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Le grand débat national – suite

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Dans le prolongement de nos articles des 18 décembre 2018 :

https://remlourdes65.com/2018/12/19/le-grand-debat-national/

et du 14 courant

https://remlourdes65.com/2019/01/14/le-grand-debat-national-suite/

nous sommes aujourd’hui en mesure de vous communiquer les modalités d’organisation de ce grand débat avec sa charte, son kit de fonctionnement et ses fiches thématiques.

Eléments que vous pourrez retrouver via le lien https://granddebat.fr/pages/ressources

Cependant, il nous a semblé intéressant de vous en donner ici l’intégralité de la charte.

Charte du Grand Débat

Toute personne peut s’exprimer librement dans le cadre du grand débat sous réserve de respecter la présente charte.

Cette charte est fondée sur les principes de pluralisme, d’argumentation, de transparence et de laïcité. Elle a pour fonction de protéger le débat et de le rendre accessible à toute expression qui respecte les principes généraux de la démocratie.

En tant que participant /organisateur / animateur / rapporteur, j’atteste de ma pleine et entière adhésion aux valeurs républicaines et aux règles du débat démocratique, je m’engage à :

  • respecter les autres participants et leurs opinions, mêmes si elles sont différentes des miennes
  • contribuer au grand débat avec des propositions et des arguments
  • n’exprimer, diffuser, ou partager aucun contenu offensant ou contraire à la loi
  • ne diffuser aucune information volontairement erronée, tronquée ou hors sujet
  • ne diffuser aucun message à vocation publicitaire, promotionnelle, pornographique ou commerciale
  • éviter tout prosélytisme
  • ne pas porter atteinte à autrui, c’est-à-dire attaquer une personne ou un groupe de personnes en raison de leurs caractéristiques propres
  • ne tenir aucun propos injurieux, grossier, diffamatoire, irrespectueux, agressif, violent, raciste, xénophobe, homophobe, sexiste, ou faisant l’apologie des crimes de guerre
  • ne pas renvoyer vers des sites, médias ou supports dont la teneur ne respecterait pas la présente charte.

En tant qu’organisateur / animateur / rapporteur d’un débat, je m’engage à :

  • adopter une posture de neutralité vis à vis des participants, ne pas prendre parti pour tel ou tel raisonnement, proposition ou avis, participant etc.
  • veiller à ce que chacune et chacun puisse s’exprimer
  • informer les participants de la présente charte et la faire respecter
  • restituer le débat de manière fidèle aux échanges.

Les contributions contraires à cette charte sont susceptibles d’être modérées ou supprimées sans préavis par l’équipe de modération.

En cas de violation grave ou répétée de la Charte, l’utilisateur en ligne est passible de voir son compte suspendu ou supprimé, le participant à un débat susceptible d’être exclu du débat par son organisateur / animateur

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Le Grand Débat National – suite

Consultation

Il y a quelques semaines, nous avons publié une courte présentation sur le Grand Débat National et nous vous avions alors indiqué que nous reviendrons sur le cadre, les modalités de celui-ci. Nous pouvons aujourd’hui le faire après la réception de la lettre qui a été adressée par le président de la République à l’ensemble des Français.

Depuis plusieurs semaines, sur l’ensemble du Pays, nous assistons à des scènes de violence, entendons des propos, voyons des attitudes qui sont autant de signes non pas d’une méfiance à l’égard des institutions mais bien d’une véritable défiance et la révélation même du non-respect des valeurs, des biens, des symboles et des élus de la République. Un véritable climat de guerre civile.

Quelles en sont les causes ? Une paupérisation économique, culturelle ou intellectuelle, un problème d’éducation, de l’impatience, un manque d’ouverture d’esprit ? ou tout cela réuni ? Selon une récente étude du CEVIPOF[1] (Centre de recherches politiques de Sciences Po, unité mixte de recherche sous la tutelle de l’IEP de Paris et du CNRS) sur le moral des Français celui-ci est dominé par un sentiment de lassitude, de morosité et de méfiance.

Dans une démocratie, il est pourtant indispensable qu’il y ait un contre-pouvoir représenté par une opposition voire des oppositions mais ce qui est reproché par de nombreux Français aujourd’hui c’est la forme que prend cette opposition. En effet, si la colère est compréhensible, la violence et le non-respect des valeurs républicaines ne sont, quant à elles, pas admissibles.

Il est vrai qu’Internet est venu bouleverser les rapports au pouvoir, les rapports des uns avec les autres. Pour le bien mais souvent, malheureusement pour le pire : propos diffamatoires, haineux, mensongers (fake news). Lourdes, petite ville de moins de 14 000 habitants en est un exemple. Ainsi, nous pouvons aisément imaginer l’impact désastreux de ce phénomène à l’échelon national, international, cela peut donner le frisson.

Si un contre-pouvoir est nécessaire, il est tout aussi nécessaire de respecter le principe républicain et la fonction des femmes et des hommes qui le composent.

Exceptionnellement, dans le cadre d’une publication du Cercle de réflexion, je me permets de m’exprimer à titre personnel. En effet, comme j’ai coutume de le dire, j’ai des adversaires politiques mais je n’ai pas d’ennemi. Au même titre que je pardonne mais me souviens pour mieux avancer. Je sais que mon attitude dérange.

Depuis des mois, au sein de l’association une question nous taraude et elle prend toute son importance depuis quelques semaines : comment faire pour sauver nos institutions ? Comment faire pour tenter de redonner aux citoyens le sens du partage au sens étymologique du terme « pars agere » à savoir prendre sa part, avancer et par extension : agir ensemble. Agir ensemble pour le bien commun, l’intérêt général.  Et si le Grand Débat National en était le moyen ?

Aujourd’hui, Emmanuel Macron, a adressé une lettre à tous les Français, une longue lettre certes, mais simple avec des questions concrètes dont vous pouvez retrouver l’intégralité infra.

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Le président de la République nous invite à participer à une initiative inédite qui commencera officiellement demain, mardi 15 janvier, avec le Grand Débat National. Il nous est en fait proposé de participer à un nouveau contrat avec la Nation dont le déroulement sera sous la houlette d’un duo paritaire composé d’Emmanuelle Wargon et Stéphane Lecornu. Par ailleurs, un site Internet devrait être lancé officiellement le même jour (https://www.gouvernement.fr/le-grand-debat-national).

Les questions figurant dans la lettre s’articulent autour des thèmes de la fiscalité, la démocratie, la transition écologique, la laïcité ou encore l’immigration.

« S’il n’y aura pas de questions interdites » (sic), le président de la République non seulement délimite un cadre avec des lignes rouges telle la suppression de l’ISF, mais aussi ouvre la porte à des réformes importantes telle que le référendum d’initiative citoyenne.   Nous vous proposons quelques questions extraites du courrier présidentiel, sachant que chacun d’entre nous à la possibilité d’en formuler d’autres ou d’ouvrir ces questions (liste non exhaustive) :

  • Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ?
  • Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ?
  • Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ? À l’inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer ?
  • Comment mieux organiser notre pacte social ? Quels objectifs définir en priorité ?
  • Y a-t-il trop d’échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales ? Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d’action au plus près des citoyens ? À quels niveaux et pour quels services ?
  • Comment voudriez-vous que l’État soit organisé et comment peut-il améliorer son action ? Faut-il revoir le fonctionnement de l’administration et comment ?
  • Comment l’État et les collectivités locales peuvent-ils s’améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté et que proposez-vous ?
  • Comment finance-t-on la transition écologique : par l’impôt, par les taxes et qui doit être concerné en priorité ?
  • Comment rend-on les solutions concrètes accessibles à tous, par exemple pour remplacer sa vieille chaudière ou sa vieille voiture ? Quelles sont les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier ?
  • Quelles sont les solutions pour se déplacer, se loger, se chauffer, se nourrir qui doivent être conçues plutôt au niveau local que national ? Quelles propositions concrètes feriez-vous pour accélérer notre transition environnementale ?
  • Comment devons-nous garantir scientifiquement les choix que nous devons faire à cet égard ? Comment faire partager ces choix à l’échelon européen et international pour que nos agriculteurs et nos industriels ne soient pas pénalisés par rapport à leurs concurrents étrangers ?
  • Faut-il reconnaître le vote blanc ? Faut-il rendre le vote obligatoire ?
  • Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques ?
  • Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d’élus ?
  • Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Économique, Social et Environnemental, doivent-elles jouer pour représenter nos territoires et la société civile ? Faut-il les transformer et comment ?
  • Quelles évolutions souhaitez-vous pour rendre la participation citoyenne plus active, la démocratie plus participative ?
  • Faut-il associer davantage et directement des citoyens non élus, par exemple tirés au sort, à la décision publique ?
  • Faut-il accroître le recours aux référendums et qui doit en avoir l’initiative ?
  • Que proposez-vous pour améliorer l’intégration dans notre Nation ? En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?
  • Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l’État et les religions de notre pays ? Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

Outre les questions, le message principal est important, mais à l’évidence, il renvoie les Français devant leurs contradictions.

Par ailleurs, ce Grand Débat National nécessitera un gros travail de relecture à commencer par la collecte de l’ensemble des réponses (qui pourront se faire sous diverses formes : courrier postal, via Internet, etc…), leur traitement, le tout dans des délais très courts puisque cette grande consultation nationale prendra fin le 15 mars prochain.

Mais que sera vraiment ce Grand Débat National : un défouloir, une poubelle à débat ?

Ce débat semble pourtant être une formidable opportunité offerte aux Français pour s’emparer des questions, si certaines sont suggérées il ne faut hésiter à   les ouvrir. L’intelligence collective est absolument nécessaire à la survie de notre démocratie.

Comment pouvons-nous faire pour inciter les citoyens à prendre part au Grand Débat National quand la majorité d’entre eux pense que cet exercice est stérile et que, soyons lucides, nombreux sont ceux qui ne souhaitent qu’une chose, « le départ » d’Emmanuel Macron. Comment leur redonner le goût de la chose, un esprit curieux et non pas la facilité de lire tout ce qui circule sur le Net, l’envie de comprendre, etc…

On assiste à un boycott qui ressemble plus à une attitude psychorigide, à une déconsidération de la fonction même, qu’il s’agisse d’élu ou à Lourdes du clergé voire un non-respect patent de la démocratie. Il n’y a plus de dialogue direct, de personnes à personnes.

Il est à craindre malheureusement qu’une majorité de Français n’ait aucune envie d’entendre, de comprendre et de dialoguer. Ainsi, pour reprendre un exemple local, à Lourdes depuis deux mois, un cahier de doléances est mis à disposition des citoyens, à ce jour, seuls deux commentaires y figurent ! Etonnant quand sur les réseaux sociaux certains lourdais se déchaînent sans vergogne tant contre le pouvoir local que contre le président de la République et sa politique. Espérons que le Grand Débat National aura plus de succès !

Il est pourtant très important que les Français se saisissent de cette opportunité qui leur est offerte.

Mais comment faire ? Comment le rendre crédible ? Comment inciter les Français à prendre part à cet exercice de démocratie participative que nous propose le président de la République avec le Grand Débat National ? Comment éviter que le message soit troublé, les participations trustées par des partis extrémistes ou des associations radicales ?

Comment rendre audible le message présidentiel, face à cette forme de terrorisme d’un « nouveau politiquement correct » émanant d’un groupe qui semble dans l’incapacité de raisonner et de devenir raisonnable pour un dialogue indispensable pour la sauvegarde de nos institutions.

Comment lutter contre une certaine victimisation ? Cette certitude que le mal vient toujours de l’extérieur, des autres. Comment faire comprendre qu’être humain c’est être responsable ?

Difficile de faire de la pédagogie, de se rendre audible. Difficile d’inciter au discernement. Surtout si on tient compte du sondage qui vient d’être publié dans l’Obs, dans lequel à six affirmations plus grossières les unes que les autres, 24 % des Français ont répondu qu’elles étaient exactes et que selon 76 % des sondés au moins une des affirmations est exacte. Cela montre combien, même fort d’arguments, d’exemples concrets, il est difficile de rectifier les choses erronées que ce soient des faits ou des paroles.

En outre, au vu de la méfiance qui existe envers les « sachants », les élus et les institutions, c’est à nous, à notre niveau, en notre qualité de citoyen lambda mais impliqué dans la vie publique, de faire fi des habitudes et continuer à aller à contre-courant pour le bien-vivre ensemble républicain et la sauvegarde de notre démocratie.

Tout ceci pour vous faire part de mon inquiétude non seulement sur la pédagogie que nous devons mener sur le déroulement du Grand Débat National mais aussi sur la participation. Première étape avant les élections européennes. Nous ne pouvons pas nous permettre de rater ces deux échéances.

Alors « comment transformer ensemble les colères en solutions » ?

Sachons garder notre dignité, cela sera notre plus grande force de conviction. Jouons de la proximité, de la bienveillance, du respect, de l’écoute, etc…

Face à l’agressivité, à cette violence qui s’exprime sous toutes ses formes, rester calme, ouvert et constructif. C’est que nous tentons de faire au travers de l’ensemble de nos travaux au sein de notre Cercle de réflexion.

Ne fuyons pas ! Il est de notre responsabilité de citoyen impliqué dans la vie publique et politique de soutenir nos valeurs, la démocratie, la République.

N’ayons pas peur de rappeler le fonctionnement de notre République, de la Constitution, des droits et des devoirs de chacun des citoyens, la chance que nous avons de vivre dans une démocratie, dans un pays où certes il existe des inégalités mais où le système de protection sociale et le système de santé nous sont enviés.

Il est indéniable que nos institutions ont besoin d’être réformées, constat qui n’est d’ailleurs pas nouveau. Toutefois, malgré ses défauts la Vème République nous a permis d’atteindre une plus grande stabilité démocratique en mettant fin aux errements de la IVème. La Constitution de 1958, véritable socle du vivre-ensemble et de la protection des libertés, est faite pour durer, être adaptée, améliorée.

Dès mercredi, vous pourrez découvrir notre nouvelle chronique consacrée à la Constitution (en trois parties) qui sera suivie par une chronique sur la révision des institutions. Puis, nous enchaînerons avec une chronique sur le lobbying parlementaire et les élections municipales.

[1]

https://www.sciencespo.fr/cevipof/sites/sciencespo.fr.cevipof/files/CEVIPOF_confiance_vague10-1.pdf

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Bonne année !

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A l’aube de 2019, je tiens à vous transmettre au nom du cercle de réflexion REMLourdes ainsi qu’en mon nom personnel, mes meilleurs vœux pour la nouvelle année. Qu’elle vous apporte la santé, la joie et la prospérité que vous pouvez espérer.

Ces premiers mois d’existence ont été très riches et ceci grâce à vous et à votre soutien fidèle.

Merci !

Nous avons en effet publié plus de 180 articles portant sur les grands thèmes du débat public local, national et international sans oublier notre revue de presse hebdomadaire.

Nous avons ouvert le débat citoyen en lançant une enquête publique sur la redynamisation du centre-ville de Lourdes à laquelle ont participé près de 600 personnes.

Nous avons également organisé deux conférences-débats réunissant une centaine de participants.

2019 s’annonce une année riche.

Nous poursuivrons nos travaux avec bien sûr, le Grand débat national lancé par le Gouvernement mais aussi avec les élections européennes auxquelles nous serons particulièrement attachés et bien d’autres projets qui reposeront sur nos trois piliers fondamentaux : comprendre, anticiper, préparer ; et nos mots clefs : réagir, débattre, proposer, et partager en toute liberté.

En attendant, belle et bonne année à toutes et à tous !

Marie-Agnès Staricky, présidente de REMLourdes

Crédit photo : Aquarelle de J. Bettewicz – peintre de la bouche

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Consultations citoyennes sur l’Europe – suite

 

Pour compléter notre récent article du 4 décembre, consacré au rapport remis par Chantal Jouanno, présidente de la CNDP à Nathalie Loiseau, ministre en charge des Affaires européennes, nous vous proposons le rapport conjoint sur les consultations citoyennes, établi au nom de la présidence autrichienne et de la prochaine présidence roumaine.

Les conclusions générales des Consultations citoyennes sur l’Europe ont été dévoilées le 14 décembre à Bruxelles, à l’occasion du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement. L’immigration, l’environnement et la convergence sociale comptent parmi les principaux défis de l’UE, selon les Européens qui ont participé aux 1700 rencontres organisées ces derniers mois.

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5 décembre – Journée mondiale du bénévolat

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Le bénévolat, une valeur républicaine

Instituée par l’ONU le 17 décembre 1985, la Journée mondiale du bénévolat (volontariat dans le texte) a pour objectif non seulement de promouvoir le travail des bénévoles pour le développement économique et social que ce soit au niveau local, national et international, mais aussi de mettre en avant le rôle joué par les structures associatives qui s’efforcent de répondre aux divers besoins de la vie sociale.

La France championne d’Europe

9 associations sur 10 sont exclusivement gérées par des bénévoles.

Actuellement, on estime à 1,5 millions le nombre d’associations actives en France et à 13 millions le nombre de bénévoles soit un quart de la population.

Le budget cumulé des associations actives représente 113,3 milliards d’euros soit environ 3,3 % du PIB français.

Nous en profitons pour vous annoncer que notre cercle de réflexion travaille actuellement sur le sujet (statut, droits du bénévole, impact de la loi PACTE sur les associations, etc…). Une note de synthèse « Repenser le bénévolat en France » sera publiée au cours du premier trimestre 2019.

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Quelle est votre Europe ? – le rapport des Consultations citoyennes a été rendu public ce matin

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Lancé en avril dernier dans les 27 Etats-membres de l’Union européenne, le processus de Consultations citoyennes sur l’Europe s’est achevé pour la France, le 31 octobre dernier.

Les 1 082 consultations organisées en France, auxquelles ont participé 70 000 personnes, ont permis la rédaction d’un rapport qui a été remis ce matin par Chantal Jouanno, présidente de la CNDP à Nathalie Loiseau, ministre en charge des Affaires européennes.

Les propositions des citoyens européens remonteront jusqu’à Bruxelles d’ici la fin de l’année.

Mais, on peut déjà dire que sur les quatorze arbres argumentatifs (thématiques) identifiés les plus importants sont :

  • La citoyenneté (pas dans une notion d’uniformité mais de différence) ;
  • La communication : plus de transparence, mieux connaître et mieux comprendre ce que fait l’UE ;
  • L’environnement ;
  • L’approfondissement.

Certains thèmes ont été rarement abordés voire absents :

  • L’élargissement ;
  • L’immigration ;
  • La Justice.

Si vous souhaitez en savoir plus, nous vous proposons les deux liens infra.

https://www.quelleestvotreeurope.fr/fileadmin/_TLEv3/Consultations-citoyennes/CONSULTATIONS-CITOYENNES-SUR-L-EUROPE-resume.pdf

https://www.touteleurope.eu/actualite/consultations-citoyennes-le-rapport-francais-remis-a-la-ministre.html

La semaine prochaine – mardi 11 décembre – vous pourrez découvrir la dernière partie de notre chronique consacrée au budget européen.

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Conference of the Parties – COP24 à Katowice (Pologne)

 

cop24-1024x309Conference of the Parties – COP24

 Katowice (Pologne) du 2 au 14 décembre 2018

La 24ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) [i]s’est ouverte le 2 décembre à Katowice, réunion internationale sur le climat la plus importante depuis l’adoption de l’Accord de Paris. Cette conférence se déroulera jusqu’au 14 décembre 2018.

CCNUCC

Cette troisième édition polonaise d’une COP sera présidée par le vice-ministre polonais de l’Energie, Michał Kurtyka. Troisième édition, en effet, car les COP14 (2008) et 19 (2013) ont été également organisées par la Pologne.

A l’heure où l’on prône la décarbonisation, la COP24 se déroulera à Katowice, cité minière au sud de la Pologne (bassin charbonnier de la Silésie). Paradoxe s’il en est, le premier lobby mondial est celui des énergies fossiles !  

Parmi les participants, près de deux cent Etats seront représentés mais aussi des ONG, institutions, etc. La France sera représentée par François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire et Brune Poirson, Secrétaire d’État.

Quels sont les objectifs de la COP24 ?

La COP24 a pour ambition de concrétiser en directives l’Accord de Paris qui a été signé le 12 décembre 2015 au Bourget à l’issue de la COP21.

Elle a pour objectif de fixer un cadre international d’action ambitieux pour lutter contre les changements climatiques. Ces quinze jours de débats devront permettre la rédaction d’une feuille de route pour que chaque Etat puisse appliquer l’Accord concrètement.

Elle devra en outre adopter le « plan d’action de Katowice pour la transition juste ».

Les engagements de la France

Pour respecter l’Accord de Paris, la France a construit une politique climatique avec l’objectif ambitieux d’atteindre la neutralité carbone en 2050. Cette politique s’articule autour de deux grands volets présentés par le président de la République le 27 novembre dernier :

  • La stratégie française pour l’énergie et le climat, pour conduire la politique d’atténuation. Elle repose à la fois sur la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) et sur la Stratégie nationale bas carbone (SNBC) ;
  • Le Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC).

La SNBC est en fait la feuille de route de la France pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre.

Quant à la PPE, elle fixe les priorités d’actions dans le domaine de l’énergie pour la décennie à venir (cf. documents infra)

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COP21

 

 

 

 

 

Source : europa.eu

Rappelons que l’Accord de Paris prévoit :

  • de limiter d’ici à 2100 le réchauffement climatique à +2°C maximum, et de poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5°C ;
  • une aide annuelle de 100 milliards de dollars d’ici à 2020 pour aider les pays pauvres à atteindre ces objectifs.

Les pays réunis à Katowice doivent s’engager à intensifier leurs efforts pour diminuer de manière drastique leurs émissions de gaz à effet de serre. En effet, selon le récent rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les engagements actuels conduiraient à une hausse de la température moyenne mondiale de plus de 3°C par rapport à l’ère préindustrielle.

La France, quant à elle, s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40% d’ici à 2030.

Mais il s’agit également de faire redémarrer le Fonds vert pour le climat.

Le Fonds vert pour le climat (FVC)

Le FVC, véritable caisse commune des investissements en faveur du climat pour les pays en voie de développement, a été lancé fin 2011. C’est en effet un mécanisme financier de la CCNUCC qui a pour objectifs de limiter ou de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans les pays en développement et d’aider les communautés vulnérables à s’adapter aux impacts des changements climatiques. A terme, le FVC devrait devenir le principal mécanisme financier multilatéral destiné à soutenir les mesures en faveur du climat dans les pays en développement.

Ainsi, en février 2016, le FVC avait levé l’équivalent de 10,2 milliards de dollars de capitaux, promis par 42 gouvernements pour financer des projets d’adaptation et d’atténuation dans les pays en développement.

Après avoir appelé en septembre à une tarification des gaz à effet de serre émis,  et donc du carbone, la Banque mondiale a annoncé, le 3 décembre, la mobilisation d’environ 200 milliards de dollars de financements de 2021 à 2025 pour aider les pays en développement face au changement climatique, soit près du double de ce qui avait alloué pour la période précédente.

Tous unis pour sauver la Planète ?

Pas vraiment ou pas totalement.

Selon Laurence Tubiana,[ii] la COP 24 est « un sommet technique, mais avec un enjeu politique fort » et pourtant « il y a une démobilisation (…) et il est important de refaire du climat un sujet politique de haut niveau »

Les Etats-Unis, non seulement la première puissance politique et économique mondiale mais aussi le deuxième plus gros émetteur de gaz à effet de serre au monde après la Chine, se sont retirés de l’Accord de Paris.

L’Australie et le Brésil ont tous deux fait savoir qu’ils limiteraient au maximum leurs engagements.

Quid de la Chine ?

Paradoxalement, le premier émetteur de gaz à effet de serre au monde pourrait s’avérer un partenaire « relativement » fiable pour l’Union européenne face aux États-Unis.

En effet, après le retrait des Etats-Unis, on a pu constater que la Chine s’est intéressée aux pays en voie de développement pour relever leurs ambitions et a mis en avant la théorie de « responsabilité partagée mais différenciée ». Il s’agit à cet égard de considérer que les pays développés, dont l’empreinte carbone est élevée, doivent aider les pays en développement pour lutter contre le changement climatique.

Il faut en outre souligner que la Chine a atteint les objectifs qu’elle s’était fixée pour 2020 en ce qui concerne l’émission de gaz à effet de serre. Elle est également aujourd’hui le premier investisseur mondial en énergie propre.

A contrario, la Chine poursuit la construction de nouvelles centrales thermiques, et finance via des programmes d’investissement, la construction de centrales à charbon au Pakistan, en Egypte ou dans les Balkans.

Quid du Brésil ?

Les récentes élections présidentielles ne sont pas sans influencer les négociations en matière de transition écologique. En effet, la COP24 commence à peine qu’une nouvelle difficulté a vu le jour cette semaine.

Le 28 novembre dernier, le ministre des Affaires étrangères brésilien a annoncé que le Brésil renonçait finalement à accueillir la COP 25 (prévue du 11 au 22 novembre 2019) : « En raison de restrictions budgétaires (…) et du processus de transition avec la nouvelle administration qui prendra ses fonctions le 1er janvier 2019, le gouvernement brésilien s’est vu contraint de retirer son offre de recevoir la COP25 ».

Si la COP25 ne se tiendra pas au Brésil, alors où ?

Compliqué en effet, en raison du système onusien de rotation des régions organisatrices. C’est un gouvernement d’Amérique latine ou des Caraïbes qui doit organiser le sommet de 2019. Quelle solution ? La présidence d’un pays caribéen, avec accueil du sommet par l’Allemagne, à Bonn, sur le modèle de la COP 23 présidée par les Fiji ? A suivre.

Au même moment, en France, le « Mouvement des Gilets Jaunes » montre combien les efforts pour sauver la planète pour les générations futures peuvent être incompris et s’opposer – malheureusement de manière violente voire irresponsable, aux demandes pour un besoin de mieux vivre aujourd’hui.

Et pourtant il y a urgence. Urgence écologique planétaire versus urgence sociale individuelle. Comment réussir à concilier ces deux priorités que sont une politique de transition écologique ambitieuse et une politique sociale juste ? Telle est la difficile équation qui doit être résolue. Il est toutefois indéniable que la ou les réponses des institutions en place ne sont pas aussi faciles à faire que certains peuvent le prétendre. Ne nous voilons pas la face, une réponse rapide, à chaud, ne réglera pas le problème de fond.

 « Nous n’avons pas le luxe d’attendre » c’est ce qu’il ressort de la tribune « Sonnons l’alarme climatique » publiée le 3 décembre dans France Info dans laquelle plus de soixante associations souhaitent « contribuer à l’amplification du réveil citoyen afin de reprendre le contrôle et engager une transition écologique plus ambitieuse et plus juste ».

Pour conclure, nous attendons beaucoup de cette COP24 car l’urgence est bien réelle. Mais les débuts ne sont pas prometteurs. Gardons à l’esprit que cette Conférence des Parties – qui est un véritable moment politique – intervient dans un contexte complètement différent de celui de 2015 (Etats-Unis, Brésil, etc…) ce qui ajoute de la complexité dans l’élaboration des propositions.

Toutefois, il est indispensable d’aboutir à la rédaction d’une feuille de route ambitieuse et juste pour réaliser l’Accord de Paris voire faire encore plus et mieux car pour  reprendre une phrase du récent rapport du GIEC « plus on laisse le climat dériver, plus le monde sera injuste ».

Mais en attendant de connaître les avancées et les conclusions des échanges qui émaneront de cette COP24, nous vous proposerons dans les tout prochains jours, une courte note sur le Haut Conseil pour le Climat.

[i] La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a été adoptée au cours du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992 par 154 États auxquels il faut ajouter la totalité des membres de la Communauté européenne. Elle est entrée en vigueur le 21 mars 1994.

[ii] Ex-ambassadrice de l’Accord de Paris, Directrice de la Fondation européenne pour le climat (ECF), Fondatrice de l’IDDRI (l’Institut du Développement Durable et des Relations Internationales), professeur à Sciences Po Paris et membre du tout nouveau Haut Conseil pour le climat.

BONUS

http://cop24.katowice.eu/fr/

https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/accord-paris-et-cadre-international-lutte-contre-changement-climatique

https://mobile.francetvinfo.fr/monde/environnement/cop24/tribune-nous-n-avons-pas-le-luxe-d-attendre-des-associations-des-ong-veulent-amplifier-le-reveil-citoyen-pour-la-justice-soc

https://www.touteleurope.eu/actualite/climat-que-peut-l-europe.html

https://www.touteleurope.eu/actualite/la-lutte-contre-le-changement-climatique-en-12-dates.html

https://www.touteleurope.eu/actualite/changement-climatique-quel-impact-en-europe.html

https://ec.europa.eu/eurostat/documents/2995521/8869805/8-04052018-BP-FR.pdf/bc1dd77f-8a91-4e42-bbca-79055e55608f

https://www.lecese.fr/content/cop-24-societe-civile-et-justice-climatique

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L’Europe près de chez nous – Erasmus+ Erasmus pro

L’Europe près de chez nous !

En effet, c’est à Tarbes le 19 novembre, à l’invitation du Mouvement européen des Hautes-Pyrénées et du président de la CCI de Tarbes & Hautes-Pyrénées, que s’est retrouvée une cinquantaine de participants issus d’horizons variés : des membres du corps consulaire, des élus, des représentants de l’Education nationale, des responsables de centres d’apprentissage, des citoyens européistes convaincus, etc… pour une conférence-rencontre sur le thème des dispositifs européens de mobilité à l’étranger des étudiants et des apprentis : Erasmus+ et Erasmus pro.

En l’absence de Jean Arthuis, retenu à Bruxelles en tant que Président de la Commission des budgets au Parlement européen, qui devait présenter son rapport sur Erasmus Pro, Danièle Lamarque, membre de la Cour des comptes européenne, est intervenue sur les deux sujets.

François-Xavier Brunet a complété cette intervention, en sa qualité de grand témoin de la soirée avec un retour sur expériences.

Depuis sa création il y a trente ans, le programme Erasmus de mobilité des étudiants, étendu aux apprentis, formateurs et autres acteurs de la formation, a fait la preuve de son succès : 5 millions de personnes en ont bénéficié, dont 3,3 millions d’étudiants, en majorité d’étudiantes.

Il faut rappeler que la France est, en 2017, le premier pays d’origine et le quatrième de destination des étudiants européens.

Toutefois, les apprentis restent les parents pauvres de ces dispositifs : ils partent moins nombreux et moins longtemps. En effet, en France, le programme a bénéficié à 615 000 étudiants depuis 1987, mais seulement à 25 600 apprentis. Même si, récemment, cette proportion est en hausse en Europe, les apprentis restent minoritaires par suite de différents blocages réglementaires ou culturels.

Aussi, dans son rapport remis en janvier 2018 à la ministre du Travail Muriel Pénicaud, Jean Arthuis, député européen, fait une série de propositions pour faciliter la mobilité des apprentis. Ces mesures sont applicables non seulement au plan national avec notamment la couverture sociale et la garantie de ressources des apprentis mais aussi au plan européen avec le soutien financier et la simplification des procédures.

Le programme Erasmus+ appelle lui aussi des améliorations, analysées par un rapport de 2018 de la Cour des comptes européenne, telles que la simplification des procédures, l’appui aux établissements de formation professionnelle pour trouver des partenaires à l’étranger, et le renforcement du soutien linguistique.
La mobilité à l’étranger a des avantages reconnus par tous : une expérience et une ouverture valorisées dans un CV, des compétences linguistiques, un atout pour l’embauche, une identité européenne plus affirmée.

Il est donc indispensable d’agir sur les freins à la mobilité des étudiants comme des apprentis en mobilisant tous les acteurs concernés, aux plans européen, national et local.

ME65

Cette rencontre qui a permis des échanges riches et constructifs était organisée par Le Mouvement européen des Hautes-Pyrénées. Mais quel est ce mouvement ? Le Mouvement européen France est une association créée il y a 70 ans suite à la seconde guerre mondiale afin de rapprocher les citoyens des pays européens. Organisée en sections départementales, elle regroupe, au-delà de leur appartenance politique, des femmes, des hommes et des organisations qui s’engagent pour une Europe démocratique. L’Europe n’est pas parfaite mais le projet européen lui doit évoluer et être défendu, pensé et soutenu (www.mouvement-europeen.eu).

Courte bio des intervenants :

Danièle Lamarque, désignée par la France en 2014 au collège des 28 membres de la Cour des comptes européenne, est une ancienne élève du lycée Marie Curie de Tarbes. Normalienne et énarque, après trois années dans l’enseignement, elle a fait toute sa carrière à la Cour des comptes française et dans les chambres régionales des comptes de Rouen et Marseille. www.eca.europa.eu @EUAuditors

François-Xavier Brunet, Président de la CCI de Tarbes et Hautes-Pyrénées et responsable national pour les Ecoles de Gestion et de Commerce (EGC), a témoigné de son expérience des formations professionnelles tertiaires. L’EGC de Tarbes vient de célébrer son dixième anniversaire.

Nadine Portail, Présidente du Mouvement européen des Hautes-Pyrénées, a été responsable au centre d’études et de recherches pour les partenariats entre l’Education Nationale, le monde économique, les entreprises et les professions. Elle a abordé le volet apprentissage de la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel du 5/9/2018. En plus de l’arsenal juridico-législatif qui permettra une meilleure mobilité pour les apprentis, la validation et la certification des parcours sont essentielles pour une totale reconnaissance professionnelle. C’était l’objectif de la 3ème semaine européenne des compétences professionnelles qui s’est tenue à Vienne du 5 au 9 novembre dernier et dont Jean Arthuis a assuré le discours de clôture en évoquant entre autre l’index européen des compétences, un nouvel outil des politiques publiques.

L’alternance en Europe est un levier d’excellence et une voie d’avenir que les jeunes peuvent encore mieux appréhender grâce Au guide du Routard de la mobilité européenne des apprentis qui vient de paraître .

Danièle Lamarque, Nadine Portail, François-Xavier Brunet

(crédit photos ma.staricky/remlourdes65)