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Lettre ouverte : Préparons ensemble « l’après Covid »

Le plan national de déconfinement vient tout juste d’être annoncé par le Premier ministre et les axes autour desquels il s’articulera ont été précisés.  Toutefois, on le sait, l’Etat ne pourra pas tout faire et les solutions ne seront pas uniquement financières (Europe, Etat, Régions, Départements, Communes).

Aussi est-il indispensable que les collectivités locales soient au cœur de la relance économique de leurs territoires, territoires dont ils connaissent les spécificités, les atouts comme les points faibles. Pour cela, il faudra être très ingénieux et faire les vrais bons choix.

A crise inédite, propositions inédites.

Ainsi, à ces acteurs en première ligne, il serait judicieux d’associer pour préparer la construction de cet « après », d’autres acteurs, ces « forces visibles ou invisibles » que sont les chambres consulaires, les corps intermédiaires, les relais sanitaires, les associations, les socio-professionnels, les cercles de réflexion et surtout les citoyens.

Réflexion, concertation, pédagogie, adaptabilité seront indispensables pour mener à bien cette difficile mise en place de « l’après Covid » et ce dès maintenant, en cette phase d’allégement progressif du confinement. La réflexion et les actions devront se faire de manière transversale et non verticale. La réussite pérenne de cette reconstruction ne pourra exister qu’à ces conditions.

En outre, cette crise sera l’occasion de voir comment agiront les gouvernants territoriaux avec une autre contrainte liée à un agenda électoral serré (Elections municipale et sénatoriale) dont on ne sait aujourd’hui s’il sera maintenu.

Proposition de co-construction

Cette proposition repose sur la question suivante : pourquoi ne pas mettre en place un Grand débat départemental et territorial pour proposer aux citoyens d’apporter leurs contributions, leurs réflexions pour construire ensemble « l’après Covid » sur la base de thématiques telles que : l’environnement, le tourisme, la santé, l’éducation, l’industrie, l’agriculture et l’élevage, les nouvelles formes d’organisation du travail, la culture, etc…

Cette proposition est aisée à mettre en place. Ainsi, avec quelques-uns en 2018, nous avons lancé une enquête publique à Lourdes sur le thème de la redynamisation du centre à laquelle, pour mémoire, ont participé plus de 700 personnes dont les contributions étaient intéressantes. Les supports pourraient donc être de même nature : réseaux sociaux, presse, consultations, propositions, témoignages en ligne auxquels pourraient venir s’ajouter des débats via des outils de visio-réunions. Le temps de confinement ayant aiguisé l’esprit contributif et favorisé l’acquisition d’une agilité numérique nouvelle.

Ces contributions citoyennes pourraient venir enrichir les travaux des binômes maires-préfet et des partenaires issus d’autres organes de gouvernance territoriale.

« L’après Covid » doit se construire ensemble avec tous les acteurs d’un territoire. Qui, si ce n’est les habitants, connaît le mieux son cadre de vie ?

Marie-Agnès Staricky, Présidente de l’association « Rebâtir Ensemble Le Meilleur » – Lourdes le 2 mai 2020

Copie à : Madame la Présidente de la région Occitanie, Monsieur le Préfet, Monsieur le Président du Conseil départemental, Mesdames et Messieurs les Parlementaires, Mesdames et Messieurs les Présidents des Communautés de communes, Mesdames et Messieurs les Maires des Hautes-Pyrénées.

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Le Petit Journal – Cov’aid 65 ou l’intelligence collective au service des soignants

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Article de Jean-Philippe Argacha publié le 26/04/2020

https://www.lepetitjournal.net/65-hautes-pyrenees/2020/04/26/marie-agnes-staricky-lintelligence-collective-au-service-des-soignants/

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Lourdes – Marie-Agnès Staricky : l’intelligence collective au service des soignants

Tout a commencé par un échange spontané entre deux collègues : Sylvie Phlippoteau (Directrice déléguée du Centre Hospitalier de Lourdes) et Thierry Lavit (soignant) au sujet de la pénurie de surblouses jetables. Ensuite, l’idée a été validée par Christophe Bouriat (Directeur général des groupes hospitaliers des Hautes-Pyrénées) et tout est allé très vite. Une semaine plus tard, plus de 2 000 surblouses étaient réalisées. Cov’aid65 c’est cela mais bien plus encore.

Cov’aid65 – la solidarité « work in progress ».

Aux premiers pas a fait place une organisation bien huilée. Les points « collecte » réalisent désormais des kits prêts à l’emploi, les couturières (près de 200) rivalisent de créativité et de rapidité.

Cov’aid65 – un modèle de solidarité et d’inclusion

La solidarité c’est jouer collectif, agir la main dans la main. C’est être les uns avec les autres, les uns pour les autres. C’est aussi l’addition de tous les possibles où les barrières sociales, physiques, générationnelles, culturelles, cultuelles et politiques n’existent plus.

Cov’aid65 – l’intelligence collective au service des soignants

Des maires des quatre coins du département organisent des tournées de collecte, mettent à disposition des locaux, etc. Un architecte a délaissé ses plans pour réaliser des patrons, des ambulanciers convoient fournitures et surblouses, un étudiant coupe des draps, les plus jeunes apportent également leur contribution, une vieille dame désolée de ne plus pouvoir coudre offre des chocolats pour les équipes. On assiste à une véritable mutualisation des moyens et des services.

Tout le monde met la main à la pâte. Mais comme dans toutes recettes réussies, il y a le petit truc, l’ingrédient secret : la sincérité de l’engagement individuel arrosé de bonne humeur.

La preuve que d’un mal peut naître un bien : un formidable modèle de solidarité départementale.

JPA

 

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Les municipales, des élections infectées par le Covid-19 Un calendrier bouleversé, des fondamentaux ébranlés et des institutions impactées.

Les municipales, des élections infectées par le Covid-19

Un calendrier bouleversé, des fondamentaux ébranlés

 et des institutions impactées.

 

Une semaine après un premier tour controversé, la Commission mixte paritaire a établi un nouveau calendrier électoral envisageant un second tour fin juin.

Peu après, la porte-parole du Gouvernement annonçait en filigrane, que si, pour des raisons sanitaires, la date du 21 juin ne pouvait être retenue, alors le Parlement redéfinirait un calendrier électoral pour les villes en suspens pour refaire les premier et second tours. Par contre, rien ne changerait pour les villes (près de 30 000) dont les maires ont été élus au premier tour.

De son côté, le Conseil d’État avait déjà relevé que « si la crise persiste » au point de « contraindre à prolonger les mesures d’urgence sanitaire » et de « rendre impossible l’organisation du deuxième tour avant l’été », alors « il appartiendra aux pouvoirs publics de reprendre l’ensemble des opérations électorales dans les communes où les conseils municipaux sont incomplets ».

Aujourd’hui, le dé-confinement et non la fin du confinement est prévu pour le 11 mai. Certaines activités ne devraient pas reprendre avant mi-juillet. Il semble que l’on s’oriente vers un report du scrutin à l’automne (fin septembre pour l’Association des Maires de France), certains allant jusqu’à évoquer mars 2021.

Si un tel report était confirmé, l’annulation pure et simple du premier tour de scrutin pour plus de 4 000 communes ne sera pas sans conséquence. La Constitution n’a évidemment jamais prévu une telle situation. Quid des principes d’égalité, de sincérité des élections et de légitimité des élus ? A noter que le Conseil constitutionnel n’a pas pu donner son avis. Aussi les questionnements sont nombreux.

D’aucuns pourraient estimer que le suffrage universel a été bafoué. Comment justifier que, pour certains citoyens, le vote soit validé et pour d’autres non ?

En outre, le calendrier électoral devra être modifié. Les élections sénatoriales en septembre ne pourront pas se tenir dans la mesure où le corps électoral (les élus locaux) ne sera pas élu avant l’été.

En termes de communication politique, un report des élections en octobre pourrait avoir pour effet de montrer aux citoyens qu’aujourd’hui le Président et l’exécutif ont bien une attitude responsable en anticipant. En effet, l’incapacité à anticiper est peut-être le reproche le plus prégnant qui a été fait depuis le début de la crise sanitaire.

Un report au printemps prochain ? En même temps que les départementales, à l’automne les sénatoriales et en fin d’année les régionales ? Ces élections pourraient alors être un véritable vote-sanction non sans risque à un an de la présidentielle.

Et les candidats dans tout ça ?  Un report pourrait être une aubaine ou une malédiction.

D’aucuns auront le temps de tirer les leçons du premier tour et espérer transformer l’essai en revoyant leur copie, remaniant leur équipe, en faisant éventuellement des alliances, espérer que le maire sortant gère mal la crise, etc.

D’aucuns repartiront-ils ? Faire une nouvelle pause dans sa vie privée, professionnelle pas si facile. Et que dire du point de vue financier pour les candidats qui ne voient pas leurs frais de campagne remboursés ?

Aujourd’hui, nous ne pouvons que nous baser sur la loi d’urgence du 22 mars comme vient de le rappeler le Premier ministre. Affaire à suivre…

Marie-Agnès Staricky, le 23 avril 2020

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Elections municipales – un déroulement infecté par le Covid-19

Alors que le calendrier venait tout juste d’être précisé par la Commission mixte paritaire du 22 mars, à savoir, pour mémoire et de manière succincte :

  • Au plus tard le 27 mai : fixation de la date du second tour ;
  • Au plus tard le 2 juin : dépôt des listes de candidatures pour le second tour ;
  • Soit le 21 juin pour le second tour du scrutin.

Or, hier, 1er avril, Sibeth Ndiaye, porte-parole du Gouvernement annonçait en filigrane dans son compte rendu de la réunion du Conseil des ministres, que si, pour des raisons sanitaires, la date du 21 juin ne pouvait être retenue, alors le Parlement redéfinirait un calendrier électoral pour les villes en suspens pour refaire les premier et second tours. Par contre, rien ne changerait pour les villes (près de 30 000) dont les maires ont été élus au premier tour. Et ce n’était pas un poisson d’avril !  Car cette annonce, même si elle est passée inaperçue pour certains, a été reprise par certains quotidiens nationaux dont Le Monde, dans son article consacré au projet d’ordonnance du ministre de l’Intérieur, cf. le lien infra :

https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/04/01/ce-que-prevoit-l-ordonnance-presentee-par-castaner-pour-le-second-tour-des-municipales_6035208_823448.html

D’ailleurs, le Conseil d’État avait déjà relevé que « si la crise persiste » au point de « contraindre à prolonger les mesures d’urgence sanitaire » et de « rendre impossible l’organisation du deuxième tour avant l’été », alors « il appartiendra aux pouvoirs publics de reprendre l’ensemble des opérations électorales dans les communes où les conseils municipaux sont incomplets ».

Or, il semble bien que l’on s’oriente vers un report du scrutin au mois d’octobre.

Aujourd’hui, le président de la République doit rencontrer le président de l’Assemblée nationale, et celui du Sénat. Au même moment, le Premier ministre rencontrera les représentants des partis politiques et il y a fort à parier que le sujet des municipales s’invitera au menu des discussions.

Si ce report éventuel devait devenir effectif, l’annulation pure et simple du premier tour de scrutin pour plus de 4 000 communes ne sera pas sans conséquence et n’est pas sans soulever des questions de toutes natures (démocratique, politique, financière, humaine, etc…).

Un calendrier bouleversé, des fondamentaux ébranlés et des institutions impactées.

  • Le volet démocratique

Une question simple : comment justifier que le vote des citoyens dans certains communes soit validé (maires élus au premier tour) alors que pour certaines, le choix des citoyens pour le premier tour soit purement et simplement annulé donc leur vote invalidé ?

Peut-être serait-il plus sage d’annuler les résultats dans leur globalité, en quelques mots, remettre les compteurs à zéro pour tous les candidats ? Cela aurait du sens et serait démocratiquement équitable.

  • Le volet constitutionnel 

Dans le cas d’élections à refaire à l’automne, des modifications constitutionnelles plus larges seront à prévoir.

En outre, les élections sénatoriales qui doivent avoir lieu en septembre, ne pourront pas se tenir. En effet, le corps électoral qui pour mémoire est formé par les élus locaux, ne sera pas élu avant l’été. Or, cette élection concerne le renouvellement de la moitié de la (178 sièges) du Sénat.

  • Le volet politique

Quant à la majorité présidentielle son enjeu politique est multiple. Un report des élections en octobre aura pour effet de prouver aux citoyens qu’aujourd’hui le Président et l’exécutif ont bien une attitude responsable en anticipant. En effet, l’incapacité à anticiper est peut-être le reproche le plus prégnant qui leur a été fait depuis le début de la crise sanitaire.

Mais, aujourd’hui, à un moment où, dans l’opinion publique, la cote du président de la République et celle du Premier ministre remontent de manière sensible. Les conseillers politiques espèrent qu’un scrutin à l’automne permettra à la majorité d’obtenir de meilleurs scores qu’au printemps ? Un pari politique qui a n’en pas douté, même au cœur d’une crise sanitaire et humaine sans précédent, a forcément été évoqué par moult conseillers et politologues avertis.

  • Les volets financier et humain

Une élection a un coût, certes, aujourd’hui au cœur de la lutte menée contre le Covid-19, c’est aspect peut paraître dérisoire mais il existe indéniablement.

Pour certains candidats (communes de plus de 9 000 habitants), les frais de campagne sont remboursés dans la limite d’un plafond qui varie selon le nombre d’électeurs. Par contre, pour d’autres, une majorité, ces frais de campagne sont entièrement du candidat et de son équipe.

Si une nouvelle campagne devait avoir lieu, certains candidats pourraient peut-être ne pas avoir les moyens de repartir pour deux tours ?

Ensuite, il est indéniable qu’un report à l’automne pourra avoir raison de l’engagement de certains candidats et de leurs colistiers qui avaient déjà fait une pause dans leur vie personnelle et professionnelle pour se consacrer à la campagne. Repartiront-ils à l’automne ?

D’aucuns pourtant pourraient penser qu’un report à l’automne est une aubaine. Cela leur donnerait du temps pour revoir leur copie, leur stratégie et même leur équipe ou encore des alliances « ante-scrutin » si le coup d’essai du printemps n’avait pas été à la hauteur de leur espérance.

Avant de poursuivre une réflexion plus aboutie, attendons de connaître les résultats des rencontres de ce jour entre le chef de l’Etat, les présidents des deux chambres d’une part, le Premier ministre et les chefs des partis d’autre part.

Aujourd’hui, nous devons raison garder, notre priorité doit être celle de l’unité. Nous ne gagnerons cette guerre contre le virus qu’en étant unis, responsables et solidaires.

Marie-Agnès Staricky,

Lourdes, le 2 avril 2020

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La crise sanitaire, une crise salutaire ?

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La crise sanitaire, une crise salutaire ?

 

« Nous gagnerons, mais cette période nous aura beaucoup appris. Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause. Beaucoup de choses que nous pensions impossibles adviennent. Ne nous laissons pas impressionner. Agissons avec force mais retenons cela : le jour d’après, quand nous aurons gagné, ce ne sera pas un retour au jour d’avant. »

Emmanuel Macron, Adresse à la Nation du 16 mars 2020

A n’en pas douter, cette crise n’est pas seulement une crise sanitaire, c’est aussi et surtout une crise de modèle de société. Le Covid-19 laissera des traces, soyons-en assurés. Il faudra, le temps venu, faire un constat et tirer les conséquences de cette mutation sociale, économique et politique.

Laissons passer le temps de l’urgence médicale qui nécessite que nous soyons tous solidaires, unis et responsables. Mais mettons à profit cette période de confinement pour nous interroger, de manière sincère et profonde, comme cela nous est proposé dans le cadre de retraites spirituelles, de séminaires d’entreprises, etc…, et remettons-nous en question. Profitons de cette cure de désintoxication imposée pour dresser un constat et interrogeons-nous sur les limites de notre société car demain, tout devra prendre un sens renouvelé.

La crise sanitaire actuelle sera-t-elle une occasion à saisir pour oser changer nos modèles et retrouver le sens des choses ? Saura-t-elle être véritablement salutaire ?

Une crise, c’est quoi ?

Le mot crise a un double sens qui tient de son étymologie. Du latin « crisis » qui signifie : la manifestation violente et brutale d’une maladie et du grec « krisis » : la nécessité de discerner et de faire un choix, en un mot de décider.

Le Covid-19 : un virus bien réel

Cette crise sanitaire qui, en début d’année, nous paraissait être une lointaine réalité est devenue rapidement une réalité immédiate. En effet, sur le plan psychologique, la population n’était pas préparée à cet événement de type catastrophique « cela ne nous concerne pas », « la Chine c’est loin », « cela ne peut pas nous arriver ».

Pour faire simple, tous les acteurs ont sous-estimé la gravité de ce virus qui a contaminé non seulement les êtres humains, mais aussi également notre système économique, politique, social qui était déjà bien souffrant.

Nous qui pensions faire partie des mieux armés pour mener cette guerre contre le Covid-19, nous nous sommes vite aperçus que nous avions été dans l’incapacité de faire ou de réagir dans les délais, nous n’avons pas su faire preuve de raisonnement rationnel et de discernement des priorités. En effet, les citoyens auraient souhaité que les autorités réagissent dans le bon ordre et dans le bon timing.

Aujourd’hui, nous pouvons d’ores et déjà faire le constat d’un manque réel d’anticipation pour gérer une telle crise. Peut-être faudrait-il, à l’image des entreprises qui préparent des scénarii de crises avec des dispositifs temporaires en attendant la sortie de crise ou encore à l’image du plan ORSEC et de ses dispositions spécifiques (notamment en matière sanitaire) et surtout identifier un référent de crise.

Ainsi on se rend compte également, que même dans un scénario de crise tel que celui que nous connaissons, la majorité des entreprises en France n’était pas prête pour le télétravail, contrairement à certains de nos voisins européens. Cette remarque est également valable pour le système éducatif. En effet, dans ce domaine aussi nous n’avons pas su anticiper. Et pourtant nous avons les connaissances, les outils et les moyens humains pour mettre en place le travail via l’outil digital.

On s’aperçoit que les messages d’alerte, les consignes concernant les barrières de sécurité et le confinement sont difficilement respectés par les citoyens. Les comportements frôlent l’hystérie quand on voit la « razzia » qui est faite dans certains rayons des magasins d’alimentation, quand on sait les vols de matériels (masques, etc…) qui ont lieu dans des établissements de santé, que nous n’avons jamais vu autant de joggeurs dans les rues, etc…

Et pourtant, dans un premier temps, pour limiter la propagation du virus en attendant que la recherche (une collaboration internationale existe dans ce domaine) ait trouvé des traitements (préventifs et curatifs), il est indispensable de respecter les consignes, notamment de confinement, quand notre activité professionnelle le permet.

En outre, l’annonce d’un éventuel traitement efficace par le professeur Raoult risque de créer une pression qui à son tour peut créer une panique liée à la peur de ne pas pouvoir bénéficier de ce remède.

D’aucuns réclament une position plus ferme, voire plus radicale du président de la République et du Gouvernement, d’aucuns refusent les règles. Rappelons que le rôle des politiques est de ne pas céder à la pression mais nous, jusqu’où sommes-nous capables de renoncer à nos droits et à nos libertés pour lutter contre cette épidémie ?

Aujourd’hui, le temps est donné en priorité aux soins et à la recherche médicale, mais d’ici peu, le temps sera venu de trouver également des remèdes efficaces pour, ensuite, venir au chevet de notre société et la remettre sur pied.

Un mal, des maux

Dans un premier temps, la crise sanitaire liée au Covid-19 a révélé au grand jour que nous étions dans l’incapacité de prendre des décisions communes dans l’intérêt général. Et pourtant, comme cela a été dit précédemment, il s’agit là de l’essence même du mot crise.

En effet, sans être des experts, force est de constater que cette épidémie est révélatrice de la grande fragilité de notre société basée sur un système capitaliste mondialisé et dont on voit aujourd’hui les grandes limites. Notre modèle semble indéniablement inefficace en cas de crise comme celle que nous vivons actuellement.

Malgré notre système de protection sociale, notre système de santé publique, réputés pour être parmi les plus performants au monde, le virus du Covid-19 est un véritable amplificateur d’inégalités. Cette épidémie a des effets démographiquement et socialement sélectifs. En effet, ce sont encore et toujours, les plus fragiles, les plus vulnérables qui sont le plus touchés.

Du point de vue de l’industrie, rien n’a pu être fait de manière rapide et organisée pour faire face au manque de masques, de gel hydro-alcoolique, de révélateurs pour les tests de dépistages, etc… Seuls quelques grands groupes (L’Oréal, LVMH, Air Liquide, etc…) et quelques entreprises ont pris des initiatives et modifié leurs lignes de production. Mais à qui la faute si les entreprises n’ont pas été plus nombreuses à s’investir dans la reconversion de leur production ?

Aujourd’hui, il n’existe plus de véritable ministère de l’Industrie. De ce fait, il n’existe plus de service ou de structure auprès desquels les industriels auraient pu se rapprocher pour obtenir les spécifications techniques indispensables pour fabriquer tel ou tel matériel. Le potentiel de reconversion est cependant fondamental « en temps de guerre ». Et s’il est un domaine où on ne peut pas improviser, c’est bien celui de la santé. 

En conclusion, il est indéniable qu’il existe un manque de visibilité sur les leviers à actionner en cas de crise. Aussi, la crise sanitaire passée, faudra-t-il peut-être revoir notre copie en ce qui concerne l’organisation même de l’Etat et de ses services.

Un virus et ses conséquences

La crise des Gilets Jaunes avait donné naissance au Grand Débat National, la crise liée au Covid-19 devra prolonger ce débat et l’étendre aux fondamentaux de notre système de société car elle a mis au jour les faiblesses de notre système économique, politique, sanitaire et social. Aussi, forts des impasses révélées, préparons le changement.

En outre, étant donné la méfiance qui existe envers les « sachants », les élus et les institutions, c’est à nous, à notre niveau, en notre qualité de citoyen lambda mais impliqué dans la vie publique, de faire fi des habitudes et de continuer à aller à contre-courant.

Nous venons de nous apercevoir que le capitalisme n’est pas viable sans un service public fort, mais nous devons aller au-delà. Notre vie doit retrouver du sens et nous devons repenser de manière radicale notre manière de produire et de consommer, nous devons transformer de manière drastique notre socialisation, nous devons revoir le paradigme économique et politique, chasser le superflu, retrouver le sens de la vie et protéger son environnement.

Nous sommes à un moment charnière de basculement dans un nouveau monde géopolitique et il y aura beaucoup à faire.

Lorsque tout sera enfin derrière nous, le temps sera venu de dresser un bilan des réussites et des erreurs voire des échecs des uns et des autres. Mais ce bilan ne pourra être fait qu’en toute objectivité et bonne foi, en mettant de côté ses ambitions personnelles. Et après le diagnostic, penser à ce qui doit être modifié de manière sensible ou radicale dans notre système sanitaire, économique, social, commercial, et même au niveau de nos règles juridiques ainsi que l’ensemble de notre législation (Code du travail, Code de commerce, …). Faisons-le à la manière des progressistes dont le devoir est de partir de la réalité pour mieux la changer.

Dans notre Histoire, le printemps semble être une période propice aux changements, la période du renouveau par excellence. Le « Printemps des peuples », le « Printemps de Pékin », les « Printemps arabes », etc… Faisons de ce printemps 2020 une analyse objective, tirons-en les leçons et repensons nos modèles et osons replacer l’humain au cœur de nos sociétés.

Et pourquoi ne pas entreprendre un « grand nettoyage de printemps » pour épousseter l’intégralité de notre modèle de société et demander plus de transparence entre les interlocuteurs.  Repenser, entre autre, notre système de santé, ce grand corps malade bloqué par une vision du soin qui, aujourd’hui, nous montre que nous avons fait fausse route, ce que confirme le président de la République : « L’engagement que je prends ce soir pour eux et pour la nation toute entière c’est qu’à l’issue de cette crise un plan massif d’investissement et de revalorisation de l’ensemble des carrières sera construit pour notre hôpital. C’est ce que nous leur devons, c’est ce que nous devons à la Nation. Cette réponse sera profonde et dans la durée. » (Emmanuel Macron, Mulhouse le 25 mars 2020).

Poursuivons-ce qu’avait lancé Emmanuel Macron au printemps 2016 avec le mouvement « En Marche ! », replaçons le citoyen au cœur de la vie publique, changeons les pratiques, les usages et les visages de la politique. Un projet qui, avec l’exercice du pouvoir et à force de composer, s’est éloigné de ses objectifs en retombant dans les ornières de la « vieille politique ». Renouvelons nos modèles. Un programme audacieux certes, mais aujourd’hui indispensable. Le Covid-19 aura au moins eu le bénéfice de cette prise de conscience : il est indispensable de repenser de fond en comble notre société.

Nous prônons aujourd’hui une éthique de modération : facile à dire aujourd’hui mais, une fois la crise passée, serons-nous capables de modifier nos comportements, nos modes de vie ?

Faisons ensemble de cette crise sanitaire, une crise salutaire.

Marie-Agnès Staricky, citoyenne engagée

 Lourdes, le 27 mars 2020

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Communiqué de presse du 20 mars 2020 – Civisme, Unité, Solidarité !

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Civisme, Unité, Solidarité !

 

La crise sanitaire que nous traversons est d’une gravité exceptionnelle. Le président de la République l’a très clairement exprimé lundi soir : le seul moyen d’enrayer l’épidémie de Covid-19 qui nous frappe actuellement est de « Rester chez nous ».

La campagne pour les élections municipales est suspendue depuis lundi dernier. Aujourd’hui, l’heure est à l’unité et aux sens des responsabilités pour lutter ensemble contre ce fléau qu’est le Covid-19 et non aux traditionnels marchandages de l’entre-deux tours.

Aussi, est-il désormais indispensable de nous plier à cette consigne inédite de confinement nécessaire pour protéger l’ensemble de la population. Personne n’est à l’abri, c’est pourquoi, nous devons tous « Rester chez nous ». Sachons être des citoyens responsables, nous le devons aussi à l’ensemble de nos soignants.

Je sais la contrainte que cela peut représenter. Nous la partageons.

Cette crise n’est pas seulement une crise sanitaire, c’est aussi et surtout une crise de modèle de société. Le Covid-19 laissera des traces, soyons-en assurés. Il faudra, le temps venu, faire un constat et tirer les conséquences de cette mutation sociale, économique et politique.

Mais aujourd’hui, ensemble, soyons solidaires et pour reprendre les propos du chef de l’Etat :

« Hissons-nous collectivement et individuellement à la hauteur du moment »

Prenez-soin de vous et « Restez chez vous ».

Amitiés républicaines,

Marie-Agnès Staricky, citoyenne engagée.

 

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Voeux 2020

 

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Au nom de toute l’équipe du cercle de réflexion REMLourdes ainsi qu’en mon nom personnel, je vous adresse à toutes et à tous mes meilleurs vœux pour la nouvelle année. Qu’elle vous apporte la santé, la joie et la prospérité que vous pouvez espérer.

Cette année, nous fêterons nos deux premières années d’existence. Deux années qui ont été très riches et ceci grâce à vous et à votre soutien fidèle.

MERCI !

Le bilan de ces premières années est très encourageant.

Nous avons en effet publié près de 300 articles portant sur les grands thèmes du débat public local, national et international sans oublier notre revue de presse hebdomadaire.

Nous avons ouvert le débat citoyen en lançant une enquête publique sur la redynamisation du centre-ville de Lourdes à laquelle ont participé près de 600 personnes.

Nous avons également organisé deux conférences-débats réunissant une centaine de participants et une réunion publique dans le cadre du Grand débat national dont la synthèse est venue enrichir les contributions nationales et les cahiers de doléances déposés en mairie.

2019 était aussi l’année des élections européennes, notre association a été invitée à prendre part à deux rencontres organisées par le Mouvement Européen à Pau et à Bordeaux. Nous avons ainsi pu échanger sur des problématiques qui nous sont chères avec des eurodéputés.

2020 s’annonce une année riche en évènements politiques et économiques qui viendront nourrir nos publications.

En France, avec bien sûr, au printemps, les élections municipales.

Nous serons très attentifs, comme nous l’avons été depuis le déclenchement du processus, à ce qui va se passer ou pas le 31 janvier du côté du Brexit. Puis nous tournerons notre regard sur l’Union européenne avec la prise de présidence par la Croatie, plus jeune des États membres, et sur les nombreuses élections présidentielles qui se tiendront dans le monde entier, notamment en Croatie, en Pologne, à Taïwan, en Grèce, etc… et enfin les très attendues élections aux Etats-Unis avec la réélection ou non de Donald Trump. Cet été, la mise en place de l’ECO nous permettra d’aborder la lente mutation économique et politique de « Françafrique ». Mais aussi, à l’automne, un référendum (le 3ème du nom) en Nouvelle-Calédonie sur l’indépendance, sans oublier la COP 26 à Glasgow dont on espère qu’elle sera plus consistante que la COP25 et bien sûr les Jeux Olympiques de Tokyo !

Voici, rapidement, les sujets auxquels nous serons particulièrement attachés. Il y aura bien d’autres projets qui viendront les compléter mais qui tous reposeront sur nos trois piliers fondamentaux : comprendre, anticiper, préparer ; et nos mots clefs : réagir, débattre, proposer, et partager en toute liberté.

En attendant, belle et bonne année à toutes et à tous !

Marie-Agnès Staricky, présidente du cercle de réflexion REMLourdes

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Demandez le programme !

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La semaine dernière s’est achevée notre chronique à la médiation qui a complété notre cycle consacré à la citoyenneté.

A quelques mois des élections municipales, la semaine prochaine, nous vous proposerons de revenir sur le fonctionnement des EPCI et en particulier de la Communauté d’Agglomérations Tarbes – Lourdes – Pyrénées.

Encore merci pour votre soutien fidèle et vos commentaires.