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Tout ce qu’il faut savoir – La Communauté d’agglomération « Tarbes-Lourdes-Pyrénées »

 

GrandeAgglo

La Communauté d’agglomération « Tarbes-Lourdes-Pyrénées » Qu’en est-il exactement ?

A l’heure où les déclarations de candidature pour les élections municipales se succèdent à Lourdes, et dès la premières prises de parole publique d’aucuns n’hésitent pas à affirmer : « je ne siègerai pas à la Grande Agglo », d’aucuns au contraire : « je siègerai personnellement à la Grande Agglo », il nous a semblé intéressant de publier à nouveau un chronique consacrée à la Communauté d’agglomération « Tarbes-Lourdes-Pyrénées ».

La Communauté d’agglomération « Tarbes-Lourdes-Pyrénées », encore appelée « La Grande Agglo » est la nouvelle formule qui remplace désormais les anciennes Communautés d’agglomération locales, telles que : la Communauté de Communes du Pays de Lourdes, du Grand Tarbes, du canton d’Ossun, de Bigorre-Adour-Echez, du Montaigu, de Batsurguère et de Gespe Adour Alaric. Elle rassemble aujourd’hui 86 communes des Hautes-Pyrénées, ce qui en fait la plus grande Communauté d’agglomération du département.

Mise en place au 1er janvier 2017, cette nouvelle Communauté d’agglomération sise à Juillan (65235), suscite de nombreux débats et interrogations. En effet, elle modifie grandement le schéma traditionnel de mise en œuvre de politiques communes, sur notre territoire. A priori, cette nouvelle structure est censée offrir une plus grande synergie entre les différentes communes ainsi que des moyens (notamment financiers) accrus. Pour autant, de nombreuses voix s’élèvent contre un projet jugé « démesuré », « trop coûteux », voire « inadapté aux enjeux du territoire ». Chacun interprète, notamment les chiffres des études d’impact commandées, à sa manière et se déclare favorable ou contre le projet, en fonction des oppositions politiques. Celles-ci sont bien sûr très marquées et ne prennent pas toujours en compte le fond des dossiers…

Les conclusions de l’étude de Chalenges Publics commandée par la ville de Lourdes notent à ce titre quelques avantages pour un tel projet : une mutualisation des recettes et des investissements ou encore une optimisation de la dotation d’intercommunalité. Mais aussi, plusieurs inconvénients dont un de taille : l’augmentation du taux de contribution financière des entreprises de 32,66 % pour l’ex CCPL à des prévisions de 33,44 % pour la « Grande Agglo ». On reproche également un manque d’équilibre et d’équité de la part de la Communauté d’agglomération, au sein de laquelle une ville en particulier semble l’emporter nettement sur les autres…

Par ailleurs, se pose aussi la question des compétences de la nouvelle Communauté d’agglomération. En effet, il a fallu redéfinir ce qui était intégralement du ressort des communes, de ce qui relève désormais de la nouvelle « Grande Agglo ». En outre, un évènement a marqué les débats préliminaires à la constitution de la Communauté d’Agglomération. En effet, fin juin 2016, un Conseil Communautaire de l’ex « Grand Tarbes », a fait des remous avec notamment une interrogation sur le fait d’intégrer ou pas « l’économie sociale et solidaire » dans le champ des compétences de la nouvelle grande agglomération. Finalement, avec 21 voix, dont 19 tarbaises, contre, cette nouvelle compétence n’a pas été adoptée. « Dommage pour l’économie sociale et solidaire » nous dit un article de presse relayant cet évènement. Même son de cloche à Lourdes puisque se pose la question d’un éventuel transfert de la compétence « tourisme » de la ville vers la grande agglomération. Cette idée suscite une grande méfiance. Et en effet, nous sommes en droit de nous questionner sur les arbitrages réalisés en matière de compétences au sein de cette nouvelle structure. D’autant que des situations ubuesques peuvent également en découler. La récente panne du chauffage des Halles est d’ailleurs directement liée à ce conflit de compétences avec la nouvelle « Grande Agglo », mais nous aurons le temps de revenir sur ce point ultérieurement. 

Finalement, force est de constater que la nouvelle Communauté d’agglomération « Tarbes-Lourdes-Pyrénées » suscite des avis partagés.

Peut-être est-ce, en partie, dû à un manque de compréhension de tout le fonctionnement de cette nouvelle structure qui, pourtant, est vouée à prendre une position de premier rang dans la mise en œuvre des politiques sur notre territoire. La participation de la Communauté d’agglomération à la gestion du Centre nautique lourdais en est d’ailleurs la preuve.  

C’est ainsi que le Cercle de réflexion « REMLOURDES » est heureux de vous proposer une analyse du fonctionnement pratique de la nouvelle Communauté d’agglomération « Tarbes-Lourdes-Pyrénées ». Le but est de livrer à tout un chacun les clefs pour comprendre la nouvelle conjoncture que cette structure impulse sur notre territoire à la veille des élections municipales.

Cette chronique est composée de trois volets qui seront publiés les 7, 14 et 21 janvier 2020.

Réagissez, débattez, partagez !

 L’équipe du Cercle de Réflexion « REMLOURDES ».

 

 

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