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Tout ce qu’il faut savoir – Elections européennes 2019 (Partie 5/5)

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Tout ce qu’il faut savoir – Les élections européennes

(Partie 5/5)

 

Notre chronique touche à sa fin avec cette dernière partie consacrée à une partie de prospective politique : que se passerait-il si les élections européennes avaient eu lieu cette année ? quelles têtes de listes ? que pensent vraiment les Français de l’Europe ?

Et si les élections avaient eu lieu fin juin 2018 ?

La liste de La République En Marche arriverait en tête du scrutin avec 20 % des intentions de vote, devant le Rassemblement national (17 %) et LR (14 %), France Insoumise (10 %), les listes du Parti socialiste, d’Europe Écologie Les verts et de Debout la France chacune à 6 %. Quant à Générations, la liste du mouvement de Benoît Hamon arrive à 3 %, celle du PCF et la liste UDI/Agir toutes les deux à 2,5 %.

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Source :  Sondage Ifod-Fiducial du 29 juin 2018

Pas de grands changements fin août. Ainsi que cela peut être constaté avec la tendance au 5 septembre (sondage Ifop pour Paris Match, CNews et Sud Radio). Ainsi, La République en Marche et le Modem : 20 % arrive en tête devant le Rassemblement national : 17 % ; Les Républicains : 15 % ; La France Insoumise : 14 % ; EELV : 7,5 % ; Debout la France : 6,5 % ; Parti socialiste : 6 % ; Générations : 3 % ; UDI : 2,5 % ; PCF : 2 % ; NPA : 2 % ; Les Patriotes : 1 % et l’UPR : 0,5 %.

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Il faut toutefois faire attention aux résultats de ces sondages dans la mesure où, à ce jour, les têtes de liste ne sont pas encore toutes connues et il y a fort à parier que les prochains seront légèrement différents,  influencés par l’actualité politique et économique tant en France que chez ses voisins.

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Quelles têtes de liste ?

A sept mois des élections européennes, les principales formations politiques du pays sont toujours en recherche active de candidats pour les représenter à la prochaine échéance électorale. En effet à part La France Insoumise qui a présenté récemment ses chefs de file dans le binôme formé de Charlotte Girard et de Manuel Bompard, les autres principaux partis du pays semblent être en difficulté pour arrêter leur choix sur des candidats. Pourtant ce scrutin représente deux enjeux majeurs pour les partis.

Premièrement, il s’agit de continuer d’incarner un renouvellement des personnalités qui les composent en proposant des listes avec des candidats issus de la société civile ou avec un passé politique assez court. Sur ce point, La République en Marche ne devrait pas éprouver de difficultés, ses effectifs étant principalement issus de la société civile et de personnalités assez jeunes. Circulent ainsi en ce moment pour le parti présidentiel les noms de Thomas Pesquet ou encore de ministres et de secrétaires d’état comme Brune Poirson, Marlène Schiappa, même si ces rumeurs restent à confirmer et ne sont pour l’instant que des spéculations.

Les partis plus traditionnels semblent cependant éprouver certaines difficultés sur ce point. Chez les Républicains par exemple, certaines candidatures ont déjà été déposées pour obtenir cette place de « tête de liste », il s’agit cependant de personnalités qui ne représentent pas pour les militants le renouvellement à l’image de Nadine Morano. Pour le Parti Socialiste et le Rassemblement National, les derniers revers électoraux qu’ont subis ces formations ne les mettent pas en bonne position sur ce point, leurs effectifs ayant été amputés en partie notamment pour le PS. Pour rappel, ce dernier avait réalisé un score extrêmement bas aux dernières présidentielles, recueillant un pourcentage de voix d’à peine 6 %. Alors s’en était suivit un morcellement de ce parti emblématique avec des personnalités préférant créer leur propre parti, à l’image de Benoît Hamon et son nouveau parti « Générations », ou encore de fuites vers la France Insoumise et de rapprochements plus ou moins contrôlés de personnalités du PS avec la formation à l’image d’Emmanuel Maurel, ancien candidat au poste de Premier secrétaire du PS que l’on a d’ailleurs pu apercevoir à Marseille lors de l’université d’été de la France Insoumise.

Michel Barnier, actuellement en charge des négociations entre la Commission européenne et l’Angleterre pour le Brexit est, dans cette optique, un candidat convoité par les partis de la République en Marche et des Républicains. Ce dernier aurait, selon certains comme ambition de devenir le prochain président de la Commission européenne ce qui pourrait alors guider son choix entre les deux partis, l’un étant membre du groupe majoritaire en place au parlement (le PPE) et l’autre nouveau dans le paysage politique. Si le français devait devenir le prochain président de la Commission et qu’il avait été, par exemple, choisi par les Républicains comme tête de liste, cela aurait un impact important sur le paysage politique français. Les partis ont cependant pour l’instant du mal à aligner des profils en vue de ces élections. 

Pourtant, trouver des candidats crédibles face aux nouvelles attentes de l’électorat pour le scrutin du 26 mai 2019 est aujourd’hui très important pour ces formations, du fait de l’enjeu électoral exceptionnel que commencent à revêtir ces prochaines européennes. Il s’agira pour les partis d’obtenir un score maximal à cette élection du fait de l’impact qu’elle aura sur la politique française dans le futur.

D’une part, comme indiqué précédemment, le fait de passer à une liste nationale unique pour chaque parti aura pour effet de politiser cette élection, ce qui lui donnera plus de valeur et palliera peut-être son désintérêt croissant pour l’instant exprimé par les électeurs envers cette dernière. Il s’agit alors pour les partis d’aligner des candidats aux Curriculum Vitae solides, et de ne plus considérer « Les élections européennes comme la seconde division de la vie politique nationale ou l’on y envoyait les défaits des scrutins passés ou les membres un peu encombrants des familles politiques.», comme le remarque le député Pieyre-Alexandre Anglade. L’Europe prenant une place de plus en plus grande dans les débats politiques et dans les prises de décisions au niveau des États, les propos du député semblent être justifiés. 

D’autre part, cette élection sera une échéance décisive pour la majorité au pouvoir et les partis d’opposition. Emmanuel Macron ayant chamboulé massivement la vie politique française après son élection, il s’agira pour La République en Marche d’asseoir un peu plus son influence sur la politique française en ayant pour objectif de conquérir de 25 à 30 sièges au Parlement européen sur les 79 disponibles pour la France après les élections de 2019. A l’inverse, l’enjeu pour les partis d’opposition sera d’infliger une première défaite électorale au parti présidentiel, ce que certaines formations politiques ont déjà annoncées s’engager à faire à l’image de La France Insoumise et de son leader Jean-Luc Mélenchon à travers des propos assez forts, fidèle à lui-même : il parle d’infliger au Président de la République une « raclée démocratique ».

En outre, un nouveau risque se profile avec la coalition populiste qui est en train de s’ancrer dans le paysage européen (Salvini, Orban, Le Pen) qui constituera également un défi majeur de cette élection. Un débat entre pro-européens et eurosceptiques, entre progressisme et populisme, etc…

Les européennes se présentent donc comme une échéance électorale déterminante pour l’ensemble du paysage politique français.

Pour conclure notre chronique, qui nous l’espérons vous aura permis d’affiner vos connaissance sur le fonctionnement des élections européennes et de comprendre l’enjeu important de celles à venir auquel s’ajoutent les difficultés de fonctionnement liées au « divorce » entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Même s’il y fort à parier qu’il y aura un accord dans la mesure où à ce jour près de 90 % de l’accord de retrait est entériné (168 articles, 3 protocoles). La deuxième étape est plus difficile, les difficultés étant d’ordre technique, juridique, financier et politique avec le sort des étrangers (dont de nombreux français) qui travaillent au Royaume-Uni ou des citoyens du royaume qui travaillent en Europe (Quid du droit de résidence, des droits sociaux, du droit des retraités, etc…) à cela s’ajoute l’épineuse question irlandaise, il faut rappeler qu’à ce jour la frontière du marché européen passe au milieu de l’île ! Comment faire, pas si simple.

Autre problème lié à la montée du populisme. Et à ce sujet le débat sur les européennes s’intensifie au fur et à mesure que des populistes remportent des victoires.

Enfin, un problème budgétaire que l’on sentait poindre lors des derniers échanges de la mi-octobre et confirmé le 23 octobre : pour la première fois de son histoire, la Commission européenne a rejeté un budget, celui de l’Italie dont la dette est de 130 % du PIB. Pour mémoire celle de la France est de 100 % du PIB quant à celle du Japon atteint les 250 % !

Enfin, si vous le souhaitez, vous trouverez infra un lien vers un sondage réalisé par l’Institut Montaigne sur la question : Que pensent les Français de l’Union européenne ?

https://www.institutmontaigne.org/blog/sondage-les-francais-et-lunion-europeenne

Dès la semaine prochaine, nous vous proposerons d’entrer au cœur du budget européen, qui comme vous le savez, a récemment été mis à mal.

BONUS

  • La Turquie et les élections européennes

https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/07/30/viktor-orban-se-pose-en-recours-contre-emmanuel-macron-en-vue-des-europeennes_5337453_3214.html

  • Les tendances

https://www.touteleurope.eu/actualite/elections-europeennes-quelles-tendances-a-moins-d-un-an-de-l-echeance.html

  • Avec qui vont s’allier les Français ?

http://www.lepoint.fr/politique/elections-europeennes-avec-qui-vont-s-allier-les-francais-24-05-2018-2221081_20.php

  • Discours d’Emmanuel Macron à la Sorbonne le 26 septembre 2017

http://www.elysee.fr/declarations/article/initiative-pour-l-europe-discours-d-emmanuel-macron-pour-une-europe-souveraine-unie-democratique/

  • Listes transnationales

http://www.lepoint.fr/politique/emmanuel-berretta/listes-transnationales-le-parlement-europeen-dit-non-a-macron-07-02-2018-2193131_1897.php

http://www.lepoint.fr/politique/emmanuel-berretta/elections-europeennes-le-casse-tete-des-listes-transnationales-23-01-2018-2189020_1897.php

  • Abstention

https://regardseuropeen.org/2018/06/12/elections-europeennes-2019-labstention-pour-seul-horizon/

  • Elabe

https://elabe.fr/

  • Le Parlement européen et les Conservateurs

https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/02/13/parlement-europeen-le-coup-d-etat-permanent-des-conservateurs_5256250_3232.html

  • La Gauche aux Européennes de 2014

https://www.touteleurope.eu/actualite/l-extreme-gauche-aux-elections-europeennes-2014.html

  • Après le Brexit

https://www.taurillon.org/apres-le-brexit-les-sociaux-democrates-ne-peuvent-plus-pretendre-a-la

ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS, Revue de presse

Revue de Presse du 12 octobre – Notre Sélection

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Revue de Presse du 12 octobre

Notre sélection

 

 

 

 

France

Politique – Economie – Social

  • Et la démographie

https://www.institutmontaigne.org/blog/demographie-et-societe-par-dela-les-chimeres-regards-croises-dhakim-el-karoui-et-de-bruno-tertrais

  • Elections européennes

https://www.institutmontaigne.org/blog/sondage-les-francais-et-lunion-europeenne

  • Budget participative – une première dans le Gers

https://www.ladepeche.fr/article/2018/10/12/2886439-budget-participatif-gersois-trois-projets.html

http://www.gers.fr/index.php?tg=oml&file=cg.html&cat=3&souscat=79

  • La grande distribution et le Parlement européen

https://www.lesechos.fr/industrie-services/conso-distribution/0302360056321-pratiques-commerciales-le-parlement-europeen-veut-se-payer-les-distributeurs-2213131.php

Inclusion – Santé – Ethique

  • Bioéthique

https://www.lejdd.fr/Politique/loi-bioethique-macron-a-trouve-la-formule-pour-tenter-dapaiser-le-debat-3772145

http://www.lavie.fr/debats/bloc-notes/la-bioethique-est-mal-partie-08-10-2018-93454_442.php

https://www.francetvinfo.fr/sante/grossesse/des-femmes-qui-ont-eu-recours-a-la-pma-signent-une-tribune-pour-enfin-peser-dans-le-debat-public_2981097.html

Environnement – Culture – Patrimoine

  • Ecologie / pollution lumineuse / marche pour le climat

https://www.institutmontaigne.org/blog/ca-transite-pour-lenergie-francaise-trois-questions-benjamin-fremaux

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/jour-nuit-ce-samedi-manifestation-lutter-contre-pollution-lumineuse-1556312.html

https://ilestencoretemps.fr/

  • Sommet de la Francophonie à Erevan

https://www.huffingtonpost.fr/2018/10/10/sommet-de-la-francophonie-a-erevan-pourquoi-larmenie-la-roumanie-et-le-liban-sont-des-pays-francophones_a_23557083/?utm_hp_ref=fr-homepage

https://www.liberation.fr/debats/2018/10/08/quelle-francophonie-apres-le-sommet-d-erevan_1684028?refresh=100976

https://culturebox.francetvinfo.fr/culture/sommet-d-erevan-emmanuel-macron-appelle-a-reinventer-la-francophonie-280503

Education – Enseignement supérieur – Recherche

  • En même temps que le Sommet de la Francophonie, inquiétude

https://www.franceculture.fr/emissions/hashtag/luniversite-en-anglais-soft-power-ou-menace-pour-le-francais

  • G20 des jeunes entrepreneurs

https://www.maddyness.com/2018/10/11/g20-jeunes-entrepreneurs/

  • Mécénat et enseignement supérieur

https://www.ouest-france.fr/education/etudiant/l-argent-du-mecenat-du-beurre-dans-les-epinards-pour-l-enseignement-superieur-6012924

  • Prix Nobel

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/10/04/qui-sont-les-laureats-des-prix-nobel-2018-et-qu-ont-ils-accompli_5364582_4355770.html

International

  • Afrique et écologie

https://www.institutmontaigne.org/blog/un-regain-denergie-en-afrique-subsaharienne-trois-questions-ludovic-moriniere

  • Brésil – les conséquences d’une élection

https://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/presidentielle-au-bresil-pas-de-front-republicain-face-bolsonaro

http://www.leparisien.fr/international/gros-investisseur-au-bresil-la-france-s-inquiete-du-resultat-de-la-presidentielle-12-10-2018-7917024.php

http://www.rfi.fr/ameriques/20181012-bresil-une-campagne-debat-mais-plus-plus-tendue

http://www.lefigaro.fr/international/2018/10/10/01003-20181010ARTFIG00308-bresil-ces-decus-de-lula-qui-votent-bolsonaro.php

  • Italie – du côté des finances….

https://www.institutmontaigne.org/blog/nouveau-budget-italien-vers-une-crise-de-la-zone-euro-trois-questions-eric-chaney

  • Jordanie – un tournant « vert »

https://lemonde-arabe.fr/10/10/2018/jordanie-solaire/?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS, Tout ce qu'il faut savoir

Tout ce qu’il faut savoir – Elections européennes 2019 (Partie 2/5)

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Elections européennes 

Tout ce qu’il faut savoir (Partie 2/5)

 

 

 

La semaine dernière pour commencer notre chronique consacrée aux élections européennes qui, pour mémoire, sera divisée en cinq parties, nous vous avons présenté le Parlement européen et en particulier les rôles de celui-ci.

Aujourd’hui, nous vous proposons de regarder dans le détail son fonctionnement, sa composition et de conclure par le rôle joué par les Etats membres.

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Comment fonctionne le Parlement européen ?

Ce fonctionnement est organisé autour de deux grands axes :

La préparation de la législation : les travaux des commissions qui préparent la législation.

Le Parlement est composé de vingt commissions et deux sous-commissions qui traitent chacune d’un domaine particulier. Ces commissions examinent les propositions législatives, et les députés et groupes politiques peuvent présenter des amendements ou proposer de rejeter une proposition. Ces questions sont également débattues au sein des groupes politiques.

Dès qu’une commission travaille sur un texte, elle nomme un ou deux rapporteurs (de tendances politiques différentes quand les sujets sont sensibles). Ils étudient la proposition et font un rapport aux autres membres de la commission.

Les eurodéputés se regroupent aussi par grandes tendances politiques : le Parlement est un vaste jeu d’alliances, qui changent selon les sujets débattus. Et pour ratifier une décision, il faut parvenir à se mettre d’accord entre groupes…

Les sessions plénières lors desquelles la législation est adoptée.

C’est à ce moment que tous les députés européens se réunissent dans l’hémicycle pour procéder au vote final sur les propositions législatives et d’amendements. Les sessions plénières se déroulent normalement à Strasbourg quatre jours par mois, mais des sessions supplémentaires ont parfois lieu à Bruxelles.

Pour que les sessions plénières soient efficaces, les eurodéputés se répartissent dans une vingtaine de commissions parlementaires. Chacune a son sujet : Environnement, Transports, Libertés et démocratie, Marché intérieur, Commerce international…

Quelles sont les obligations des eurodéputés en matière de transparence ?

Les eurodéputés adressent à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) une déclaration de situation patrimoniale et une déclaration d’intérêt. Les déclarations patrimoniales des eurodéputés français élus en 2019 seront mises à disposition des citoyens en préfecture.

Quelles sont les fonctions incompatibles avec le mandat d’eurodéputé ?

En vertu de la loi organique du 15 septembre 2017 pour la confiance dans la vie politique, à partir du renouvellement du Parlement européen, tout eurodéputé ne pourra plus continuer une activité de conseil débutée moins d’un an avant son mandat, même celle d’avocat, ni conserver le contrôle d’une société de conseil s’il l’a acquis moins d’un an avant son mandat. La loi interdit aussi d’exercer une activité de lobbyiste.

Quels sont les mandats incompatibles avec le mandat d’eurodéputé ?

En vertu des règles de limitation du cumul des mandats, à partir de mai 2019, un député européen ne peut plus cumuler son mandat de parlementaire avec une fonction exécutive locale (maire, président de région, etc.).

Il peut en revanche conserver un mandat local (conseiller municipal, ou départemental ou régional).

Quels sont les partis politiques européens ?

C’est une organisation dont les membres sont des partis nationaux et des personnes et qui est représentée dans plusieurs États membres. C’est en tant que membres de partis nationaux que les députés se présentent aux élections. Toutefois, la plupart du temps, ces partis nationaux sont associés à un parti politique européen et ils rejoignent, à l’issue des élections, un groupe politique du Parlement européen composé de partis de leur famille politique qui partagent les mêmes valeurs.

  • Alliance of Liberals and Democrats for Europe Party
  • European People’s Party
  • Party of European Socialists
  • European Democratic Party
  • European Free Alliance
  • European Green Party
  • Party of the European Left
  • Alliance of European Conservatives and Reformists
  • European Christian Political Movement
  • Movement for a Europe of Liberties and Democracy
  • Alliance of European National Movements
  • Alliance for Peace and Freedom

 

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Quel rôle jouent les États membres au Parlement ?

Leur influence s’exerce principalement au travers des partis politiques nationaux : ce sont eux qui constituent les listes de candidats aux élections européennes de chaque pays. Mais ces candidats, issus des partis nationaux, ne portent pas forcément des enjeux européens…

C’est la raison pour laquelle, il avait été envisagé d’établir des listes non plus seulement nationales, mais européennes, composées de personnalités appartenant à tous les États membres, au-delà des partis politiques nationaux.

Une première politique lors des élections de 2014, avec la désignation par les grands partis politiques européens de leur candidat au poste de président de la Commission européenne qui, pour mémoire, est l’instance exécutive de l’UE. Ainsi, le candidat du parti ayant obtenu le plus grand nombre de votes à savoir le Parti populaire européen est devenu président de la Commission après avoir obtenu l’approbation du nouveau Parlement.

Par conséquent, en votant lors des élections européennes, les citoyens ont eu non seulement la possibilité d’influencer la composition du Parlement, mais aussi de choisir les personnes chargées de proposer et d’appliquer les politiques de l’Union.

A la suite du Brexit, le nombre de sièges au Parlement européen passe de 751 à 705 députés qui sont élus pour cinq ans au suffrage direct par les citoyens de tous les États membres. Le nombre de députés par États dépend de son nombre d’habitants et est compris entre 6 et 96.

Le Parlement européen est élu au suffrage universel : il vote les lois en codécision avec le Conseil de l’UE et contrôle le pouvoir exécutif (la Commission européenne).

La semaine prochaine, dans la troisième partie de notre chronique, nous décortiquerons les élections : qui élit-on ? qui peut être candidat ? qui vote ?

BONUS

  • La Turquie et les élections européennes

https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/07/30/viktor-orban-se-pose-en-recours-contre-emmanuel-macron-en-vue-des-europeennes_5337453_3214.html

  • Les tendances

https://www.touteleurope.eu/actualite/elections-europeennes-quelles-tendances-a-moins-d-un-an-de-l-echeance.html

  • Avec qui vont s’allier les Français ?

http://www.lepoint.fr/politique/elections-europeennes-avec-qui-vont-s-allier-les-francais-24-05-2018-2221081_20.php

  • Discours d’Emmanuel Macron à la Sorbonne le 26 septembre 2017

http://www.elysee.fr/declarations/article/initiative-pour-l-europe-discours-d-emmanuel-macron-pour-une-europe-souveraine-unie-democratique/

  • Listes transnationales

http://www.lepoint.fr/politique/emmanuel-berretta/listes-transnationales-le-parlement-europeen-dit-non-a-macron-07-02-2018-2193131_1897.php

http://www.lepoint.fr/politique/emmanuel-berretta/elections-europeennes-le-casse-tete-des-listes-transnationales-23-01-2018-2189020_1897.php

  • Abstention

https://regardseuropeen.org/2018/06/12/elections-europeennes-2019-labstention-pour-seul-horizon/

  •  Elabe

https://elabe.fr/

  • Le Parlement européen et les Conservateurs

https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/02/13/parlement-europeen-le-coup-d-etat-permanent-des-conservateurs_5256250_3232.html

  • La Gauche aux Européennes de 2014

https://www.touteleurope.eu/actualite/l-extreme-gauche-aux-elections-europeennes-2014.html

  • Après le Brexit

https://www.taurillon.org/apres-le-brexit-les-sociaux-democrates-ne-peuvent-plus-pretendre-a-la

 

ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS, Tout ce qu'il faut savoir

Tout ce qu’il faut savoir – Elections européennes 2019 (partie 1/5)

Introduction

Premier rendez-vous électoral majeur du quinquennat, les élections européennes seront un véritable test pour le président de la République mais aussi pour les autres grands partis. Si le résultat de ce scrutin est attendu avec beaucoup d’intérêt par les analystes, peut-être avec un peu d’angoisse pour les responsables politiques, le citoyen français quant à lui semble bien moins impliqué. Même si, selon une récente étude Elabe (mai 2018), sept français sur dix ne sont pas satisfaits de l’organisation et du fonctionnement actuels de l’Union européenne (EU), ces derniers boudent généralement ce scrutin. Preuve en est le taux d’abstention record atteint en 2014 de 57,57 %. Il est à noter que le taux d’abstention n’a cessé d’augmenter, exception faite de 1994, où il n’atteignait que 39,30 %. Aujourd’hui, si certains se sont déjà lancés dans la course aux municipales, qui pour mémoire se dérouleront en 2020, ce rendez-vous du 26 mai 2019 n’est pas négligeable. En effet, ainsi que nous pourrons le voir dans cette chronique qui sera composée de 5 chapitres, le résultat des urnes aura des conséquences majeures sur notre avenir tant pour notre pays que pour nos territoires.

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Avant d’aborder le mécanisme des élections européennes, nous vous proposons de revenir brièvement sur le fonctionnement du Parlement européen et le rôle des eurodéputés.

I – Le Parlement européen

Initié en 1951 (traité de Paris, entré en vigueur en 1952), le Parlement européen a d’abord été envisagé en tant qu’Assemblée commune de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA).

De même en 1957, les deux traités de Rome fondant la Communauté économique européenne (CEE) et la Communauté européenne de l’énergie atomique (CEEA) prévoient chacun une « Assemblée », ainsi qu’une « Convention relative à certaines institutions communes ». La neutralité de ces dénominations officielles et successives cache une réticence des états membres à reconnaître une dimension vraiment parlementaire à un organe qui, très tôt, manifestera l’ambition inverse, en se baptisant lui-même, par des résolutions de 1958 et 1962, « Assemblée parlementaire européenne » puis « Parlement européen ». Ce n’est cependant qu’en 1986 que l’Acte unique européen consacrera officiellement cette appellation.

Cet organe est doté de compétences législatives, budgétaires et de surveillance. C’est l’organe législatif de l’Union européenne. C’est aussi la troisième instance du « triangle constitutionnel », qui partage le pouvoir législatif avec le Conseil de l’UE. Mais il a aussi un contrôle sur l’exécutif. Le Parlement européen est très sensible à tout ce qui touche aux droits des citoyens : les droits sociaux, environnementaux et la protection des consommateurs.

Le Parlement se réunit en « séances plénières » chaque mois pendant quatre jours soit à Strasbourg, à Bruxelles mais aussi rarement au Luxembourg.

Le Parlement n’a pas toujours eu le pouvoir de codécision législative avec le Conseil de l’UE… Cela est advenu très progressivement à partir de 1979 : cette année-là, pour la première fois, les eurodéputés sont élus au suffrage universel direct.

Symbole fort, en 1979, le premier président élu du Parlement a été une présidente en la personne de Simone Veil. Devouée à l’idéal de paix en Europe, elle jouera un grand rôle dans le renforcement du pouvoir du Parlement.

Se fixant de grandes ambitions, l’Europe pourra faire entendre sa voix et défendre des valeurs fortes : la paix, la défense des droits de l’homme, davantage de solidarité entre les riches et les pauvres. L’Europe, c’est le grand dessein du XXIème siècle.

Que fait le Parlement ?

Comme indiqué précédemment mais de manière très lapidaire, le Parlement a trois rôles principaux.

Rôle législatif

• Il adopte la législation de l’Union conjointement avec le Conseil de l’Union européenne, sur la base de propositions de la Commission européenne

• Il se prononce sur les accords internationaux

• Il se prononce sur les éventuels élargissements

• Il examine le programme de travail de la Commission et l’invite à présenter des propositions législatives

Rôle de surveillance

• Il exerce un contrôle démocratique sur toutes les institutions de l’Union

• Il élit le président de la Commission et approuve la Commission en tant que collège. Il peut voter une motion de censure, obligeant la Commission à démissionner

• Il « octroie la décharge », c’est-à-dire qu’il approuve la façon dont le budget de l’Union a été dépensé

• Il examine les pétitions des citoyens et lance des enquêtes

• Il débat de la politique monétaire avec la Banque centrale européenne

• Il pose des questions à la Commission et au Conseil

• Il remplit des missions d’observation électorale

Rôle budgétaire

• Il établit le budget de l’Union, conjointement avec le Conseil

• Il approuve le budget à long terme de l’Union dénommé le « cadre financier pluriannuel ».

A ce titre, le rôle de l’eurodéputé est triple :

• législatif : le Parlement est partie prenante dans l’adoption des actes juridiques communautaires, en « procédure législative ordinaire » (anciennement codécision), en procédure d’approbation ou de consultation, avec dans certains cas un droit d’initiative,

• budgétaire : il établit, avec le Conseil de l’Union européenne, le budget annuel de l’UE,

• de contrôle : il intervient dans la procédure de désignation du président de la Commission européenne et peut censurer la Commission.

La semaine prochaine, nous étudierons en détail le fonctionnement du Parlement européen, les obligations des eurodéputés, et nous conclurons ce deuxième chapitre avec la composition politique du Parlement européen.

Merci pour votre lecture et votre soutien.

N’hésitez pas à nous envoyer vos impressions, suggestions et remarques. Vous pouvez aussi nous soumettre un thème d’écriture qui vous tient particulièrement à cœur…

– L’équipe du cercle de réflexion REM LOURDES.

BONUS

La Turquie et les élections européennes

https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/07/30/viktor-orban-se-pose-en-recours-contre-emmanuel-macron-en-vue-des-europeennes_5337453_3214.html

Les tendances

https://www.touteleurope.eu/actualite/elections-europeennes-quelles-tendances-a-moins-d-un-an-de-l-echeance.html

Avec qui vont s’allier les Français ?

http://www.lepoint.fr/politique/elections-europeennes-avec-qui-vont-s-allier-les-francais-24-05-2018-2221081_20.php

Discours d’Emmanuel Macron à la Sorbonne le 26 septembre 2017

http://www.elysee.fr/declarations/article/initiative-pour-l-europe-discours-d-emmanuel-macron-pour-une-europe-souveraine-unie-democratique/

Listes transnationales

http://www.lepoint.fr/politique/emmanuel-berretta/listes-transnationales-le-parlement-europeen-dit-non-a-macron-07-02-2018-2193131_1897.php

http://www.lepoint.fr/politique/emmanuel-berretta/elections-europeennes-le-casse-tete-des-listes-transnationales-23-01-2018-2189020_1897.php

Abstention

https://regardseuropeen.org/2018/06/12/elections-europeennes-2019-labstention-pour-seul-horizon/

Elabe

https://elabe.fr/

Le Parlement européen et les Conservateurs

https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/02/13/parlement-europeen-le-coup-d-etat-permanent-des-conservateurs_5256250_3232.html

La Gauche aux Européennes de 2014

https://www.touteleurope.eu/actualite/l-extreme-gauche-aux-elections-europeennes-2014.html

ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS, Articles

Un an après… 18 juin 2017 – 18 juin 2018

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Un an après….

 

 

C’était il y a un an jour pour jour  – le 18 juin 2017 – que se tenait le second tour des élections législatives lors duquel se sont retrouvées face à face, deux candidates, la députée sortante (PRG) et la candidate investie par LREM.

Quelle leçon retenir de ce scrutin ? A Lourdes en particulier.

Tout d’abord quelques chiffres.

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Lors du premier tour :

  • LREM (Marie-Agnès Staricky) a obtenu 30,68 % des voix ;
  • LR (Clément Menet) 22,55 % ;
  • PRG  (la députée sortante Jeanine Dubié) 14,65 %

Et au second tour ? Toujours sur la ville de Lourdes où, pour mémoire, sont inscrits 10 434 personnes.

Le taux de participation était de 42,51 % soit 4 435 votants. Il est vrai qu’en ce dimanche 18 juin 2017 la météo n’avait rien à voir avec la météo d’aujourd’hui, il faisait beau et chaud ce qui a certainement influencé les urnes.

Plus précisément à Lourdes :

  • 3 833 personnes se sont exprimées (36,74 %) ;
  • 342 personnes ont voté « blanc » (7,71 %) ;
  • Et 260 votes nuls sont recensés (5,86 %)

À l’issue du second tour, les voix se sont réparties comme suit : 54,40 % (2 085 voix) pour Marie-Agnès Staricky (LREM) contre 45,60 % (1 748 voix) pour la députée sortante (PRG).

Pour compléter nos propos, nous pouvons rappeler les résultats des élections législatives précédentes (2012) : le PRG (Jeanine Dubié) l’emportait avec 52,59 % (3 256 voix) contre le maire de Lourdes de l’époque : Jean-Pierre Artiganave 47,41 % (2 935 voix) 

En 2017, les résultats sur l’ensemble du territoire de la seconde circonscription cette fois-ci sont plus aisés à analyser : PRG vs LREM : 51,09 % vs 48,91 % soit 775 voix d’écart. LREM l’emportant dans les grandes villes et le nord du département. Le PRG fortement ancré dans la vallée des Gaves l’emportait finalement de justesse.

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En ce qui concerne notre ville de Lourdes :

  • Quelle analyse pouvons-nous faire de ces résultats, à froid, un an après ?
  • Quelle leçon en tirer pour les prochains scrutins ?
  • Quel chemin parcouru, depuis, par les deux candidates ?

Depuis, la députée réélue poursuit son travail de parlementaire dans le groupe des « non inscrits » et est membre de la Commission des Affaires sociales.

La candidate LREM est toujours animatrice du comité LREM de Lourdes Centre qui compte au 18 juin 2018 :  57 membres (depuis s’est créé un second comité Lourdes 2 qui compte à la même date 7 membres avec à sa tête un membre du conseil municipal) et fait partie du Bureau de l’association En Marche Inclusion.

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Mais le fruit le plus marquant de cette expérience électorale est certainement le Cercle de réflexion « Rebâtir Ensemble le Meilleur pour Lourdes » (REMLOURDES) qui a pour objet statutaire « (…) la promotion du débat et de la réflexion dans toutes les thématiques publiques en rapport avec la commune de Lourdes, la France, l’Europe ou même l’International. Cette association d’intérêt général se donne pour ambition de proposer des solutions théoriques et pratiques aux problématiques abordées à travers tous types d’événements et opérations. Le but est de rassembler toutes les propositions constructives qui permettront de rebâtir, ensemble, un avenir meilleur pour notre territoire. » et par le biais duquel se poursuit cette implication citoyenne dans la vie politique avec la volonté de placer le citoyen au cœur de la vie publique et de la vie politique.

Depuis sa création en février dernier, ce Cscrercle de réflexion a publié 79 articles et est suivi par 196 personnes (directement via le site www.remlourdes65.com). Sa page FaceBook est quant à elle suivie par 217 personnes.

Outre des activités éditoriales, le cercle de réflexion participe à des rencontres avec des associations caritatives, des syndicats socio-professionnels, les agriculteurs, d’autres cercles de réflexion, etc…

Fin avril, le Cercle de réflexion a lancé une grande enquête citoyenne sur la redynamisation du centre-ville :

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSf4fHN1pGpHqMoU6QpPTy1HdSOIi6QAOSeI3drhIMtctmXxBQ/viewform )

à laquelle ont déjà répondu un peu plus de 300 personnes, vous pouvez d’ailleurs toujours y participer. La synthèse sera présentée à l’occasion d’une réunion publique qui se tiendra courant septembre. En attendant, vous pourrez continuer à suivre notre chronique consacrée aux retraites et qui sera suivie par une chronique sur la laïcité. Et au mois d’août, une courte pause éditoriale.