ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS, Articles

Notre programme de la semaine

demandez-le-programme

Lundi 28 janvier

  • Un pour tous, tous pour un – Unus pro omnibus, omnes pro uno ou de la vertu de la solidarité à une vision progressiste du monde

Mardi 29 janvier

  • Tout ce qu’il faut savoir – La constitution et le processus parlementaire (troisième et dernière partie)

Vendredi 1er février

  • Notre revue de presse hebdomadaire

Programme des publications à venir

  • Tout ce qu’il faut savoir – la révision des institutions (5 parties)
  • Tout ce qu’il faut savoir – le lobbying parlementaire (5 parties)
  • Tout ce qu’il faut savoir – les élections municipales (également en 5 parties)

Bien entendu, l’actualité nous amènera peut-être à compléter ce programme par d’autres publications.

En attendant, chères lectrices et chers lecteurs,  je vous souhaite, en mon nom personnel et celui de toute l’équipe de REMLourdes, un bon dimanche et une excellente semaine.

Marie-Agnès Staricky, présidente REMLourdes

ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS, Articles

Grand débat national suite (4) – Conférence de presse du collège des garants

logo_grand_debat_national_noir_x2

Grand débat national suite (4) – Conférence de presse du collège des garants

Dans le prolongement de nos précédents articles relatifs au Grand débat national et en particulier celui en date du 19 janvier consacré aux garants de ce #GrandDebat

https://remlourdes65.com/2019/01/19/le-grand-debat-national-suite-3/

nous vous proposons ici une sélection d’articles de presse qui font suite à la conférence du presse du 22 janvier au cours de laquelle, le collège de garants a présenté son fonctionnement et les missions dont il aura la charge pendant toute la durée du Grand débat national qui doit prendre fin le 15 mars prochain.

europe1

https://www.europe1.fr/politique/grand-debat-national-les-garants-veulent-un-debat-pluraliste-et-la-neutralite-des-syntheses-3843641

france-info

https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/les-garants-du-grand-debat-national-sont-une-instance-collegiale-independante-du-gouvernement-strictement-benevole-souligne-nadia-bellaoui_3158055.html

gazette_communes_4

https://www.lagazettedescommunes.com/602943/grand-debat-le-college-de-garants-assure-ne-recevoir-dinstruction-de-personne/

lemonde

https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/01/22/les-garants-du-grand-debat-veulent-s-assurer-de-la-transparence-et-de-la-pluralite-des-discussions_5413030_823448.html

https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/01/23/grand-debat-cinq-sages-face-a-une-tache-titanesque_5413324_823448.html

ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS, Articles

Le Grand débat national – suite (3)

logo_grand_debat_national_noir_x2Dans le prolongement de nos précédents articles publiés les 18 décembre 2018 https://remlourdes65.com/2018/12/19/le-grand-debat-national/

Et les 14 et 16 courant

https://remlourdes65.com/2019/01/14/le-grand-debat-national-suite/

https://remlourdes65.com/2019/01/16/le-grand-debat-national-suite-2/

nous sommes en mesure de vous communiquer le nom des cinq « garants » désignés le 17 janvier et qui seront chargés d’observer le bon déroulement du Grand débat national : ses conditions, la neutralité, la sincérité, l’indépendance, et l’impartialité.

Les deux membres du Gouvernement, Emmanuelle Wargon, Secrétaire d’Etat auprès du ministre d’État de la Transition écologique et solidaire et Sébastien Lecornu, Ministre chargé des collectivités territoriales auprès de la Ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, seront quant à eux, chargés de « faire vivre le débat et d’en suivre l’évolution ».

Ces désignations répondent à la volonté du Premier ministre qui estime que le Grand débat national « est un exercice inédit qui doit permettre aux Français de dire ce qu’ils souhaitent. Il faut que ce soit bien organisé, avec des principes de transparence et d’impartialité » (Edouard Philippe le 14/01/19).

En effet, l’indépendance du Grand débat national, lancé par Emmanuel Macron, sera garantie par un collège de cinq sages qui auront pour mission de « veiller à la régularité de la méthode et à celle des travaux d’analyse et de synthèse des contributions recueillies. Ils formuleront toutes les recommandations qu’ils jugeront nécessaires pour satisfaire aux exigences de transparence et d’impartialité » (sic Edouard Philippe) qui a d’ailleurs reçu ces derniers le 18 janvier.

Quels sont ces garants ?

Il s’agit de :

  • Nadia Bellaoui
  • Isabelle Falque-Pierrotin
  • Jean-Paul Bailly
  • Guy Canivet
  • Pascal Perrineau.

Par qui ont-ils été désignés ?

Ces derniers ont été désignés par des institutions différentes, d’aucuns directement par le Premier ministre, d’aucuns par le président du Sénat, le président de l’Assemblée nationale et le président du Conseil économique social et environnemental.

Ainsi, Isabelle Falque-Pierrotin et Jean-Paul Bailly ont été choisis par Matignon, Pascal Perrineau par la présidence du palais du Luxembourg, Guy Canivet par la présidence du palais Bourbon et enfin Nadia Ballaoui par la présidence du palais d’Iéna.

Qui sont-ils ?

Jean-Paul Bailly (72 ans)

bailly

Crédit photo : CESE

Diplômé de l’École polytechnique et titulaire d’un Master en sciences du Massachusetts Institute of Technology.

Jean-Paul Bailly a fait toute sa carrière dans les services publics. Ingénieur à la RATP dans les années 1970, il en devint le Président directeur général en 1984, il a permis de rétablir le dialogue entre syndicats et dirigeants de RATP en inventant « l’alarme sociale » pour détecter les sujets potentiellement clivants.

De 2002 à 2013, il préside le groupe La Poste qu’il a transformé. De son expérience, il a tiré une méthode de gouvernance objet de son livre Réformez ! par le dialogue et la confiance.

Il a été également été membre du Conseil économique, social et environnemental (CESE).  

Nadia Bellaoui (44 ans)

nbellaoui

Crédit photo : CESE

En 1996, Nadia Bellaoui est membre fondateur du réseau Animafac, dont elle est déléguée générale de 2001 à 2006.

En 2000, elle intègre le conseil d’administration de la Ligue de l’enseignement et devient présidente du Réseau national des juniors associations.

En 2011 et 2012, elle a été nommée membre du Haut conseil à la vie associative et élue présidente de la Conférence permanente des coordinations associatives (aujourd’hui Le Mouvement associatif).

Elle est membre du Conseil économique, social et environnemental (CESE) et est actuellement Secrétaire générale de la Ligue de l’enseignement (première femme à exercer cette fonction).

Guy Canivet (66 ans)

canivet

Crédit photo : justice.fr

Diplômé d’études supérieures spécialisées de droit privé et de sciences criminelles et de l’École nationale de la magistrature.

En 1972, Guy Canivet a commencé sa carrière en tant que Juge d’instruction à Chartres, en 1978, il a été Secrétaire général de la présidente du tribunal de grande instance de Paris et en 1984 a été Chargé de mission auprès du premier président de la Cour de cassation.

En 1991, il est Président de chambre à la cour d’appel de Paris, puis en 1996, il devient le Premier président de cette même cour.

En février 2007, il nommé membre du Conseil constitutionnel par Jean-Louis Debré, alors président de l’Assemblée nationale, et enfin, en juin de la même année, il est nommé membre de la Commission d’éthique du Comité international olympique par la Commission exécutive où il remplace Robert Badinter.

Isabelle Falque-Pierrotin (59 ans)

isabelle-falque-pierrotin1

Crédit photo : CNIL

Diplômée de l’Ecole des hautes études commerciales (HEC) en 1982, de l’Ecole nationale d’administration (promotion « Denis Diderot ») et de l’Institut Multimédia en 1990.

Conseiller d’État, Présidente de la CNIL depuis septembre 2011 où elle supervise notamment l’application du Règlement général de protection des données personnelles (RGPD) en France.

En février 2014, elle a été élue pour deux ans Présidente du G29, le groupe des CNIL européennes, puis réélue en février 2016 pour deux ans.

En septembre 2017, elle a été élue présidente de la Conférence mondiale des autorités de protection des données.

Pascal Perrineau (68 ans)

perrineau

Crédit photo : sciences-po.fr

Diplômé d’un doctorat d’Etat en sciences politique.

Pascal Perrineau est politologue et spécialiste de sociologie électorale notamment dans l’étude de l’extrême droite en France et en Europe ainsi que sur l’interprétation des nouveaux clivages à l’œuvre dans les sociétés européennes.

Dans les années 1970, il a été secrétaire de section du Parti socialiste à Nancy.

En février 2016, il est nommé membre du conseil scientifique de la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (DILCRA), présidé par Dominique Schnapper.

En octobre 2016, il est élu président de l’association des anciens élèves de Sciences Po.

Ainsi, nous pouvons constater que ces personnalités sont à la fois hétéroclites tant par leur formation, que par leur expérience variée dans la mesure où elles sont issues du secteur public, du monde associatif ou venant de la sphère académique à l’image de la société Française.

Prochain rendez-vous, mardi prochain, 22 janvier, pour la conférence de presse qui sera donnée par nos « cinq sages » lors de laquelle ils nous dévoileront comment ils envisagent leur mission et comment ils vont organiser leur travail.

Aujourd’hui, il semble bien que le Grand débat national soit vraiment lancé, preuve en est les deux rencontres du président de la Républiques avec les maires en Normandie et en Occitanie et ces quelques chiffres : le site dédié au Grand débat national a déjà été visité par plus de 200 000 personnes et 400 réunions sont d’ores et déjà organisées sur l’ensemble du territoire.

ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS, Articles

Le grand débat national – suite

logo_grand_debat_national_noir_x2

Dans le prolongement de nos articles des 18 décembre 2018 :

https://remlourdes65.com/2018/12/19/le-grand-debat-national/

et du 14 courant

https://remlourdes65.com/2019/01/14/le-grand-debat-national-suite/

nous sommes aujourd’hui en mesure de vous communiquer les modalités d’organisation de ce grand débat avec sa charte, son kit de fonctionnement et ses fiches thématiques.

Eléments que vous pourrez retrouver via le lien https://granddebat.fr/pages/ressources

Cependant, il nous a semblé intéressant de vous en donner ici l’intégralité de la charte.

Charte du Grand Débat

Toute personne peut s’exprimer librement dans le cadre du grand débat sous réserve de respecter la présente charte.

Cette charte est fondée sur les principes de pluralisme, d’argumentation, de transparence et de laïcité. Elle a pour fonction de protéger le débat et de le rendre accessible à toute expression qui respecte les principes généraux de la démocratie.

En tant que participant /organisateur / animateur / rapporteur, j’atteste de ma pleine et entière adhésion aux valeurs républicaines et aux règles du débat démocratique, je m’engage à :

  • respecter les autres participants et leurs opinions, mêmes si elles sont différentes des miennes
  • contribuer au grand débat avec des propositions et des arguments
  • n’exprimer, diffuser, ou partager aucun contenu offensant ou contraire à la loi
  • ne diffuser aucune information volontairement erronée, tronquée ou hors sujet
  • ne diffuser aucun message à vocation publicitaire, promotionnelle, pornographique ou commerciale
  • éviter tout prosélytisme
  • ne pas porter atteinte à autrui, c’est-à-dire attaquer une personne ou un groupe de personnes en raison de leurs caractéristiques propres
  • ne tenir aucun propos injurieux, grossier, diffamatoire, irrespectueux, agressif, violent, raciste, xénophobe, homophobe, sexiste, ou faisant l’apologie des crimes de guerre
  • ne pas renvoyer vers des sites, médias ou supports dont la teneur ne respecterait pas la présente charte.

En tant qu’organisateur / animateur / rapporteur d’un débat, je m’engage à :

  • adopter une posture de neutralité vis à vis des participants, ne pas prendre parti pour tel ou tel raisonnement, proposition ou avis, participant etc.
  • veiller à ce que chacune et chacun puisse s’exprimer
  • informer les participants de la présente charte et la faire respecter
  • restituer le débat de manière fidèle aux échanges.

Les contributions contraires à cette charte sont susceptibles d’être modérées ou supprimées sans préavis par l’équipe de modération.

En cas de violation grave ou répétée de la Charte, l’utilisateur en ligne est passible de voir son compte suspendu ou supprimé, le participant à un débat susceptible d’être exclu du débat par son organisateur / animateur

ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS, Articles

Le Grand Débat National – suite

Consultation

Il y a quelques semaines, nous avons publié une courte présentation sur le Grand Débat National et nous vous avions alors indiqué que nous reviendrons sur le cadre, les modalités de celui-ci. Nous pouvons aujourd’hui le faire après la réception de la lettre qui a été adressée par le président de la République à l’ensemble des Français.

Depuis plusieurs semaines, sur l’ensemble du Pays, nous assistons à des scènes de violence, entendons des propos, voyons des attitudes qui sont autant de signes non pas d’une méfiance à l’égard des institutions mais bien d’une véritable défiance et la révélation même du non-respect des valeurs, des biens, des symboles et des élus de la République. Un véritable climat de guerre civile.

Quelles en sont les causes ? Une paupérisation économique, culturelle ou intellectuelle, un problème d’éducation, de l’impatience, un manque d’ouverture d’esprit ? ou tout cela réuni ? Selon une récente étude du CEVIPOF[1] (Centre de recherches politiques de Sciences Po, unité mixte de recherche sous la tutelle de l’IEP de Paris et du CNRS) sur le moral des Français celui-ci est dominé par un sentiment de lassitude, de morosité et de méfiance.

Dans une démocratie, il est pourtant indispensable qu’il y ait un contre-pouvoir représenté par une opposition voire des oppositions mais ce qui est reproché par de nombreux Français aujourd’hui c’est la forme que prend cette opposition. En effet, si la colère est compréhensible, la violence et le non-respect des valeurs républicaines ne sont, quant à elles, pas admissibles.

Il est vrai qu’Internet est venu bouleverser les rapports au pouvoir, les rapports des uns avec les autres. Pour le bien mais souvent, malheureusement pour le pire : propos diffamatoires, haineux, mensongers (fake news). Lourdes, petite ville de moins de 14 000 habitants en est un exemple. Ainsi, nous pouvons aisément imaginer l’impact désastreux de ce phénomène à l’échelon national, international, cela peut donner le frisson.

Si un contre-pouvoir est nécessaire, il est tout aussi nécessaire de respecter le principe républicain et la fonction des femmes et des hommes qui le composent.

Exceptionnellement, dans le cadre d’une publication du Cercle de réflexion, je me permets de m’exprimer à titre personnel. En effet, comme j’ai coutume de le dire, j’ai des adversaires politiques mais je n’ai pas d’ennemi. Au même titre que je pardonne mais me souviens pour mieux avancer. Je sais que mon attitude dérange.

Depuis des mois, au sein de l’association une question nous taraude et elle prend toute son importance depuis quelques semaines : comment faire pour sauver nos institutions ? Comment faire pour tenter de redonner aux citoyens le sens du partage au sens étymologique du terme « pars agere » à savoir prendre sa part, avancer et par extension : agir ensemble. Agir ensemble pour le bien commun, l’intérêt général.  Et si le Grand Débat National en était le moyen ?

Aujourd’hui, Emmanuel Macron, a adressé une lettre à tous les Français, une longue lettre certes, mais simple avec des questions concrètes dont vous pouvez retrouver l’intégralité infra.

lem1lem2lem3lem4lem5

Le président de la République nous invite à participer à une initiative inédite qui commencera officiellement demain, mardi 15 janvier, avec le Grand Débat National. Il nous est en fait proposé de participer à un nouveau contrat avec la Nation dont le déroulement sera sous la houlette d’un duo paritaire composé d’Emmanuelle Wargon et Stéphane Lecornu. Par ailleurs, un site Internet devrait être lancé officiellement le même jour (https://www.gouvernement.fr/le-grand-debat-national).

Les questions figurant dans la lettre s’articulent autour des thèmes de la fiscalité, la démocratie, la transition écologique, la laïcité ou encore l’immigration.

« S’il n’y aura pas de questions interdites » (sic), le président de la République non seulement délimite un cadre avec des lignes rouges telle la suppression de l’ISF, mais aussi ouvre la porte à des réformes importantes telle que le référendum d’initiative citoyenne.   Nous vous proposons quelques questions extraites du courrier présidentiel, sachant que chacun d’entre nous à la possibilité d’en formuler d’autres ou d’ouvrir ces questions (liste non exhaustive) :

  • Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ?
  • Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ?
  • Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ? À l’inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer ?
  • Comment mieux organiser notre pacte social ? Quels objectifs définir en priorité ?
  • Y a-t-il trop d’échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales ? Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d’action au plus près des citoyens ? À quels niveaux et pour quels services ?
  • Comment voudriez-vous que l’État soit organisé et comment peut-il améliorer son action ? Faut-il revoir le fonctionnement de l’administration et comment ?
  • Comment l’État et les collectivités locales peuvent-ils s’améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté et que proposez-vous ?
  • Comment finance-t-on la transition écologique : par l’impôt, par les taxes et qui doit être concerné en priorité ?
  • Comment rend-on les solutions concrètes accessibles à tous, par exemple pour remplacer sa vieille chaudière ou sa vieille voiture ? Quelles sont les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier ?
  • Quelles sont les solutions pour se déplacer, se loger, se chauffer, se nourrir qui doivent être conçues plutôt au niveau local que national ? Quelles propositions concrètes feriez-vous pour accélérer notre transition environnementale ?
  • Comment devons-nous garantir scientifiquement les choix que nous devons faire à cet égard ? Comment faire partager ces choix à l’échelon européen et international pour que nos agriculteurs et nos industriels ne soient pas pénalisés par rapport à leurs concurrents étrangers ?
  • Faut-il reconnaître le vote blanc ? Faut-il rendre le vote obligatoire ?
  • Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques ?
  • Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d’élus ?
  • Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Économique, Social et Environnemental, doivent-elles jouer pour représenter nos territoires et la société civile ? Faut-il les transformer et comment ?
  • Quelles évolutions souhaitez-vous pour rendre la participation citoyenne plus active, la démocratie plus participative ?
  • Faut-il associer davantage et directement des citoyens non élus, par exemple tirés au sort, à la décision publique ?
  • Faut-il accroître le recours aux référendums et qui doit en avoir l’initiative ?
  • Que proposez-vous pour améliorer l’intégration dans notre Nation ? En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?
  • Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l’État et les religions de notre pays ? Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

Outre les questions, le message principal est important, mais à l’évidence, il renvoie les Français devant leurs contradictions.

Par ailleurs, ce Grand Débat National nécessitera un gros travail de relecture à commencer par la collecte de l’ensemble des réponses (qui pourront se faire sous diverses formes : courrier postal, via Internet, etc…), leur traitement, le tout dans des délais très courts puisque cette grande consultation nationale prendra fin le 15 mars prochain.

Mais que sera vraiment ce Grand Débat National : un défouloir, une poubelle à débat ?

Ce débat semble pourtant être une formidable opportunité offerte aux Français pour s’emparer des questions, si certaines sont suggérées il ne faut hésiter à   les ouvrir. L’intelligence collective est absolument nécessaire à la survie de notre démocratie.

Comment pouvons-nous faire pour inciter les citoyens à prendre part au Grand Débat National quand la majorité d’entre eux pense que cet exercice est stérile et que, soyons lucides, nombreux sont ceux qui ne souhaitent qu’une chose, « le départ » d’Emmanuel Macron. Comment leur redonner le goût de la chose, un esprit curieux et non pas la facilité de lire tout ce qui circule sur le Net, l’envie de comprendre, etc…

On assiste à un boycott qui ressemble plus à une attitude psychorigide, à une déconsidération de la fonction même, qu’il s’agisse d’élu ou à Lourdes du clergé voire un non-respect patent de la démocratie. Il n’y a plus de dialogue direct, de personnes à personnes.

Il est à craindre malheureusement qu’une majorité de Français n’ait aucune envie d’entendre, de comprendre et de dialoguer. Ainsi, pour reprendre un exemple local, à Lourdes depuis deux mois, un cahier de doléances est mis à disposition des citoyens, à ce jour, seuls deux commentaires y figurent ! Etonnant quand sur les réseaux sociaux certains lourdais se déchaînent sans vergogne tant contre le pouvoir local que contre le président de la République et sa politique. Espérons que le Grand Débat National aura plus de succès !

Il est pourtant très important que les Français se saisissent de cette opportunité qui leur est offerte.

Mais comment faire ? Comment le rendre crédible ? Comment inciter les Français à prendre part à cet exercice de démocratie participative que nous propose le président de la République avec le Grand Débat National ? Comment éviter que le message soit troublé, les participations trustées par des partis extrémistes ou des associations radicales ?

Comment rendre audible le message présidentiel, face à cette forme de terrorisme d’un « nouveau politiquement correct » émanant d’un groupe qui semble dans l’incapacité de raisonner et de devenir raisonnable pour un dialogue indispensable pour la sauvegarde de nos institutions.

Comment lutter contre une certaine victimisation ? Cette certitude que le mal vient toujours de l’extérieur, des autres. Comment faire comprendre qu’être humain c’est être responsable ?

Difficile de faire de la pédagogie, de se rendre audible. Difficile d’inciter au discernement. Surtout si on tient compte du sondage qui vient d’être publié dans l’Obs, dans lequel à six affirmations plus grossières les unes que les autres, 24 % des Français ont répondu qu’elles étaient exactes et que selon 76 % des sondés au moins une des affirmations est exacte. Cela montre combien, même fort d’arguments, d’exemples concrets, il est difficile de rectifier les choses erronées que ce soient des faits ou des paroles.

En outre, au vu de la méfiance qui existe envers les « sachants », les élus et les institutions, c’est à nous, à notre niveau, en notre qualité de citoyen lambda mais impliqué dans la vie publique, de faire fi des habitudes et continuer à aller à contre-courant pour le bien-vivre ensemble républicain et la sauvegarde de notre démocratie.

Tout ceci pour vous faire part de mon inquiétude non seulement sur la pédagogie que nous devons mener sur le déroulement du Grand Débat National mais aussi sur la participation. Première étape avant les élections européennes. Nous ne pouvons pas nous permettre de rater ces deux échéances.

Alors « comment transformer ensemble les colères en solutions » ?

Sachons garder notre dignité, cela sera notre plus grande force de conviction. Jouons de la proximité, de la bienveillance, du respect, de l’écoute, etc…

Face à l’agressivité, à cette violence qui s’exprime sous toutes ses formes, rester calme, ouvert et constructif. C’est que nous tentons de faire au travers de l’ensemble de nos travaux au sein de notre Cercle de réflexion.

Ne fuyons pas ! Il est de notre responsabilité de citoyen impliqué dans la vie publique et politique de soutenir nos valeurs, la démocratie, la République.

N’ayons pas peur de rappeler le fonctionnement de notre République, de la Constitution, des droits et des devoirs de chacun des citoyens, la chance que nous avons de vivre dans une démocratie, dans un pays où certes il existe des inégalités mais où le système de protection sociale et le système de santé nous sont enviés.

Il est indéniable que nos institutions ont besoin d’être réformées, constat qui n’est d’ailleurs pas nouveau. Toutefois, malgré ses défauts la Vème République nous a permis d’atteindre une plus grande stabilité démocratique en mettant fin aux errements de la IVème. La Constitution de 1958, véritable socle du vivre-ensemble et de la protection des libertés, est faite pour durer, être adaptée, améliorée.

Dès mercredi, vous pourrez découvrir notre nouvelle chronique consacrée à la Constitution (en trois parties) qui sera suivie par une chronique sur la révision des institutions. Puis, nous enchaînerons avec une chronique sur le lobbying parlementaire et les élections municipales.

[1]

https://www.sciencespo.fr/cevipof/sites/sciencespo.fr.cevipof/files/CEVIPOF_confiance_vague10-1.pdf

ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS, Articles

Bonne année !

CarteVoeux2019

A l’aube de 2019, je tiens à vous transmettre au nom du cercle de réflexion REMLourdes ainsi qu’en mon nom personnel, mes meilleurs vœux pour la nouvelle année. Qu’elle vous apporte la santé, la joie et la prospérité que vous pouvez espérer.

Ces premiers mois d’existence ont été très riches et ceci grâce à vous et à votre soutien fidèle.

Merci !

Nous avons en effet publié plus de 180 articles portant sur les grands thèmes du débat public local, national et international sans oublier notre revue de presse hebdomadaire.

Nous avons ouvert le débat citoyen en lançant une enquête publique sur la redynamisation du centre-ville de Lourdes à laquelle ont participé près de 600 personnes.

Nous avons également organisé deux conférences-débats réunissant une centaine de participants.

2019 s’annonce une année riche.

Nous poursuivrons nos travaux avec bien sûr, le Grand débat national lancé par le Gouvernement mais aussi avec les élections européennes auxquelles nous serons particulièrement attachés et bien d’autres projets qui reposeront sur nos trois piliers fondamentaux : comprendre, anticiper, préparer ; et nos mots clefs : réagir, débattre, proposer, et partager en toute liberté.

En attendant, belle et bonne année à toutes et à tous !

Marie-Agnès Staricky, présidente de REMLourdes

Crédit photo : Aquarelle de J. Bettewicz – peintre de la bouche

ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS, Articles

Consultations citoyennes sur l’Europe – suite

 

Pour compléter notre récent article du 4 décembre, consacré au rapport remis par Chantal Jouanno, présidente de la CNDP à Nathalie Loiseau, ministre en charge des Affaires européennes, nous vous proposons le rapport conjoint sur les consultations citoyennes, établi au nom de la présidence autrichienne et de la prochaine présidence roumaine.

Les conclusions générales des Consultations citoyennes sur l’Europe ont été dévoilées le 14 décembre à Bruxelles, à l’occasion du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement. L’immigration, l’environnement et la convergence sociale comptent parmi les principaux défis de l’UE, selon les Européens qui ont participé aux 1700 rencontres organisées ces derniers mois.

1

2

3

4

5

6

7

8

ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS, Articles

5 décembre – Journée mondiale du bénévolat

Engage-New-Staffers-1

Le bénévolat, une valeur républicaine

Instituée par l’ONU le 17 décembre 1985, la Journée mondiale du bénévolat (volontariat dans le texte) a pour objectif non seulement de promouvoir le travail des bénévoles pour le développement économique et social que ce soit au niveau local, national et international, mais aussi de mettre en avant le rôle joué par les structures associatives qui s’efforcent de répondre aux divers besoins de la vie sociale.

La France championne d’Europe

9 associations sur 10 sont exclusivement gérées par des bénévoles.

Actuellement, on estime à 1,5 millions le nombre d’associations actives en France et à 13 millions le nombre de bénévoles soit un quart de la population.

Le budget cumulé des associations actives représente 113,3 milliards d’euros soit environ 3,3 % du PIB français.

Nous en profitons pour vous annoncer que notre cercle de réflexion travaille actuellement sur le sujet (statut, droits du bénévole, impact de la loi PACTE sur les associations, etc…). Une note de synthèse « Repenser le bénévolat en France » sera publiée au cours du premier trimestre 2019.

ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS, Articles

Quelle est votre Europe ? – le rapport des Consultations citoyennes a été rendu public ce matin

Logo-Consultations-citoyennes-pour-lEurope

Lancé en avril dernier dans les 27 Etats-membres de l’Union européenne, le processus de Consultations citoyennes sur l’Europe s’est achevé pour la France, le 31 octobre dernier.

Les 1 082 consultations organisées en France, auxquelles ont participé 70 000 personnes, ont permis la rédaction d’un rapport qui a été remis ce matin par Chantal Jouanno, présidente de la CNDP à Nathalie Loiseau, ministre en charge des Affaires européennes.

Les propositions des citoyens européens remonteront jusqu’à Bruxelles d’ici la fin de l’année.

Mais, on peut déjà dire que sur les quatorze arbres argumentatifs (thématiques) identifiés les plus importants sont :

  • La citoyenneté (pas dans une notion d’uniformité mais de différence) ;
  • La communication : plus de transparence, mieux connaître et mieux comprendre ce que fait l’UE ;
  • L’environnement ;
  • L’approfondissement.

Certains thèmes ont été rarement abordés voire absents :

  • L’élargissement ;
  • L’immigration ;
  • La Justice.

Si vous souhaitez en savoir plus, nous vous proposons les deux liens infra.

https://www.quelleestvotreeurope.fr/fileadmin/_TLEv3/Consultations-citoyennes/CONSULTATIONS-CITOYENNES-SUR-L-EUROPE-resume.pdf

https://www.touteleurope.eu/actualite/consultations-citoyennes-le-rapport-francais-remis-a-la-ministre.html

La semaine prochaine – mardi 11 décembre – vous pourrez découvrir la dernière partie de notre chronique consacrée au budget européen.

ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS, Articles

Conference of the Parties – COP24 à Katowice (Pologne)

 

cop24-1024x309Conference of the Parties – COP24

 Katowice (Pologne) du 2 au 14 décembre 2018

La 24ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) [i]s’est ouverte le 2 décembre à Katowice, réunion internationale sur le climat la plus importante depuis l’adoption de l’Accord de Paris. Cette conférence se déroulera jusqu’au 14 décembre 2018.

CCNUCC

Cette troisième édition polonaise d’une COP sera présidée par le vice-ministre polonais de l’Energie, Michał Kurtyka. Troisième édition, en effet, car les COP14 (2008) et 19 (2013) ont été également organisées par la Pologne.

A l’heure où l’on prône la décarbonisation, la COP24 se déroulera à Katowice, cité minière au sud de la Pologne (bassin charbonnier de la Silésie). Paradoxe s’il en est, le premier lobby mondial est celui des énergies fossiles !  

Parmi les participants, près de deux cent Etats seront représentés mais aussi des ONG, institutions, etc. La France sera représentée par François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire et Brune Poirson, Secrétaire d’État.

Quels sont les objectifs de la COP24 ?

La COP24 a pour ambition de concrétiser en directives l’Accord de Paris qui a été signé le 12 décembre 2015 au Bourget à l’issue de la COP21.

Elle a pour objectif de fixer un cadre international d’action ambitieux pour lutter contre les changements climatiques. Ces quinze jours de débats devront permettre la rédaction d’une feuille de route pour que chaque Etat puisse appliquer l’Accord concrètement.

Elle devra en outre adopter le « plan d’action de Katowice pour la transition juste ».

Les engagements de la France

Pour respecter l’Accord de Paris, la France a construit une politique climatique avec l’objectif ambitieux d’atteindre la neutralité carbone en 2050. Cette politique s’articule autour de deux grands volets présentés par le président de la République le 27 novembre dernier :

  • La stratégie française pour l’énergie et le climat, pour conduire la politique d’atténuation. Elle repose à la fois sur la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) et sur la Stratégie nationale bas carbone (SNBC) ;
  • Le Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC).

La SNBC est en fait la feuille de route de la France pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre.

Quant à la PPE, elle fixe les priorités d’actions dans le domaine de l’énergie pour la décennie à venir (cf. documents infra)

PEE1

PEE2

COP21

 

 

 

 

 

Source : europa.eu

Rappelons que l’Accord de Paris prévoit :

  • de limiter d’ici à 2100 le réchauffement climatique à +2°C maximum, et de poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5°C ;
  • une aide annuelle de 100 milliards de dollars d’ici à 2020 pour aider les pays pauvres à atteindre ces objectifs.

Les pays réunis à Katowice doivent s’engager à intensifier leurs efforts pour diminuer de manière drastique leurs émissions de gaz à effet de serre. En effet, selon le récent rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les engagements actuels conduiraient à une hausse de la température moyenne mondiale de plus de 3°C par rapport à l’ère préindustrielle.

La France, quant à elle, s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40% d’ici à 2030.

Mais il s’agit également de faire redémarrer le Fonds vert pour le climat.

Le Fonds vert pour le climat (FVC)

Le FVC, véritable caisse commune des investissements en faveur du climat pour les pays en voie de développement, a été lancé fin 2011. C’est en effet un mécanisme financier de la CCNUCC qui a pour objectifs de limiter ou de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans les pays en développement et d’aider les communautés vulnérables à s’adapter aux impacts des changements climatiques. A terme, le FVC devrait devenir le principal mécanisme financier multilatéral destiné à soutenir les mesures en faveur du climat dans les pays en développement.

Ainsi, en février 2016, le FVC avait levé l’équivalent de 10,2 milliards de dollars de capitaux, promis par 42 gouvernements pour financer des projets d’adaptation et d’atténuation dans les pays en développement.

Après avoir appelé en septembre à une tarification des gaz à effet de serre émis,  et donc du carbone, la Banque mondiale a annoncé, le 3 décembre, la mobilisation d’environ 200 milliards de dollars de financements de 2021 à 2025 pour aider les pays en développement face au changement climatique, soit près du double de ce qui avait alloué pour la période précédente.

Tous unis pour sauver la Planète ?

Pas vraiment ou pas totalement.

Selon Laurence Tubiana,[ii] la COP 24 est « un sommet technique, mais avec un enjeu politique fort » et pourtant « il y a une démobilisation (…) et il est important de refaire du climat un sujet politique de haut niveau »

Les Etats-Unis, non seulement la première puissance politique et économique mondiale mais aussi le deuxième plus gros émetteur de gaz à effet de serre au monde après la Chine, se sont retirés de l’Accord de Paris.

L’Australie et le Brésil ont tous deux fait savoir qu’ils limiteraient au maximum leurs engagements.

Quid de la Chine ?

Paradoxalement, le premier émetteur de gaz à effet de serre au monde pourrait s’avérer un partenaire « relativement » fiable pour l’Union européenne face aux États-Unis.

En effet, après le retrait des Etats-Unis, on a pu constater que la Chine s’est intéressée aux pays en voie de développement pour relever leurs ambitions et a mis en avant la théorie de « responsabilité partagée mais différenciée ». Il s’agit à cet égard de considérer que les pays développés, dont l’empreinte carbone est élevée, doivent aider les pays en développement pour lutter contre le changement climatique.

Il faut en outre souligner que la Chine a atteint les objectifs qu’elle s’était fixée pour 2020 en ce qui concerne l’émission de gaz à effet de serre. Elle est également aujourd’hui le premier investisseur mondial en énergie propre.

A contrario, la Chine poursuit la construction de nouvelles centrales thermiques, et finance via des programmes d’investissement, la construction de centrales à charbon au Pakistan, en Egypte ou dans les Balkans.

Quid du Brésil ?

Les récentes élections présidentielles ne sont pas sans influencer les négociations en matière de transition écologique. En effet, la COP24 commence à peine qu’une nouvelle difficulté a vu le jour cette semaine.

Le 28 novembre dernier, le ministre des Affaires étrangères brésilien a annoncé que le Brésil renonçait finalement à accueillir la COP 25 (prévue du 11 au 22 novembre 2019) : « En raison de restrictions budgétaires (…) et du processus de transition avec la nouvelle administration qui prendra ses fonctions le 1er janvier 2019, le gouvernement brésilien s’est vu contraint de retirer son offre de recevoir la COP25 ».

Si la COP25 ne se tiendra pas au Brésil, alors où ?

Compliqué en effet, en raison du système onusien de rotation des régions organisatrices. C’est un gouvernement d’Amérique latine ou des Caraïbes qui doit organiser le sommet de 2019. Quelle solution ? La présidence d’un pays caribéen, avec accueil du sommet par l’Allemagne, à Bonn, sur le modèle de la COP 23 présidée par les Fiji ? A suivre.

Au même moment, en France, le « Mouvement des Gilets Jaunes » montre combien les efforts pour sauver la planète pour les générations futures peuvent être incompris et s’opposer – malheureusement de manière violente voire irresponsable, aux demandes pour un besoin de mieux vivre aujourd’hui.

Et pourtant il y a urgence. Urgence écologique planétaire versus urgence sociale individuelle. Comment réussir à concilier ces deux priorités que sont une politique de transition écologique ambitieuse et une politique sociale juste ? Telle est la difficile équation qui doit être résolue. Il est toutefois indéniable que la ou les réponses des institutions en place ne sont pas aussi faciles à faire que certains peuvent le prétendre. Ne nous voilons pas la face, une réponse rapide, à chaud, ne réglera pas le problème de fond.

 « Nous n’avons pas le luxe d’attendre » c’est ce qu’il ressort de la tribune « Sonnons l’alarme climatique » publiée le 3 décembre dans France Info dans laquelle plus de soixante associations souhaitent « contribuer à l’amplification du réveil citoyen afin de reprendre le contrôle et engager une transition écologique plus ambitieuse et plus juste ».

Pour conclure, nous attendons beaucoup de cette COP24 car l’urgence est bien réelle. Mais les débuts ne sont pas prometteurs. Gardons à l’esprit que cette Conférence des Parties – qui est un véritable moment politique – intervient dans un contexte complètement différent de celui de 2015 (Etats-Unis, Brésil, etc…) ce qui ajoute de la complexité dans l’élaboration des propositions.

Toutefois, il est indispensable d’aboutir à la rédaction d’une feuille de route ambitieuse et juste pour réaliser l’Accord de Paris voire faire encore plus et mieux car pour  reprendre une phrase du récent rapport du GIEC « plus on laisse le climat dériver, plus le monde sera injuste ».

Mais en attendant de connaître les avancées et les conclusions des échanges qui émaneront de cette COP24, nous vous proposerons dans les tout prochains jours, une courte note sur le Haut Conseil pour le Climat.

[i] La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a été adoptée au cours du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992 par 154 États auxquels il faut ajouter la totalité des membres de la Communauté européenne. Elle est entrée en vigueur le 21 mars 1994.

[ii] Ex-ambassadrice de l’Accord de Paris, Directrice de la Fondation européenne pour le climat (ECF), Fondatrice de l’IDDRI (l’Institut du Développement Durable et des Relations Internationales), professeur à Sciences Po Paris et membre du tout nouveau Haut Conseil pour le climat.

BONUS

http://cop24.katowice.eu/fr/

https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/accord-paris-et-cadre-international-lutte-contre-changement-climatique

https://mobile.francetvinfo.fr/monde/environnement/cop24/tribune-nous-n-avons-pas-le-luxe-d-attendre-des-associations-des-ong-veulent-amplifier-le-reveil-citoyen-pour-la-justice-soc

https://www.touteleurope.eu/actualite/climat-que-peut-l-europe.html

https://www.touteleurope.eu/actualite/la-lutte-contre-le-changement-climatique-en-12-dates.html

https://www.touteleurope.eu/actualite/changement-climatique-quel-impact-en-europe.html

https://ec.europa.eu/eurostat/documents/2995521/8869805/8-04052018-BP-FR.pdf/bc1dd77f-8a91-4e42-bbca-79055e55608f

https://www.lecese.fr/content/cop-24-societe-civile-et-justice-climatique