ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS, Articles

Permis de Louer

C’est la rentrée !

Nous espérons que vous avez, toutes et tous, passé un bel été.

Pour REMLOURDES c’est également le retour de nos publications : articles, chroniques, et revues de presse.

Les sujets et les thématiques abordés dans ces publications hebdomadaires sont, comme vous le savez désormais, très variés. Qu’ils soient ancrés dans l’actualité économique, politique ou sociologique, que les thématiques soient internationales, nationales ou locales, toutes sont le résultat d’une réflexion collective dans le but de vous proposer des publications faciles à lire et qui, nous l’espérons, vous éclaireront et/ou compléteront vos connaissances sur les sujets abordés.

Notre Cercle de réflexion a été créé fin janvier et depuis le début de l’année vous avez été près de 8.000 à suivre les publications de notre blog (www.remlourdes65.com). En vous y abonnant vous pouvez à ce titre recevoir toutes les informations (actualité, publications, etc…) dès leur mise en ligne. Vous êtes également plus de 500 à suivre chacune de nos publications su Facebook et sur Twitter. Pour tout cela et aussi pour tous vos messages de soutien nous vous remercions. Votre soutien fidèle nous encourage à poursuivre nos travaux.

En mai dernier, nous avons lancé une grande consultation citoyenne sur le thème de la redynamisation du centre-ville de Lourdes et à ce jour, vous êtes 527 à y avoir répondu. Afin de présenter la synthèse de cette enquête nous vous invitons à participer nombreux à notre réunion publique qui se tiendra le samedi 22 septembre 2018 à 18h00 au Palais des Congrès de Lourdes.

Aujourd’hui, nous vous proposons un article au format un peu particulier car il est né d’une expérience vécue cet été…ou comment l’expérience de chacun peut servir l’intérêt général.

LE PERMIS DE LOUER

A l’occasion de faits divers, d’ailleurs souvent dramatiques, les médias abordent le thème des mal-logés, et ces personnes malhonnêtes que l’on nomme les « marchands de sommeil » qui proposent les pires solutions aux plus démunis.

On se souvient de l’incendie à Paris en 2005, d’un immeuble boulevard Vincent Auriol qui avait fait dix-sept victimes. Et plus récemment encore avec l’incendie à Aubervilliers d’un immeuble vétuste dans lequel étaient entassées de nombreuses personnes.

On pourrait croire que seules les grandes villes, les villes de banlieue sont touchées par ce fléau qui met en danger chaque année de nombreuses vies humaines, et pourtant….

C’est cet été, dans le cadre d’une activité bénévole, ici à Lourdes, que j’ai pu malheureusement, constater que certains bailleurs étaient de véritables « marchands de sommeil ».

En effet, j’ai pu constater que certains logements lourdais proposés à la location sont véritablement indignes (vétusté, insalubrité, absence de toutes normes de sécurité et d’hygiène…). C’est encore plus flagrant quand à l’intérieur de 20 m² (1 pièce et un coin douche avec toilettes), on vous propose cinq couchages dont deux lits superposés casés dans un recoin de la cuisine (1 mètre de largeur) avec en tête de lit d’un côté le boîtier électrique, à gauche un mur, à droite fenêtre qui ne peut s’ouvrir à cause de sa proximité avec les couchages, etc…. le tout pour 1.400 € par mois, alors nous n’hésitons pas à appeler cela de l’abus voire de l’escroquerie mais surtout de l’atteinte à la dignité humaine.

Il y a quelques semaines, Julien Denormandie, secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des territoires n’a pas hésité à qualifier les « marchands de sommeil » de « criminels au même titre que les trafiquants de drogue, d’armes, de fausse monnaie, de tabac, d’alcool ou de contrefaçon » et à déclarer vouloir leur déclarer une « guerre sans merci ». Il a même ajouté que, prochainement, des propositions seraient faites.

Et pourtant une solution existe déjà pour remédier à ce genre de situations et tenter de lutter plus efficacement contre l’habitat indigne : le « permis de louer », instauré dans le cadre de la loi N° 2014-366 du 24 mars 2014 pour l’Accès au Logement et un Urbanisme rénové dite loi ALUR ou Duflot II.

Avant de voir plus en détail comment fonctionne ce permis de louer, peut-être est-il bon de rappeler quelques chiffres.

Ainsi, selon une circulation ministérielle de mars 2017, on dénombre 420 000 logements en métropole et 70 000 en outre-mer pouvant présenter un risque pour la santé ou la sécurité de leurs occupants ou de tiers, dont 210 000 d’entre eux proposés à la location sont qualifiés « d’indignes ».

ORIGINES

Source : BNF

C’est sous la Seconde République, le 13 avril 1850 qu’est née la première loi pour lutter contre les logements insalubres, elle définit la procédure d’assainissement et préconise la création de commissions municipales spécialisées, excepté pour Paris où il était prévu que ce soit le préfet de la Seine qui exerce ces compétences.

Toutefois, ces dernières n’étant pas obligatoires, l’effet de la loi a été limité.

En effet, selon le député Hippolyte Maze, pour 36 000 communes, on comptait :

– en 1853 : 228 commissions des logements insalubres réparties sur 43 départements ;

– en 1873 : seulement une dizaine ;

– en 1883 : seulement 6 villes dont Paris, Lille, Le Havre, Roubaix, Nancy et Grenoble qui a fonctionné jusqu’en 1910 et ce, avec une organisation spécifique.

Il est à noter qu’à Paris, une mesure qui a été retenue est celle de l’expropriation pour cause d’insalubrité extérieure. Cette mesure est devenue un véritable outil juridique qui d’ailleurs a permis à Napoléon III de transformer la ville de Paris et la réalisation des grands travaux sous la conduite du baron Haussmann.

Plus tard, c’est dans le cadre de la loi ALUR, défendue à l’époque par Cécile Duflot, Ministre chargée du logement, que le permis de louer a été introduit via un amendement déposé par le député Mathieu Hanotin (alors député de la 2ème circonscription de la Seine Saint Denis).

Inspirée de la législation belge, une proposition pour lutter contre l’insalubrité avait déjà été faite par le sénateur Dominique Braye qui avait alors proposé d’expérimenter le permis de louer pendant cinq ans dans les communes et les agglomérations de plus de 50 000 habitants pour les immeubles de plus de trente ans.

C’est finalement le 19 décembre 2016 qu’est pris le décret d’application de la mesure prévoyant de définir où les maires peuvent exiger un permis de louer. Ce dernier permet ainsi aux communes ou EPCI de délimiter des zones soumises à déclaration ou à autorisation préalable de mise en location sur les territoires comportant une proportion importante d’habitats dégradés.

Ce décret s’inscrit dans la lignée des précédents, à savoir :

– celui du 7 décembre 2015 qui permet aux pouvoirs publics d’imposer des travaux aux propriétaires qui loueraient des logements à risque pour la santé ou la sécurité de leurs occupants. C’est une circulaire du 26 octobre 2016 qui précise les modalités et les montants de l’astreinte administrative journalière imposée aux propriétaires ne réalisant pas ces travaux.

– et celui du 18 février 2015 qui prévoit qu’en cas de logement insalubre, les organismes payeurs peuvent suspendre les allocations de logement. Le locataire ne versera au propriétaire que le loyer diminué du montant de ces aides.

Ensuite, ce sont les décrets publiés le 27 mars 2017 et le 4 avril 2017 qui viennent préciser les modalités de la déclaration de mise en location d’un logement ou de la demande d’autorisation préalable de mise en location de logement.

PRINCIPES ET FONCTIONNEMENT

Le permis de louer existe afin de permettre aux collectivités de s’assurer de la qualité des logements proposés à la location. En même temps, cette mesure va permettre d’identifier les « marchands de sommeil ».

En effet, la loi ALUR autorise les communes et les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à définir des secteurs géographiques, voire des catégories de logements ou d’ensembles immobiliers, pour lesquels le bailleur doit réaliser une démarche administrative avant de louer un logement.

Ainsi dans ces secteurs, la mise en location d’un logement peut être soumise, au choix de la commune ou de l’ECPI, à deux types d’autorisation :

– soit à une déclaration de mise en location,

– soit à une autorisation préalable de l’autorité administrative ou permis de louer.

Ces deux régimes permettront aux communes de réaliser des contrôles pour vérifier la bonne qualité des logements mis sur le marché de la location.

Dans ces zones, ce sont les logements loués en vide ou en meublé en tant que résidence principale du locataire qui sont concernés.

En dehors de ces zones, relativement réduites, les bailleurs n’ont aucune démarche à effectuer. C’est pourquoi, le plus souvent, il n’y a pas besoin d’autorisation pour louer un logement.

La déclaration de mise en location

Cette mesure oblige les propriétaires à déclarer à la collectivité la mise en location d’un bien dans les 15 jours suivant la conclusion d’un nouveau contrat de location. Le décret précise le contenu de la déclaration, dont le dépôt donnera lieu à la délivrance d’un récépissé dans un délai d’un mois.

L’autorisation préalable de mise en location ou permis de louer

Cette mesure est plus contraignante. En effet, cette autorisation est nécessaire pour conclure un contrat de location.

Elle est délivrée dans un délai d’un mois et valable deux ans. Dans le cas d’une mutation, le transfert de l’autorisation s’effectue sur simple déclaration auprès de l’EPCI ou de la commune.

Il est à noter que certaines communes facturent ce permis de louer. Toutefois, la loi portant sur l’Evolution du Logement, de l’Aménagement et du Numérique dite loi ELAN pourrait en imposer la gratuité.

Dans les communes où ce dispositif est mis en place, celle-ci est avertie dès qu’un propriétaire envisage de louer son logement. Alors, les services d’hygiène peuvent effectuer des vérifications sur place et s’assurer que le bien est conforme à la location. Dans le cas contraire, ils peuvent imposer aux propriétaires de réaliser les travaux nécessaires à la mise en conformité (état, surface habitable, éléments de confort…) afin de le rendre salubre et sécurisé.

Les sanctions

En cas de location d’un bien malgré un avis défavorable de l’EPCI ou du maire à l’autorisation préalable, le propriétaire est passible d’amendes pouvant aller de 5 000 € à 15 000 €.

En outre, la loi ALUR interdit à un « marchand de sommeil » condamné de racheter de nouveaux logements à des fins de location.

Les communes pionnières en la matière (liste non exhaustive)

Dès 2017, le permis de louer a été mis en place à :

– Bezons (95) ;

– Villiers-le-Bel (95) ;

– Pierrefitte-sur-Seine (93) ;

– La Madeleine (59) ;

– Cazouls-lès-Béziers (30).

Suivies en 2018 par :

– Gennevilliers (92) ;

– Montauban (82) ;

– Mantes-la-Jolie (78) ;

– Boulogne sur Mer (62)

ET A LOURDES, C’EST POUR QUAND ?

A Lourdes où l’essentiel des discussions sur certains réseaux sociaux est axé sur le nombre de friches commerciales, le nombre de rideaux de fer baissés, la propreté de la ville, ou encore le sujet polémique du sens de circulation, sauf erreur, pas un seul mot sur les conditions de location et ce malgré de récents incidents (incendie rue de Latour de Brie, etc…).

Et pourtant. Il suffit de se promener en ville pour voir quantité d’immeubles qui sont dans un état de vétusté incroyable, les façades délabrées, mais contre toute attente qui sont habités.

Ce permis de louer serait indéniablement un beau moyen d’éviter des problèmes lourds de conséquences humaines, judiciaires et financières comme ceux que nous avons rencontrés cet été.

C’est la première fois que ce blog me permet d’exprimer ma profonde indignation et ma colère. Mais pour celles et ceux qui me connaissent : l’injustice, la malveillance, les atteintes à dignité humaine (physiques, verbales, psychiques, etc…) me révoltent.

Nous nous retrouverons prochainement avec une chronique divisée en cinq chapitres qui sera consacrée à la prochaine échéance électorale à savoir les élections européennes qui se dérouleront le 26 mai 2019.

À très bientôt

Marie-Agnès Staricky et l’équipe de REMLOURDES

BONUS

https://journals.openedition.org/rh19/212?&id=212#tocto2n12

https://www.lejdd.fr/societe/a-aubervilliers-devant-les-marchands-de-sommeil-il-ne-faut-rien-lacher-3737966

https://immobilier.lefigaro.fr/article/marchands-de-sommeil-la-loi-logement-prevoit-de-renforcer-les-sanctions_ddf86c8e-a521-11e8-962f-e053b231acdb/

http://logement.blogs.liberation.fr/2013/09/13/lassemblee-vote-la-creation-dun-permis-de-louer/

https://www.persee.fr/doc/aru_0180-930x_1987_num_33_1_1297

ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS, Tout ce qu'il faut savoir

Tout ce qu’il faut savoir – La laïcité (1/4)

1ère partie

Le président de la République vient de se rendre au Vatican où il a été intronisé « premier et unique Chanoine honoraire du Latran » ; une tradition qui remonte à 1604 lorsque le roi Henri IV, renonçant au protestantisme, décida de faire don au Latran (cathédrale du pape) de l’abbaye de Clairac (située dans le Lot-et-Garonne) et de ses revenus. En remerciement, le chapitre du Latran lui attribue un titre canonial.

Pour beaucoup, cette nomination semble être bien éloignée des valeurs républicaines et particulièrement de notre conception de la laïcité. Mais au juste qu’est-ce donc que la laïcité ?

Il s’agit bien sûr d’un concept pour lequel il n’y a pas une mais plusieurs définitions. Il existe même un dictionnaire entier qui lui est dédié et même un dictionnaire amoureux rédigée par le célèbre auteur Henri Pena-Ruiz (dans la série des dictionnaires amoureux).

Quoi qu’il en soit dans la vie publique et politique, à travers les publications de certains citoyens sur Internet ou à la télévision, beaucoup de paroles malmènent souvent ce pilier essentiel de notre société qu’est la laïcité, en n’hésitant pas à dénaturer complètement son essence, sa définition et ses objectifs. Problème de compréhension ? Problème d’interprétation ? Il paraît utile de faire un pont complet sur cette notion. C’est ce que nous vous proposons.

D’ailleurs, ces amalgames apparaissent d’autant plus marqués à Lourdes, où il se dit tout et son contraire sur la laïcité et où l’on assiste à une confusion des genres entre laïcité, religion, faits religieux et République. D’aucuns n’hésitent pas à utiliser le concept de laïcité comme unique clé de lecture de telle ou telle action ou absence d’action d’un élu.

A l’heure où la polémique fait rage autour de la question du voile porté par la présidente de l’UNEF de Paris 4, alors que le président de la République, a l’occasion d’une rencontre organisée par la Conférence des Evêques de France (CEF) aux Bernardins le 9 avril dernier, a prononcé un discours qui fera date portant entre autre sur la laïcité, nous nous proposons donc de consacrer une chronique à ce principe pour en savoir un peu plus.

Nous commencerons par en rappeler les définitions, les origines, puis nous nous pencherons sur son champ d’application et ses impacts au niveau sociétal, politique et éthique.

Définitions

Source image Larousse

La définition du dictionnaire (Larousse)

« Conception et organisation de la société fondée sur la séparation de l’Église et de l’État et qui exclut les Églises de l’exercice de tout pouvoir politique ou administratif, et, en particulier, de l’organisation de l’enseignement. (Le principe de la laïcité de l’État est posé par l’article 1er de la Constitution française de 1958.)

Caractère de ce qui est laïque, indépendant des conceptions religieuses ou partisanes : La laïcité de l’enseignement. »

La définition du Gouvernement

http://www.gouvernement.fr/qu-est-ce-que-la-laicite

« La laïcité repose sur trois principes et valeurs : la liberté de conscience et celle de manifester ses convictions dans les limites du respect de l’ordre public, la séparation des institutions publiques et des organisations religieuses, et l’égalité de tous devant la loi quelles que soient leurs croyances ou leurs convictions.

La laïcité garantit aux croyants et aux non-croyants le même droit à la liberté d’expression de leurs convictions. Elle assure aussi bien le droit d’avoir ou de ne pas avoir de religion, d’en changer ou de ne plus en avoir.

Elle garantit le libre exercice des cultes et la liberté de religion, mais aussi la liberté vis-à-vis de la religion : personne ne peut être contraint au respect de dogmes ou prescriptions religieuses.

La laïcité suppose la séparation de l’Etat et des organisations religieuses. L’ordre politique est fondé sur la seule souveraineté du peuple des citoyens, et l’Etat —qui ne reconnaît et ne salarie aucun culte— ne régit pas le fonctionnement interne des organisations religieuses.

De cette séparation se déduit la neutralité de l’Etat, des collectivités territoriales et des services publics, non de ses usagers.

La République laïque assure ainsi l’égalité des citoyens face à l’administration et au service public, quelles que soient leurs convictions ou croyances.

La laïcité n’est pas une opinion parmi d’autres mais la liberté d’en avoir une. Elle n’est pas une conviction mais le principe qui les autorise toutes, sous réserve du respect de l’ordre public. »

Source image Archives nationales

La définition de la loi de 1905

Article 1 : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seuls restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public ».

Article 2 : « La République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente-loi, seront supprimées des budgets de l’Etat, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l’exercice des cultes ».

Vous pouvez retrouver l’intégralité de ce texte de loi via le lien infra :

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006070169&dateTexte=20080306

Source image Elysée

Selon Emmanuel Macron

Dans son récent discours au Collège des Bernardins à l’invitation de la Conférence des évêques de France, le président de la République a donné quelques indications sur sa conception de la laïcité.

Nous les avons relevées pour vous (vous pouvez retrouver l’intégralité de discours dans notre rubrique « Bonus » infra).

« (…) Certains pourront considérer que de tels propos sont en infraction avec la laïcité. Mais après tout, nous comptons aussi des martyrs et des héros de toute confession et notre histoire récente nous l’a encore montré, et y compris des athées, qui ont trouvé au fond de leur morale les sources d’un sacrifice complet. Reconnaître les uns n’est pas diminuer les autres, et je considère que la laïcité n’a certainement pas pour fonction de nier le spirituel au nom du temporel, ni de déraciner de nos sociétés la part sacrée qui nourrit tant de nos concitoyens.

Je suis, comme chef de l’Etat, garant de la liberté de croire et de ne pas croire, mais je ne suis ni l’inventeur ni le promoteur d’une religion d’Etat substituant à la transcendance divine un credo républicain. (…) »

Rendez-vous la semaine prochaine pour la deuxième partie de notre chronique consacrée à la Laïcité.

Merci pour votre fidélité

Bonus :

Quiz : en dix questions

http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/etat-cultes-laicite/quiz-laicite/

Histoire de la laïcité

https://www.cairn.info/histoire-de-la-laicite-en-france–9782130624455.htm

Extraits de « La laïcité ou l’histoire mouvementée d’un concept français » Daniel Moatti

http://journals.openedition.org/pyramides/378

La loi de 1905

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/09/14/01016-20160914ARTFIG00124-ce-que-contient-la-loi-de-1905-sur-la-laicite.php

Le dictionnaire amoureux

https://blogs.mediapart.fr/edition/laicite/article/190118/retour-sur-le-dictionnaire-amoureux-de-la-laicite-d-henri-pena-ruiz

Comité Laïcité République

http://www.laicite-republique.org/

Discours du président de la République du 9 avril 2018

http://www.elysee.fr/declarations/article/transcription-du-discours-du-president-de-la-republique-devant-les-eveques-de-france/

Les limites de la laïcité

https://www.humanite.fr/debats/jean-bauberot-la-laicite-absolue-n-existe-pas-c-es-560090

http://www.liberation.fr/societe/2012/01/19/citoyen-tu-n-invoqueras-pas-la-laicite-en-vain_789386

https://www.la-croix.com/France/Politique/VIDEO-Jean-Louis-Bianco-laicite-dinterdiction-minquiete-2018-01-11-1200905156

« Les 7 laïcités française » Jean Baubérot

https://journals.openedition.org/lectures/18666

http://www.institut-tribune-socialiste.fr/wp-content/uploads/2016/06/2016-06-01-Bauberot-debats4.pdf

La laïcité à l’Ecole

http://www.education.gouv.fr/cid95865/la-laicite-a-l-ecole.html

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2018/05/30052018Article636632613883116019.aspx

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Venezuela : Emmanuel Macron dénonce une « dérive autoritaire inacceptable ».  

En lien avec notre chronique hebdomadaire consacrée à la situation au Venezuela, nous vous proposons de découvrir la récente déclaration d’Emmanuel Macron qui durcit le ton face au régime de Nicolas Maduro.

Lors d’une conférence de presse à l’Elysée commune avec son homologue argentin Mauricio Macri, le chef de l’Etat a en effet dénoncé vendredi la « dérive autoritaire du gouvernement de Caracas » ainsi que la « dégradation de la situation au Venezuela ».

Cette déclaration fait suite à la décision de la justice vénézuélienne d’exclure la coalition d’opposition de la prochaine présidentielle ainsi que l’expulsion de l’ambassadeur espagnol à Caracas.

Emmanuel Macron souhaite à présent que l’Union européenne accroisse ses sanctions contre le régime vénézuélien et que d’autres pays, plus proches du Venezuela se mobilisent à leur tour, afin d’accroître la pression sur Caracas.

Voici un extrait de la déclaration du chef de l’Etat, vendredi soir :

« Malheureusement, les choses vont dans la mauvaise direction, il appartiendra au niveau européen d’organiser une coordination pour décider d’accroître les sanctions, j’y suis favorable. Je souhaite que d’autres pays qui partagent nos valeurs, notre attachement aux droits de l’Homme, et qui sont évidemment, beaucoup plus en lien économique avec le Venezuela, puissent prendre aussi des mesures de sanction efficaces. Car, la pression sur le régime se fera, le jour où celles et ceux qui pourront exercer des pressions efficaces se mettront à agir comme nous. Ce n’est pas à l’Union Européenne au premier chef d’agir, même si je crois qu’elle doit maintenant réaffirmer sa position. Celle de la France est en tout cas claire, c’est une position de condamnation et un souhait pour accroitre les sanctions ».

Crédit photo : En Marche ! ©DR tous droits réservés.

Dans un communiqué publié samedi, le ministère des Affaires étrangères vénézuélien a déclaré que « le gouvernement du Venezuela rejette énergiquement les déclarations inacceptables » du président français « dans lesquelles il disqualifie le gouvernement démocratique du Venezuela », jugeant qu’il s’agissait d’un «acte hostile et inamical».

Le président argentin a, pour sa part, déclaré « regretter la situation au Venezuela », appelant à des élections libres, mais n’évoquant pas de sanctions. « La dérive autoritaire se poursuit, ce n’est plus une démocratie depuis longtemps (…) Nous allons continuer à travailler ensemble pour aider le peuple vénézuélien », a-t-il dit, ajoutant que «la crise humanitaire est grave» en référence aux conséquences de la dégradation économique du pays, ajoutant qu’il ne voyait pas de «solution» à la crise.

Pourquoi cette déclaration ?

La justice vénézuélienne a décidé d’exclure la coalition d’opposition (MUD : « Table de l’Unité démocratique”) de la prochaine élection présidentielle. Cette décision surprise de la Cour Suprême de Justice, tombée dans la nuit de jeudi à vendredi, bannit donc une trentaine de partis allant de la droite au centre et qui constituent la première force d’opposition du pays. La plus haute autorité judiciaire, accusée de servir le président socialiste, autorise en revanche le Conseil national électoral (CNE) à prolonger de six mois la période de réinscription des principaux partis d’opposition, leur laissant la possibilité d’y participer à titre individuel.

Impopulaire, à la tête d’un pays ruiné et en proie aux sanctions internationales, Nicolas Maduro avait déjà pris de court mardi l’opposition en avançant la date du scrutin, comme nous l’évoquions dans la deuxième partie de notre chronique, prévu pour fin 2018, et en se disant prêt à y participer.

L’ambassadeur d’Espagne expulsé de Caracas

Le 18 janvier, les 28 pays de l’UE ont donné leur feu vert à de nouvelles sanctions en réponse à la répression de l’opposition au Venezuela. Ces sanctions visaient notamment des responsables du régime de Nicola Maduro, dont le numéro deux du pouvoir et le ministre de l’Intérieur.

Ce jeudi, le gouvernement de Nicolas Maduro a décidé d’expulser l’ambassadeur d’Espagne, Jesus Silva. Caracas reproche à Madrid d’avoir manœuvré au sein de l’UE pour qu’elle adopte, lundi dernier, des sanctions contre sept hauts fonctionnaires vénézuéliens, dont le numéro deux du régime «chaviste», Diosdado Cabello, le ministre de l’Intérieur, Nestor Reverol, et la présidente du Conseil national électoral, Tibisay Lucena.

Les États-Unis ont, de leur côté, aussi adopté plusieurs trains de sanctions financières à l’encontre du Venezuela.

Jesus Silva, Ambassadeur d’Espagne à Caracas. Crédit photo : Ambassade d’Espagne à Caracas.

Pour davantage d’informations sur le Venezuela, nous vous renvoyons aux deux premières parties de notre chronique hebdomadaire, respectivement intitulées : « Le constat d’un pays rongé par les crises » et « l’Histoire du déclin Vénézuélien » qui proposent une vision d’ensemble de la situation périlleuse dans laquelle se trouve le pays.

La semaine prochaine, notre propos sera d’évoquer avec plus de précision : « Le Venezuela, face à la Communauté Internationale ».

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L’inclusion : Un sens de solidarité – Un enjeu de société à l’échelle locale

Consultation Conférence- débat jeudi 8 février 2018

à 19h30 au Palais des Congrès de Lourdes

(entrée libre)

L’INCLUSION : Un sens de solidarité – Un enjeu de société à l’échelle locale

L’inclusion …c’est quoi ?

Impossible objectif posé à l’assistanat quand il déresponsabilise l’individu.

Illusoire espoir de la charité quand elle se définit dans la pitié.

Improbable bienfait de la solidarité quand elle soulage simplement la conscience des sociétés civilisées.

Et en même temps, elle peut pourtant prendre tous ces visages mais ils ne répondent que rarement à son enjeu fondamental.

Elle constitue le Principe essentiel, rationnel autant que moral, du modèle de société édifié par les penseurs des Lumières, la Révolution, la Déclaration des Droits de l’Homme et les grandes avancées sociales du 20ème siècle.

Elle est dans le même temps la condition sans alternative des modèles économiques durablement prospères.

Pour autant, notre époque voit un nombre croissant de situations échapper à ce fondement indispensable à toute société solide et organisée, et la cellule sociale de base qu’est la famille est souvent tout particulièrement atteinte.

Les débats seront présentés par Marie-Agnès Staricky et conduits avec l’aimable participation de Christian Gelis, Président d’association de quartier-politique de la ville et administrateur de la CNAF.

Contribueront à notre réflexion :

  • Gonzague Amyot d’Inville, Directeur de la Cité St Pierre à Lourdes – Secours Catholique
  • Marie-Laure Bordère, Présidente fondatrice de l’Association Tom Pouce
  • Pierre Guiboux, Membre du Conseil d’administration de La Banque Alimentaire des Hautes Pyrénées
  • Philippe Lagarrigue, Délégué régional de Vacances et Familles
  • Odile Le Galliotte, Directrice territoriale de l’Action Associative APF 32 & 65

Et pour clore cette soirée, nous vous proposerons de poursuivre le débat autour d’un temps de convivialité.