optionnelles et facultatives.

obligatoire

Compétences obligatoires

Développement économique :

  • ​création, aménagement, entretien et gestion de zones d’activité industrielle, commerciale, tertiaire, artisanale, touristique ou aéroportuaire ;
  • politique locale de commerce et soutien aux activités commerciales d’intérêt communautaire ;
  • promotion du tourisme.

Aménagement de l’espace communautaire :

  • ​schéma de cohérence territoriale et schéma de secteur ;
  • plan local d’urbanisme ;
  • documents d’urbanisme ;
  • création et réalisation de zones d’aménagement concerté d’intérêt communautaire.

Equilibre social de l’habitat :

  • programme local de l’habitat ;
  • politique du logement d’intérêt communautaire ;
  • actions et aides financières en faveur du logement social d’intérêt communautaire ;
  • réserves foncières pour la mise en œuvre de la politique communautaire d’équilibre social de l’habitat ;
  • action, par des opérations d’intérêt communautaire, en faveur du logement des personnes défavorisées ;
  • amélioration du parc immobilier bâti d’intérêt communautaire.

Politique de la ville :

  • ​élaboration du diagnostic du territoire et définition des orientations du contrat de ville ;
  • animation et coordination des dispositifs contractuels de développement urbain, de développement local et d’insertion économique et sociale ainsi que des dispositifs locaux de prévention de la délinquance ;
  • programmes d’actions définis dans le contrat de ville.

Accueil des gens du voyage :

  • aménagement, entretien et gestion des aires d’accueil.

Collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés. Ce service est rendu via le Syndicat mixte de collecte des déchets (SYMAT).

option

Compétences optionnelles

Elle exerce également des compétences optionnelles. Toutefois, dans le cadre de la loi NOTRe, le Conseil doit redéfinir avant fin 2018 ces compétences d’intérêt communautaire.

Voirie d’intérêt communautaire :

  • création ou aménagement et entretien de la voirie d’intérêt communautaire ;
  • création ou aménagement et gestion de parcs de stationnement d’intérêt communautaire.

Protection et mise en valeur de l’environnement et du cadre de vie :

  • lutte contre la pollution de l’air ;
  • lutte contre les nuisances sonores ;
  • soutien aux actions de maîtrise de la demande d’énergie.

Equipements culturels et sportifs :

  • construction, aménagement, entretien et gestion d’équipements culturels et sportifs d’intérêt communautaire.

Compétences facultatives

Les compétences facultatives sont exercées par la Communauté d’agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées (CATLP) pendant une période maximale de 2 ans à compter du 1er janvier 2017, sur le seul périmètre des anciens EPCI qui les exerçaient auparavant. A l’issue de cette période, si la compétence facultative n’a pas été restituée en partie ou en totalité aux communes membres par délibération du conseil communautaire, la CATLP l’exercera sur l’ensemble de son périmètre.

Les compétences facultatives sont les suivantes :

Pôle universitaire tarbais :

  • participation financière et/ou maîtrise d’ouvrage pour la réalisation d’études, la construction et l’équipement de bâtiments universitaires ou de recherche.

Chemins de randonnée.

Financement de la Scène nationale du Parvis.

Règlement de publicité locale extérieure.

Projet culturel de territoire :

  • l’élaboration, l’animation et la mise en œuvre d’un projet culturel de territoire visant à développer la culture vivante, professionnaliser les acteurs et développer les partenariats entre les collectivités et les acteurs culturels du territoire.

Tourisme :

  • le soutien des projets touristiques structurants en milieu rural dont les aménagements touristiques et la réhabilitation des itinéraires de liaison touristiques entre villages, sur le territoire de Saint Pé de Bigorre et de l’ex CC de Batsurguère.

Assainissement collectif :

  • pour les ex CC Batsurguère, Montaigu et Pays de Lourdes. Ce service sera rendu via le Pôle d’équilibre territorial et rural du Pays de Lourdes et Vallée des Gaves PETR PLVG).

 

GA

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Bonus

https://www.ladepeche.fr/article/2017/01/11/2493788-15-vice-presidents-elus-et-quelques-passes-d-armeshtml

https://www.ladepeche.fr/article/2017/06/29/2603530-agglomeration-tarbes-lourdes-pyrenees-le-pacte-fiscal-et-financier-vote.html

http://www.tarbes-infos.com/spip.php?article20153

http://www.adac65.fr/www.aglo-tpl.fr

http://www.agglo-tlp.fr/Fichiers/pages/095525agglo_tlp_budget_2018.pdf

http://www.lourdes.fr/enfance-jeunesse/simaje/1713-presentation-simaje

https://remlourdes65.files.wordpress.com/2018/03/touleco-toulouse.pdf

ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS, Brève du jour

Brève du jour – Convention citoyenne pour le climat

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C’est aujourd’hui que le président de la République doit intervenir et échanger avec les  150 citoyens tirés au sort qui composent la Convention citoyenne pour le climat.

https://www.conventioncitoyennepourleclimat.fr/

Ces citoyens soumettront au Chef de l’Etat des propositions pour lutter contre le réchauffement climatique.

Il y a fort à parier, alors qu’au moment même en Australie – pays climato-sceptique par excellence – de violents incidents ravagent le pays et déciment des centaines d’espèces, ce rendez-vous sera scruté par les ONG.

Avant de connaître les résultats de ces échanges, nous nous proposons de revenir sur un constat accablant.

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ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS, Revue de presse

Revue de presse – Notre sélection

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France

  • Politique – Economie – Social

https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/01/07/retraites-edouard-philippe-n-est-ferme-sur-aucune-modalite-concernant-l-age-pivot_6025011_823448.html

https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/01/06/retraites-le-gouvernement-se-dit-ouvert-aux-propositions-de-la-cfdt_6024910_823448.html

https://www.capital.fr/votre-retraite/reforme-des-retraites-une-conference-de-financement-pour-quoi-faire-1359062#utm_source=Welcoming&utm_medium=cpc&utm_campaign=emailwelcoming

https://fr.euronews.com/2020/01/08/semaine-decisive-pour-la-reforme-des-retraites-ce-qui-bloque-encore?utm_source=newsletter&utm_medium=fr&utm_content=semaine-decisive-pour-la-reforme-des-retraites-ce-qui-bloque-encore&_ope=eyJndWlkIjoiYzE3YmZlZmE3NWM1YzJkMmJjZjFhNzkxMDlmZDhkNzkifQ%3D%3D

https://www.lopinion.fr/edition/economie/previsions-croissance-2020-revues-a-baisse-banque-mondiale-207995?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=matinale&actId=ebwp0YMB8s3YRjsOmRSMoKFWgZQt9biALyr5FYI13OqshdBxfxI2rCVPBAOC4Zi-&actCampaignType=MAIL&actSource=4116

https://www.huffingtonpost.fr/entry/deux-projets-de-loi-sur-les-retraites-devoiles-avec-lage-pivot_fr_5e17e388c5b6da971d136239??ncid=newsltfrhpmgnews

  • Inclusion – Santé – Ethique

https://www.institutmontaigne.org/blog/psychiatrie-et-sante-mentale-donner-la-parole-ceux-qui-sont-le-plus-concernes

https://www.institutmontaigne.org/publications/donnees-personnelles-comment-gagner-la-bataille

http://www.fondapol.org/etude/des-outils-de-modification-du-genome-au-service-de-la-sante-humaine-et-animale/

  • Environnement – Culture – Patrimoine

https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/biodiversite-espadon-chinois-premiere-espece-decennie-declaree-eteinte-79079/#xtor%3DRSS-8

https://lvsl.fr/paradoxe-australien-enfer-climatique-et-dirigeants-climatosceptiques/

https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-carre/l-edito-carre-08-janvier-2020

  • Education – Enseignement supérieur – Recherche

https://www.polytechnique.edu/fr/content/detection-de-rayons-gamma-de-tres-haute-energie-dans-nature

https://www.polytechnique.edu/fr/content/un-livre-devoile-des-tresors-de-lecole-polytechnique

http://www.fondapol.org/etude/des-plantes-biotech-au-service-de-la-sante-du-vegetal-et-de-lenvironnement/

http://www.fondapol.org/etude/laffaire-seralini-limpasse-dune-science-militante/

  • Divers

https://www.euractiv.fr/section/energie/news/eu-seals-deal-on-green-finance-in-breakthrough-for-climate-goals/

https://www.institutmontaigne.org/blog/top-10-des-articles-qui-vous-ont-marques-en-2019

International

  • Afrique

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/01/08/en-rdc-la-pire-epidemie-de-rougeole-au-monde-a-fait-plus-de-6-000-morts-en-un-an_6025192_3212.html

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/01/08/l-universite-de-kinshasa-fermee-apres-le-lynchage-d-un-policier-lors-de-manifestations_6025168_3212.html

  • Amérique Centrale – Amérique du Nord – Amérique du Sud

https://www.lopinion.fr/edition/international/iran-etats-unis-a-fin-mollahs-gagnent-207970?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=matinale&actId=ebwp0YMB8s3YRjsOmRSMoKFWgZQt9biALyr5FYI13OqshdBxfxI2rCVPBAOC4Zi-&actCampaignType=MAIL&actSource=4116

https://www.lopinion.fr/edition/international/entre-l-iran-etats-unis-nouveaux-parametres-dissuasion-207959?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=matinale&actId=ebwp0YMB8s3YRjsOmRSMoKFWgZQt9biALyr5FYI13OqshdBxfxI2rCVPBAOC4Zi-&actCampaignType=MAIL&actSource=4116

https://www.institutmontaigne.org/blog/competitivite-en-europe-et-aux-etats-unis-quand-les-tendances-sinversent

https://www.institutmontaigne.org/blog/technologies-de-linformation-la-decennie-dystopique

  • Asie

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/01/08/pekin-ne-tolere-aucune-critique-et-entend-le-rappeler-a-ses-amis-africains_6025225_3212.html

https://www.lopinion.fr/edition/economie/chine-va-ouvrir-l-exploration-petroliere-aux-firmes-etrangeres-207994?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=matinale&actId=ebwp0YMB8s3YRjsOmRSMoKFWgZQt9biALyr5FYI13OqshdBxfxI2rCVPBAOC4Zi-&actCampaignType=MAIL&actSource=4116

https://www.institutmontaigne.org/dossiers/china-trends-4-les-politiques-economiques-chinoises-lheure-des-choix

  • Brexit

https://regardseuropeen.org/2019/12/16/triomphe-pour-boris-johnson-vers-une-clarification-autour-du-brexit/

https://www.institutmontaigne.org/blog/elections-au-royaume-uni-let-it-be

https://www.lepoint.fr/tiny/1-2356452

https://www.lefigaro.fr/flash-actu/brexit-face-a-ursula-von-der-leyen-boris-johnson-veut-des-negociations-eclair-20200108

https://www.courrierinternational.com/article/menace-brexit-boris-johnson-se-dit-pret-partir-sans-accord-commercial

  • Europe

http://lesgracques.fr/le-secret-de-la-gauche-portugaise/

https://www.institutmontaigne.org/blog/le-drian-prague-un-discours-dans-le-vide

https://fr.euronews.com/2020/01/08/gazoduc-turkstream-quel-impact-pour-l-europe?utm_source=newsletter&utm_medium=fr&utm_content=gazoduc-turkstream-quel-impact-pour-l-europe&_ope=eyJndWlkIjoiYzE3YmZlZmE3NWM1YzJkMmJjZjFhNzkxMDlmZDhkNzkifQ%3D%3D

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/01/08/la-russie-et-la-turquie-s-opposent-en-libye-mais-se-retrouvent-autour-d-un-gazoduc_6025158_3212.html

https://www.ouest-france.fr/economie/erdogan-et-poutine-inaugurent-un-gazoduc-alimentant-la-turquie-et-l-europe-en-gaz-russe-6681144

https://www.capital.fr/entreprises-marches/alstom-remporte-un-mega-contrat-au-royaume-uni-1359140

  • Maghreb –Moyen Orient

https://www.lefigaro.fr/vox/monde/iran-les-americains-sont-hantes-par-l-attaque-de-leur-ambassade-en-iran-en-1979-20200106

https://www.lefigaro.fr/international/tensions-etats-unis-iran-chronologie-d-une-escalade-20200108

https://www.lemonde.fr/international/article/2020/01/08/crise-iranienne-les-europeens-denoncent-l-escalade-et-pronent-le-dialogue_6025164_3210.html

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/01/08/en-tunisie-la-reconciliation-nationale-en-attente-d-un-second-souffle_6025233_3212.html

https://www.lefigaro.fr/international/iran-ce-qu-il-faut-retenir-de-l-intervention-de-donald-trump-20200108

https://www.institutmontaigne.org/blog/lelimination-du-general-qassem-soleiman-un-acte-de-guerre-qui-change-lequation-strategique-au-proche

ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS, Tout ce qu'il faut savoir

Tout ce qu’il faut savoir – La communauté d’agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées (1/3)

GrandeAgglo

Genèse

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La Communauté d’agglomération Tarbes – Lourdes – Pyrénées (CATLP) encore appelée « La Grande Agglo » tient son origine de la Loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République) du 7 août 2015.

Cette loi confie de nouvelles compétences aux régions, réduit les compétences des départements et, dessine une nouvelle carte des intercommunalités qui, depuis le 1er janvier 2017, doivent rassembler au moins 15 000 habitants, contre 5 000 auparavant.

L’Assemblée des Communautés de France précise d’ailleurs que sur les 2 145 rassemblements de communautés existantes en France : 1 507 d’entre elles n’atteignent pas ce seuil de 15 000 habitants. Elles devraient donc en toute logique changer de périmètre. De nouveaux critères plus précis, comportant notamment des propositions de dérogations, ont été proposés lors de la première lecture de la loi du 10 mars 2015. L’application de ces critères réduit sensiblement le nombre d’EPCI (Etablissements publics de coopération intercommunale) concernés par un éventuel regroupement…

En outre, la loi NOTRe prescrit également, dans chaque département, l’élaboration d’un schéma renouvelé de coopération intercommunale à arrêter avant le 31 mars 2016 et à mettre en œuvre avant le 31 décembre 2016. Le but est que ces nouvelles communautés à fiscalité propre entrent en fonction au 1er janvier 2017, à l’instar de la Communauté d’Agglomération « Tarbes-Lourdes-Pyrénées ». Dans les Hautes Pyrénées, c’est le 21 mars 2016 qu’a été adopté le schéma départemental de coopération intercommunale, issu des délibérations de la Commission départementale (tenant compte des amendements votés par cette instance ainsi que de l’arrêté préfectoral du 3 août 2016).

Enfin, la loi NOTRe prévoit aussi la réduction du nombre de syndicats intercommunaux, parallèlement à l’extension progressive des transferts de compétences vers les communautés d’agglomération. Nous le comprenons donc, elle a eu une influence certaine dans l’élaboration de notre « Grande Agglo ».

Maintenant que les modalités législatives ont été précisées, il convient désormais de poursuivre notre analyse de la « Grande Agglo » afin d’en dessiner le portrait le plus complet.

En premier lieu, afin d’essayer de savoir si la création de la « Grande Agglo’ » a plutôt facilité ou compliqué la vie d’un élu, et dans quelle mesure celle-ci bouleverse le schéma traditionnel de conduite des politiques sur notre territoire, nous vous proposons de faire un petit rappel historique…

  • 21 décembre 1992 : Création de la Communauté de Communes de Batsurguère
  • 29 décembre 1994 : Création de la Communauté de Communes du canton d’Osssun
  • 28 décembre 1995 : Création de la Communauté de Communes de l’Agglomération Tarbaise
  • 28 décembre 1999 : La Communauté de Communes de l’Agglomération Tarbaise devient la Communauté d’Agglomération du Grand Tarbes
  • 23 décembre 2004 : Création de la Communauté de Communes de Gespe-Adour-Alaric
  • 16 décembre 2010 : La loi oblige toutes les communes à intégrer une intercommunalité
  • 1er janvier 2013 : Création de la Communauté de Communes de Bigorre-Adour-Echez
  • 1er janvier 2014 : Création de la Communauté de Communes du Montaigu et de la Communauté de Communes du Pays de Lourdes
  • Du 30 septembre 2015 au 30 novembre 2015, les communes se prononcent sur le projet de Schéma Départemental de Coopération Intercommunale (SDCI) présenté par la Préfète des Hautes-Pyrénées, Madame Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc.
  • 18 décembre 2015 : La Préfète présente le SCDI et les avis des collectivités à l’occasion de la Commission Départementale de Coopération Intercommunale (CDCI).
  • 3 août 2016 : Prise de l’arrêté préfectoral 65-2016.08.03.00 portant création de la nouvelle Communauté d’agglomération regroupant : les 7 EPCI, les Communautés de Communes (CC) de Batsurguère, du Grand Tarbes, du Pays de Lourdes, du Montaigu, de Gespe-Adour-Alaric, Bigorre-Adour-Echez et du Canton d’Ossun.
  • 1er janvier 2017 : Naissance de la Communauté d’agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées.
  • 9 janvier 2017 : Gérard Trémège est élu Président de la Communauté d’agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées (CARLP).

Plus précisément, quels sont les territoires qui composent la « Grande Agglo » ?

Cette nouvelle entité regroupe les ex-communautés de communes suivantes : 

  • Grand Tarbes
  • Canton d’Ossun
  • Pays de Lourdes
  • Bigorre Adour Echez
  • Gespe Adour Alaric
  • Batsurguère
  • et Montaigu

Au total, cela représente 127 086 habitants pour un territoire de 614,8 km2 sur lequel se répartissent 86 communes :

  • Grand Tarbes (15 communes) : Angos – Aureilhan – Barbazan-Debat – Bordères sur l’Echez – Bours – Chis – Ibos – Laloubère – Odos – Orleix – Salles-Adour – Sarrouilles – Séméac – Soues – Tarbes
  • Canton d’Ossun (17 communes) : Averan – Azereix – Barry – Bénac – Gardères – Hibarette – Juillan – Lamarque-Pontacq – Lanne – Layrisse – Loucrup – Louey – Luquet – Orincles – Ossun – Séron – Visker
  • Pays de Lourdes (18 communes) : Adé – Les Angles – Arcizac-ez-Angles – Artigues – Barlest – Bartrès – Bourreac – Escoubes-Pouts – Jarret – Julos – Lézignan – Loubajac – Lourdes – Paréac – Peyrousse – Poueyferré – Saint-Pé-de-Bigorre – Sére-Lanso
  • Bigorre Adour Echez (6 communes) : Bazet – Oursbelille – Aurensan – Lagarde – Gayan – Sarniguet
  • Gespe Adour Alaric (9 communes) : Allier – Arcizac-Adour – Bernac-Debat – Bernac-Dessus – Horgues – Momères – Montignac – Saint-Martin – Vielle-Adour
  • Batsurguere (5 communes) : Aspin-en-Lavedan – Omex – Ossen – Ségus – Viger
  • Montaigu (16 communes) : Arrayou-Lahitte – Arrodets-ez-Angles – Berberutz-Lias – Cheust – Gazost – Ger – Germs / L’oussouet – Geu – Gez-ez-Angles – Juncalas – Lugagnan – Ossun-ez-Angles – Ourdis-Cotdoussan – Ourdon – Ouste – Saint-Créac

Ainsi composée, la « Grande Agglo » est la cinquième plus grande agglomération de la région Occitanie et la première du département des Hautes-Pyrénées.

Le 9 janvier 2017, les 133 délégués issus des 86 communes de la nouvelle grande agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées, ont élu Gérard Trémège, maire de Tarbes (depuis mars 2001), à la tête de la grande agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées, en qualité de Président. Le choix d’une telle dénomination n’a rien d’anodin. Tarbes est en effet la ville qui se trouve au cœur du département des Hautes-Pyrénées, chef-lieu du département et 6ème aire urbaine de la région Occitanie, la ville prend la tête de la Communauté d’agglomération. Lourdes est quant à elle classée « Grand Site » de la région, haut lieu du pèlerinage catholique dans le monde et deuxième ville hôtelière de France, derrière Paris. Elle est donc des plus légitimes à voir son nom inscrit au côté de Tarbes. Enfin, il est également à noter l’aéroport qui unit nos deux villes : « L’aéroport Tarbes-Lourdes-Pyrénées », directement implanté sur notre territoire et qui est le 3ème aéroport de la région Occitanie avec une moyenne de 400 000 passagers par an, derrière les aéroports « Toulouse-Blagnac » et « Montpellier-Méditerranée ». Ce territoire au pied des domaines skiables est accessible par deux accès d’autoroute et au niveau économique, bénéficie de Label French Tech.

Cette nouvelle grande agglomération c’est aussi une image qu’elle veut donner et qui se traduit par un logo dont voici l’explication qui nous est donnée dans le journal d’informations de la communauté d’agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées de juin 2015, à savoir :

Le logo choisit se décrypte de la manière suivante :

  • Le symbole graphique : 3 cercles de couleurs différentes qui ne sont pas simplement juxtaposés mais au contraire, sont entrelacés et qui représentent 3 noms, 3 pôles et 3 ensembles.
  • Quant aux couleurs, le bleu entend représenter la sagesse, la loyauté, le calme, la sérénité, la fraîcheur, le rêve, c’est la couleur de l’eau. Le jaune : la puissance, la lumière, l’ouverture, le contact social, la vie et le mouvement. Cette couleur est censée rappeler le climat doux du territoire. Enfin le carmin : la passion, le courage, l’énergie, le triomphe. Associées, elles représentent les couleurs dites couleurs primaires.
  • Enfin, concernant la police et le graphisme, ils se veulent lisibles, stables, et modernes. On pourra également noter un lien vertical entre les mots (lettres b-d-p) qui a pour objectif de nous faire penser à différents concepts : l’unité de l’ensemble (cohésion), direction et stabilité et enfin le développement d’un axe stratégique fort.

Un logo, une image, un message d’un programme qui se veut ambitieux.

Mais pour atteindre tous ces objectifs, il y a un fonctionnement, des compétences que nous aborderons dans notre prochain article de notre série consacrée à la « Grande Agglo ».

 

GA

Les territoires de la nouvelle Communauté d’agglomération. Sources : www.tarbes.fr

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Bonus

https://www.ladepeche.fr/article/2017/01/11/2493788-15-vice-presidents-elus-et-quelques-passes-d-armes.html

https://www.ladepeche.fr/article/2017/06/29/2603530-agglomeration-tarbes-lourdes-pyrenees-le-pacte-fiscal-et-financier-vote.html

http://www.tarbes-infos.com/spip.php?article20153

http://www.adac65.fr/

www.aglo-tpl.fr

http://www.agglo-tlp.fr/Fichiers/pages/095525agglo_tlp_budget_2018.pdf

http://www.lourdes.fr/enfance-jeunesse/simaje/1713-presentation-simaje

https://remlourdes65.files.wordpress.com/2018/03/touleco-toulouse.pdf

 

 

ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS, Articles

Voeux 2020

 

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Au nom de toute l’équipe du cercle de réflexion REMLourdes ainsi qu’en mon nom personnel, je vous adresse à toutes et à tous mes meilleurs vœux pour la nouvelle année. Qu’elle vous apporte la santé, la joie et la prospérité que vous pouvez espérer.

Cette année, nous fêterons nos deux premières années d’existence. Deux années qui ont été très riches et ceci grâce à vous et à votre soutien fidèle.

MERCI !

Le bilan de ces premières années est très encourageant.

Nous avons en effet publié près de 300 articles portant sur les grands thèmes du débat public local, national et international sans oublier notre revue de presse hebdomadaire.

Nous avons ouvert le débat citoyen en lançant une enquête publique sur la redynamisation du centre-ville de Lourdes à laquelle ont participé près de 600 personnes.

Nous avons également organisé deux conférences-débats réunissant une centaine de participants et une réunion publique dans le cadre du Grand débat national dont la synthèse est venue enrichir les contributions nationales et les cahiers de doléances déposés en mairie.

2019 était aussi l’année des élections européennes, notre association a été invitée à prendre part à deux rencontres organisées par le Mouvement Européen à Pau et à Bordeaux. Nous avons ainsi pu échanger sur des problématiques qui nous sont chères avec des eurodéputés.

2020 s’annonce une année riche en évènements politiques et économiques qui viendront nourrir nos publications.

En France, avec bien sûr, au printemps, les élections municipales.

Nous serons très attentifs, comme nous l’avons été depuis le déclenchement du processus, à ce qui va se passer ou pas le 31 janvier du côté du Brexit. Puis nous tournerons notre regard sur l’Union européenne avec la prise de présidence par la Croatie, plus jeune des États membres, et sur les nombreuses élections présidentielles qui se tiendront dans le monde entier, notamment en Croatie, en Pologne, à Taïwan, en Grèce, etc… et enfin les très attendues élections aux Etats-Unis avec la réélection ou non de Donald Trump. Cet été, la mise en place de l’ECO nous permettra d’aborder la lente mutation économique et politique de « Françafrique ». Mais aussi, à l’automne, un référendum (le 3ème du nom) en Nouvelle-Calédonie sur l’indépendance, sans oublier la COP 26 à Glasgow dont on espère qu’elle sera plus consistante que la COP25 et bien sûr les Jeux Olympiques de Tokyo !

Voici, rapidement, les sujets auxquels nous serons particulièrement attachés. Il y aura bien d’autres projets qui viendront les compléter mais qui tous reposeront sur nos trois piliers fondamentaux : comprendre, anticiper, préparer ; et nos mots clefs : réagir, débattre, proposer, et partager en toute liberté.

En attendant, belle et bonne année à toutes et à tous !

Marie-Agnès Staricky, présidente du cercle de réflexion REMLourdes

ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS, Brève du jour

Brève du Jour – Vous voulez participer aux élections municipales en tant que candidat, chef de file ou colistier ? Première question : êtes-vous éligible ?

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Aujourd’hui, certains candidats à l’élection municipale n’hésitent pas à jouer les lobbyistes en adressant des courriers, en publiant sur les réseaux sociaux pour appeler les membres d’associations, d’intersyndicales, ou encore de certaines corporations professionnelles à s’inscrire sur les listes électorales de telle ou telle commune.

Mais quelles sont les conditions d’éligibilité ?

Les textes actuellement en vigueur sont ceux applicables en 2014, complétés par la circulaire de 2017 et l’article L 11 du Code électoral dans sa version du 1er janvier 2019 (cf. infra).

Dans un premier temps, nous vous proposons des extraits du mémento et dans un second temps une explication de texte.

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Ce que dit le mémento

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Quelles sont les conditions pour être éligible ?

Les candidats doivent remplir les conditions d’éligibilité fixées par les articles L. 45 et L. 228 à L. 235 et L. 428 en Nouvelle-Calédonie ou L. 437 en Polynésie française.

Les électeurs français et les ressortissants des États membres de l’Union européenne autres que la France sont éligibles au mandat de conseiller municipal dans les conditions ci-dessous.

Candidat français

Pour être éligible au mandat de conseiller municipal, il faut :

  • avoir 18 ans révolus, soit au plus tard le 14 mars 2020 à minuit (art. L. 228, premier alinéa) ;
  • justifier d’une attache avec la commune où le candidat se présente, c’est-à-dire :
  • soit avoir la qualité d’électeur de la commune où l’on se présente (c’est-à-dire être inscrit sur la liste électorale de cette commune) ;
  • soit être inscrit au rôle d’une des contributions directes de cette commune au 1er janvier 2020 ou justifier devoir y être inscrit à cette date (art. L. 228, deuxième alinéa).

La qualité d’électeur s’apprécie au regard de l’article L. 2 qui précise que sont électeurs les Françaises et Français, jouissant de leurs droits civils et politiques et n’étant dans aucun cas d’incapacité prévu par la loi.

Les députés et les sénateurs en cours de mandat sont éligibles dans toutes les communes du département où ils ont été élus, même s’ils ne remplissent pas les conditions ci-dessus (art. L. 229).

Candidat ressortissant d’un État membre de l’Union européenne autre que la France

Est en outre éligible au conseil municipal le ressortissant d’un État membre de l’Union européenne autre que la France qui :

  • a 18 ans révolus, soit au plus tard le 14 mars 2020 à minuit (art. L. 228, 1er alinéa) ;
  • justifie d’une attache avec la commune où il se présente :
  • soit en étant inscrit sur la liste électorale complémentaire à l’élection municipale de la commune ;
  • soit en remplissant les conditions légales pour être inscrit sur une liste électorale complémentaire à l’élection municipale (c’est-à-dire avoir 18 ans révolus et un domicile réel ou une résidence continue dans une commune française) et en étant inscrit au rôle d’une des contributions directes de la commune où il se présente au 1er janvier 2020 ou en justifiant devoir y être inscrit à cette date (art. LO 228-1).

Pour mémoire, les Etats membres de l’Union européenne autres que la France sont : Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie et Suède.

Conditions d’application

S’agissant de l’inscription sur la commune au rôle des contributions directes, seule l’inscription personnelle au rôle ou le droit personnel à y figurer est à considérer.

Il ne suffit pas de posséder des parts d’une société, d’être propriétaire ou gestionnaire d’une personne morale inscrite au rôle des contributions directes de la commune, ni de figurer à la matrice cadastrale ou d’être la personne payant l’impôt pour être éligible.

La contribution économique territoriale qui remplace la taxe professionnelle comporte deux parts, à savoir : la cotisation foncière des entreprises (CFE) et la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE). Seule la CFE, assise sur la valeur locative des biens soumis à la taxe foncière et versée par toutes les entreprises, donne lieu à inscription au rôle.

Pour tout renseignement complémentaire sur les contributions directes, les candidats sont invités à contacter la direction départementale des finances publiques dont ils relèvent.

A noter que la qualité de conjoint d’une personne inscrite au rôle d’une contribution directe ne permet d’être éligible au mandat de conseiller municipal qu’à la seule condition que le bien sur lequel se base la contribution soit en commun, que ce soit dans le cadre d’un bail ou d’une propriété, le candidat remplissant alors lui-même les conditions qui lui permettraient d’être inscrit au rôle (CE 13 décembre 1989, Élections municipales de La Londe-les-Maures).

Dans les communes dotées de sections électorales, l’éligibilité s’apprécie au niveau de la commune et non de la section. Il s’ensuit que tout candidat éligible dans la commune peut se présenter à l’élection municipale et être valablement élu, y compris dans une section dans laquelle il n’est pas électeur.

Le nombre de conseillers qui ne résident pas dans la commune au moment de l’élection (communément appelés « conseillers forains ») ne peut excéder le quart du nombre total de sièges dont le conseil est composé. Si ce chiffre est dépassé, la préférence est déterminée en tenant compte du nombre de suffrages obtenus et, à égalité de voix, par priorité d’âge (art. L. 228, 3ème et 5ème alinéas). En cas de sectionnement électoral, le nombre de non-résidents autorisés doit être apprécié par rapport à la population de la commune tout entière et à l’effectif total du conseil et non section par section.

Ces conditions d’éligibilité s’apprécient par rapport à la date du premier tour de scrutin. En conséquence, l’âge minimum doit avoir été atteint et les inéligibilités doivent avoir cessé au plus tard le samedi 14 mars 2020 à minuit.

Quelles sont les conditions particulières d’inéligibilité ?

A ces conditions, il faut ajouter les conditions d’inéligibilité qui sont de deux sortes : les conditions liées à la personne et les conditions liées à la fonction.

Inéligibilités tenant à la personne

Ne peuvent être élus :

  • les personnes privées du droit électoral, c’est-à-dire de leur droit de vote ou d’éligibilité (art. L. 6) par suite d’une décision judiciaire en application des lois qui autorisent cette privation (art. L. 230 et L. 233) ;
  • les majeurs placés sous tutelle ou sous curatelle (art. L. 230) ;
  • les personnes qui ne justifient pas avoir satisfait aux obligations imposées par le code du service national (art. L. 45) ;
  • les personnes déclarées inéligibles par une décision définitive du juge de l’élection pour non-respect de la législation sur les comptes de campagne et dont l’inéligibilité court encore (art. L. 234) ;
  • les conseillers municipaux ayant refusé de remplir une des fonctions qui leur sont dévolues par les lois sans excuse valable et déclarés démissionnaires par le tribunal administratif, dans l’année qui suit la notification de cette décision (art. L. 235) ;
  • pendant un an à compter de la décision constatant l’inéligibilité le maire d’une commune de plus de 30 000 habitants ou l’adjoint au maire d’une commune de plus de 100 000 habitants qui n’a pas déposé la déclaration de sa situation patrimoniale à laquelle il était tenu en application de la loi du 11 mars 1988 (art. L. 230) ;
  • les ressortissants des États membres de l’Union européenne autres que la France déchus du droit d’éligibilité dans leur État d’origine (art. LO 230-2).

Inéligibilités relatives aux fonctions exercées

Le Code électoral fixe la liste des personnes inéligibles au mandat de conseiller municipal, en raison de l’exercice de fonctions susceptibles d’influencer les électeurs.

Les inéligibilités ont été renforcées par la loi n° 2013-403 du 17 mai 2013 modifiant le 8° de l’article L. 231 du Code électoral.

Pendant la durée de ses fonctions, le Contrôleur général des lieux de privation de liberté ne peut être candidat à un mandat de conseiller municipal s’il n’exerçait pas le même mandat antérieurement à sa nomination (art. L. 230-1) ;

Pendant la durée de ses fonctions, le Défenseur des droits ne peut être candidat à un mandat de conseiller municipal (art. L.O. 230-3) ;

Ne peuvent être élus conseillers municipaux :

  • les préfets de région et les préfets dans le ressort où ils exercent ou ont exercé leurs fonctions depuis moins de trois ans ;
  • les sous-préfets ;
  • les secrétaires généraux de préfecture ;
  • les directeurs de cabinet de préfet ;
  • les sous-préfets chargés de mission auprès d’un préfet et les secrétaires généraux ou chargés de mission pour les affaires régionales ou pour les affaires de Corse dans le ressort où ils exercent ou ont exercé leurs fonctions depuis moins d’un an1 (art. L. 231).

Ne peuvent être élus conseillers municipaux dans les communes situées dans le ressort où ils exercent ou ont exercé leurs fonctions depuis moins de six mois (art. L. 231) :

  • Les magistrats des cours d’appel ;
  • Les membres des tribunaux administratifs mais aussi des chambres régionales des comptes ;
  • Les officiers des armées de terre, de mer et de l’air, dans les communes comprises dans le ressort de leur commandement territorial ;
  • Les magistrats des tribunaux de grande instance et d’instance ;
  • Les fonctionnaires des corps actifs de la police nationale ;
  • Les comptables des deniers communaux agissant en qualité de fonctionnaire et les entrepreneurs de services municipaux ;
  • Les directeurs et les chefs de bureau de préfecture et les secrétaires généraux de sous-préfecture ;
  • Les personnes exerçant au sein du conseil régional, du conseil départemental, de la collectivité territoriale de Corse, de Guyane ou de Martinique, d’un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre ou de leurs établissements publics, les fonctions de : directeur général des services, directeur général adjoint des services, directeur des services, directeur adjoint des services ou chef de service, ainsi que les fonctions de directeur de cabinet, directeur adjoint de cabinet ou chef de cabinet en ayant reçu délégation de signature du président, du président de l’assemblée ou de président du conseil exécutif ;
  • En tant que chargés d’une circonscription territoriale de voirie : les ingénieurs en chef, ingénieurs divisionnaires et ingénieurs des travaux publics de l’État, les chefs de section principaux et chefs de section des travaux publics de l’État.
  • Les agents salariés communaux ne peuvent être élus conseillers municipaux de la commune qui les emploie.

Les délais de trois ans, un an et six mois mentionnés ci-dessus ne sont pas applicables aux agents salariés communaux ainsi qu’aux personnes admises à faire valoir leurs droits à la retraite, pour lesquels l’inéligibilité doit avoir cessé au plus tard la veille du premier tour de scrutin.

Un agent salarié d’un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) n’est pas considéré comme un agent salarié des communes qui font partie de cette structure intercommunale. Un agent salarié d’un EPCI, qui n’exerce pas une des fonctions visées au 8° de l’article L. 231, est donc éligible au mandat de conseiller municipal de toutes les communes membres de l’EPCI.

Explications

Explication de texte

« (…) Sont éligibles au Conseil municipal tous les électeurs de la commune et les citoyens inscrits au rôle des contributions directes ou justifiant qu’ils devaient y être inscrits au 1er janvier de l’année de l’élection (…). »

Ainsi, le Code électoral pose deux cas de figure permettant d’être éligible au Conseil municipal :

  • soit être électeur de la commune ;
  • soit être inscrit au rôle des contributions directes ou justifiant devoir y être au 1er janvier de l’année de l’élection.

Eligibilité en qualité d’électeur de la commune

L’article L.11 du Code électoral (version applicable depuis le 1er janvier 2019) précise les règles pour être inscrit sur les listes électorales. Ainsi :

« I. Sont inscrits sur la liste électorale de la commune, sur leur demande 

1° Tous les électeurs qui ont leur domicile réel dans la commune ou y habitent depuis six mois au moins et leurs enfants de moins de 26 ans ;

2° Ceux qui figurent pour la deuxième fois sans interruption, l’année de la demande d’inscription, au rôle d’une des contributions directes communales et, s’ils ne résident pas dans la commune, ont déclaré vouloir y exercer leurs droits électoraux. Tout électeur ou toute électrice peut être inscrit sur la même liste que son conjoint au titre de la présente disposition ;

2° bis Ceux qui, sans figurer au rôle d’une des contributions directes communales, ont, pour la deuxième fois sans interruption l’année de la demande d’inscription, la qualité de gérant ou d’associé majoritaire ou unique d’une société figurant au rôle, dans des conditions déterminées par décret en Conseil d’Etat ;

3° Ceux qui sont assujettis à une résidence obligatoire dans la commune en qualité de fonctionnaires.

Sous réserve qu’elles répondent aux autres conditions exigées par la loi, sont inscrites d’office sur la liste électorale de la commune de leur domicile réel, en vue de participer à un scrutin :

1° Sans préjudice du 3° de l’article L. 30, les personnes qui ont atteint l’âge prévu par la loi pour être électeur à la date de ce scrutin ou, lorsque le mode de scrutin permet un second tour, à la date à laquelle ce second tour a vocation à être organisé ;

2° Sans préjudice du 4° du même article L. 30, les personnes qui viennent d’acquérir la nationalité française.

Ainsi, peuvent être inscrits sur les listes électorales, et sont donc éligibles :

  1. Ceux qui ont leur domicile réel dans la commune.

A ce sujet, il est important de rappeler la définition du domicile réel en comparaison avec la notion factuelle de résidence dans une réponse du Ministère de l’intérieur publiée dans le JO Sénat du 23/01/2014 – page 229 :

« En application de l’article L. 11 du code électoral, il convient pour être inscrit sur la liste électorale d’une commune de justifier d’une attache suffisante avec celle-ci. Celle-ci peut résulter soit d’un domicile ou d’une résidence depuis six mois dans la commune, soit de la qualité de contribuable communal depuis au moins cinq ans. Si dans la plupart des cas domicile et résidence se confondent, il n’en est pas toujours ainsi. Le domicile est entendu par la jurisprudence comme le domicile réel, c’est-à-dire le lieu du principal établissement au sens de l’article 102 du Code civil (Cass. 2ème civile, 26 avril 1990). La notion de domicile est indépendante de la notion d’habitation. L’inscription au titre du domicile n’est à cet égard soumise à aucune condition de durée. Contrairement à la notion de domicile qui est le lieu où l’on se situe en droit, la notion de résidence correspond à une situation de fait. Elle résulte du fait d’habiter, au moment de la demande, de manière effective et continue dans la commune. À cet égard, l’occupation d’une résidence secondaire n’est pas considérée comme une résidence réelle et continue dès lors qu’elle n’est dédiée qu’aux temps de loisirs, tels notamment que les fins de semaine ou les vacances ».

On peut ajouter qu’il est de jurisprudence constante qu’il n’appartient pas au juge de l’élection, en l’absence de manœuvre de nature à fausser les résultats du scrutin, d’apprécier si un électeur inscrit sur les listes électorales remplit effectivement la condition de domicile exigée par l’article L. 11 du Code électoral (CE, 11 mai 2015, n°385615).

Par ailleurs, il faut préciser qu’il existe un recours spécifique devant le Tribunal d’Instance ouvert à tout électeur de la commune dans le délai de sept jours suivants la publication de la liste électorale pour contester l’inscription faite à tort d’un électeur sur les listes (art. 20 du Code électoral).

     2. Ceux qui habitent dans la commune depuis six mois au moins.

Ici, il s’agit d’une appréciation factuelle de l’habitation de manière, actuelle, effective et continue sur le territoire de la commune, comme rappelé par le Ministre de l’intérieur :

« (…) Si l’attache communale prévue à l’article L. 11 du code électoral peut être établie au titre de la qualité de contribuable (article L. 11, I, 2°), le critère le plus usuel pour pouvoir s’inscrire sur une liste électorale est celui du rattachement du domicile prévu au 1° de l’article L. 11, I :

« Sont inscrits sur la liste électorale […] tous les électeurs qui ont leur domicile réel dans la commune ou y habitent depuis six mois au moins ».

Ainsi, un propriétaire occupant, au même titre qu’un locataire, peut prouver la réalité de son domicile ou d’une résidence continue de plus de six mois dans la commune par la production de différents justificatifs, à savoir :

  • une facture de moins de trois mois établie à son nom par un ou plusieurs organismes de distribution d’eau, de gaz, d’électricité ou de téléphone fixe ;
  • une attestation d’assurance habitation sous réserve que l’adresse indiquée soit située dans la commune ;
  • un bulletin de salaire, ou un titre de pension de moins de trois mois adressé au domicile.

     3. Les enfants de moins de 26 ans de ceux qui habitent dans la commune depuis six mois au moins.

    4. Ceux qui figurent pour la deuxième fois sans interruption (au lieu de 5 fois auparavant), l’année de la demande d’inscription, au rôle d’une des contributions directes communales. Dans ce cas de figure et s’ils ne résident pas dans la commune, ils doivent avoir déclaré vouloir y exercer leurs droits électoraux et un conjoint peut être inscrit sur la même liste électorale.

Il s’agit d’une inscription au rôle des taxes foncières, de la taxe d’habitation et de la taxe foncière des entreprises :

« Le nouvel article L. 11, I, 2° du Code électoral dispose que « sont inscrits sur la liste électorale de la commune, sur leur demande : (…) 2° Ceux qui figurent pour la deuxième fois sans interruption, l’année de la demande d’inscription, au rôle d’une des contributions directes communales et, s’ils ne résident pas dans la commune, ont déclaré vouloir y exercer leurs droits électoraux ». Les contributions auxquelles il est fait référence sont la taxe d’habitation, les taxes foncières (sur les propriétés bâties et non bâties) et la cotisation foncière des entreprises (CFE). »

Il est important de noter que, par principe, les garages qui ne sont pas situés à proximité immédiate d’un local à usage d’habitation ne sont pas des dépendances d’une habitation et ne sont pas soumis à la taxe d’habitation : ils ne permettent ainsi pas de justifier d’une inscription au rôle des contributions directes communales.

     5. Ceux qui ne figurent pas au rôle d’une des contributions directes communales mais qui ont, pour la deuxième fois sans interruption l’année de la demande d’inscription, la qualité de gérant ou d’associé majoritaire ou unique d’une société figurant au rôle (SCI notamment) ;

Ainsi, peuvent être électeurs également de la commune, et inscrits à ce titre sur les listes électorales, les gérants ou associés majoritaires de SCI.

Sont d’office sur les listes électorales de la commune où ils ont leur domicile réel et ceux qui acquièrent la majorité à la date de ce scrutin (ou s’il y a un second tour, à la date de ce second tour) et ceux qui acquièrent la nationalité française.

Eligibilité du fait de l’inscription au rôle des contributions directes

S’agissant d’une éligibilité du fait de l’inscription au rôle des contributions directes ou de la justification du fait que l’intéressé devrait y être au 1er janvier de l’année de l’élection, il s’agit des mêmes conditions que celles applicables pour être inscrits sur les listes électorales mais sans la même condition de délai de deux années : dans ce cas de figure, le candidat est éligible sans pour autant être électeur de la commune.

De prime abord, ces règles peuvent paraître simples. Et pourtant, à chaque scrutin, de nombreux contrôles ou enquêtes sont initiés le plus souvent d’ailleurs à la demande d’opposants.

Ainsi, ceux qui n’hésitent pas à jouer avec la réalité, notamment de leur résidence, en oubliant que les contrats d’eaux et d’électricité sont des minimums utiles ou en faisant croire qu’ils habiteraient dans ce qui n’est en réalité qu’un garage inhabitable pourraient le regretter.

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Contrôle et sanctions

L’article L88 du Code électoral prévoit un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende :

« Ceux qui, à l’aide de déclarations frauduleuses ou de faux certificats, se seront fait inscrire ou auront tenté de se faire inscrire indûment sur une liste électorale, ceux qui, à l’aide des mêmes moyens, auront fait inscrire ou rayer, tenté de faire inscrire ou rayer indûment un citoyen, et les complices de ces délits, seront passibles d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 15.000 euros. »

Il est à noter que le respect de ces règles d’éligibilité est apprécié à la date du premier tour du scrutin et ne l’est plus pendant toute la durée du mandat.

Ainsi, un conseiller municipal qui déménage en cours de mandat ou qui est radié des listes électorales de la commune parce qu’il s’est inscrit sur la liste électorale d’une autre commune peut rester membre du conseil municipal et continuer à exercer ses fonctions jusqu’à la fin de son mandat. Il en va de même pour un adjoint au Maire.

Ainsi, si un élu perd en cours de mandat les qualités qui lui avaient permis d’être élu au conseil municipal, à savoir qu’il n’habite plus la commune ou n’est plus inscrit au rôle des contributions communales, il peut néanmoins continuer à siéger au Conseil Municipal jusqu’à la fin du mandat.

Si vous voulez vous impliquer dans la prochaine campagne pour les élections municipales, nous espérons que cette « Brève du jour » consacrée à l’éligibilité vous aura été utile. Nous rappelons que ce texte vient compléter notre récente chronique sur les élections municipales que vous pouvez d’ailleurs retrouver sur notre site à la rubrique « Tout ce qu’il faut savoir ».

ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS, Brève du jour

Brève du jour – Retraites : quid du système universel par points

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 Sujet sensible s’il en est, le système de retraites est l’affaire de chacun d’entre nous.

Alors que perdurent les mouvements sociaux, le Premier ministre a présenté aux Français le nouveau système universel des retraites. Cette grande réforme avait déjà été annoncée par Emmanuel Macron dans son programme, elle a pour but d’unifier les différents régimes de retraites pour « créer un système universel dans lequel un euro cotisé donne les mêmes droits (…) pour une retraite plus simple, plus juste, pour tous ».

Nous vous proposons dans cette « Brève du jour » de nous attarder sur le système universel par points.  Nous vous proposons également si vous le souhaitez de consulter le dossier de presse contenant l’intégralité de la présentation du Premier ministre

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Diagnostic – ce qui existe aujourd’hui

Fin 2016 en France, nous comptions 16,1 millions de retraités (dont 1,1 million résident à l’étranger) avec 676 000 nouveaux pensionnés. Soit un électeur sur trois !

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La plupart des régimes de base fonctionnent aujourd’hui par « annuités », c’est-à-dire sur la base de « trimestres validés ». Ce fonctionnement ne permet pas de prendre en compte les nouvelles formes de précarité. Il présente ainsi plusieurs inconvénients pour une partie de nos concitoyens.

En effet, le système par annuités pénalise :

  • Ceux qui travaillent sur de courtes durées ou en situation précaire. Pour valider un trimestre, il faut avoir travaillé l’équivalent de 150 heures au SMIC ; en-deçà, il n’y a pas d’ouverture de droits. Les personnes effectuant de petites quotités de travail sont pénalisées puisqu’elles paient des cotisations qui ne seront pas prise en compte dans leur retraite ;
  • Les carrières dites « heurtées ». Les trous de carrière se traduisent par des trimestres manquants, qui baissent le niveau de la pension et obligent les personnes à travailler jusqu’à l’âge d’annulation de la décote (67 ans) pour ne pas subir de malus.

Ainsi, comme nous l’avons vu au printemps 2018, dans notre chronique consacrée aux systèmes des retraites et au statut du cheminot, chacun des 42 régimes, qu’il fonctionne par annuités ou en points, a des règles de calcul de la pension qui lui sont propres.

C’est pourquoi, dans les faits, à cotisations identiques, les droits à la retraite ne sont pas les mêmes.

In fine, chaque Français étant en moyenne affilié à 3 régimes différents ce qui rend le système illisible, complexe, et crée de la défiance.

En particulier, la prise en compte d’une partie de la carrière et la règle de valorisation des droits selon l’inflation conduisent à traiter de façon différente les parcours professionnels : les carrières ascendantes, pour lesquelles les meilleures rémunérations sont touchées avant la retraite, sont avantagées par rapport aux autres. Sans les dispositifs de solidarité que connaît notre système, les inégalités de pension seraient plus fortes que les inégalités de salaire constatées pendant la carrière.

Toutefois, il faut rappeler qu’environ la moitié des régimes fonctionnent d’ores et déjà en points aujourd’hui. C’est notamment le cas du régime complémentaire des salariés, l’AGIRC-ARRCO. Ainsi, plus de 80 % des Français sont affiliés à au moins un régime en points.

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Le nouveau système et ses enjeux

L’enjeu du système universel est de proposer un système plus simple et plus lisible, où 1 euro cotisé vaudra la même chose pour tous, et protégeant mieux les Français en situation précaire.

Le système universel fonctionnera donc en points :

  • La valeur du point sera la même pour tous ;
  • Chaque heure cotisée permettra d’acquérir des points, qui augmenteront la pension (ce sera un mode de calcul plus avantageux pour les personnes qui connaissent des carrières plus difficiles avec des périodes de travail courtes ou hachées) ;
  • Chaque Français aura un compte retraite, qui lui permettra de savoir à tout moment où il en est de sa retraite future dans le système universel. Le système sera donc plus transparent et plus lisible et donnera à chacun la possibilité de faire ses choix.

Quelles sont les mesures ?

Le système universel de retraite comprendra un seul étage (sans distinction d’un régime de base et d’un régime complémentaire), obligatoire, par répartition et en points. Il assurera une couverture jusqu’à 3 plafonds de la Sécurité sociale (soit environ 10 000 euros bruts par mois).

Avec ses cotisations, le travailleur achètera des points, qui auront un prix d’achat, qui augmentera comme le salaire moyen.

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Pour calculer la retraite, les points acquis tout au long de la carrière seront convertis en euros, sur la base d’une valeur de service, qui augmentera chaque année comme le salaire moyen. La loi mettra en place une règle d’or, précisant que la valeur du point ne pourra pas baisser.

La revalorisation des points selon les salaires moyens sera plus favorable qu’aujourd’hui (actuellement, la revalorisation s’effectue sur les prix) et permettra à tous de bénéficier des progrès collectifs : même si, une année donnée, les revenus individuels stagnent voire baissent, les droits acquis, eux, continueront à progresser comme le revenu moyen de l’ensemble des actifs.

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La valeur du point sera fixée par les partenaires sociaux, dans le cadre de la Gouvernance du système universel. En l’état des hypothèses actuelles, le rapport dit « rapport Delevoye » indiquait que le rendement du point pourrait être égal à 5,5 % pour un assuré partant à taux plein. Ce sera à la gouvernance de le confirmer, au vu des hypothèses économiques et démographiques.

Tout au long de la retraite, les pensions resteront revalorisées selon les prix, afin de garantir le pouvoir d’achat des retraités.

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