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L’équipe de REM LOURDES

ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS, Revue de presse

Revue de presse du 02 novembre 2018 – Notre Sélection

En ce week-end de la Toussaint retrouvez notre sélection d’articles de presse. Une vision rapide des gros événements de la semaine, en accès libre et sans parti pris c’est maintenant et pour vous !

Merci pour votre fidélité,

L’équipe de REM LOURDES

France

Politique – Economie – Social

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/10/30/31003-20181030ARTFIG00263-philippe-de-villiers-nous-vivons-peut-etre-la-fin-d-une-civilisation-la-notre.php

https://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/video-quand-je-vois-ce-debat-sur-le-break-du-president-de-la-republique-je-me-dis-qu-on-est-un-peu-chez-les-dingues-estime-gabriel-attal_3011617.html?Echobox=1540987291

http://www.leparisien.fr/economie/prix-a-la-pompe-les-blocages-du-17-novembre-sont-ils-lies-a-un-parti-politique-31-10-2018-7931916.php

https://www.latribune.fr/economie/france/l-optimisme-est-de-retour-chez-les-chefs-d-entreprise-795793.html

https://www.acuite.fr/actualite/profession/145456/passer-le-renouvellement-7-ans-pour-reduire-les-delais-de-rendez-vous

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2014/08/04/31003-20140804ARTFIG00056-abandon-d-un-enfant-trisomique-le-vrai-visage-de-la-gpa.php

https://www.lepoint.fr/societe/bebes-nes-sans-bras-la-lanceuse-d-alerte-a-recu-sa-lettre-de-licenciement-28-10-2018-2266680_23.php#xtor=CS2-259

http://www.lefigaro.fr/decideurs/emploi/2018/10/31/33009-20181031ARTFIG00003-le-secteur-prive-emploie-181millions-de-salaries.php?redirect_premium

https://www.latribune.fr/economie/france/l-optimisme-est-de-retour-chez-les-chefs-d-entreprise-795793.html

Environnement – Culture – Patrimoine

https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/10/31/devil-s-relics-l-intrigante-incursion-de-maitre-gims-dans-le-manga_5377257_4408996.html

https://www.liberation.fr/checknews/2018/10/30/l-anthroposophie-est-elle-une-secte_1688775

https://www.liberation.fr/france/2018/10/30/ecologie-en-france-l-executif-trahi-par-ses-actes_1688961

Education – Enseignement supérieur – Recherche

https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/idees-de-business/0302412931328-education-trois-start-up-qui-coachent-les-parents-324560.php

https://www.i24news.tv/fr/actu/international/europe/187597-181031-france-la-ministre-de-l-enseignement-superieur-frederique-vidal-se-rendra-en-israel

https://www.cosmopolitan.fr/une-grande-recherche-sur-l-endometriose-est-enfin-lancee-en-france,2023206.asp

Divers

https://rmcsport.bfmtv.com/divers/marine-leleu-claque-50-km-a-la-marche-pour-dessiner-un-requin-avec-son-gps-1556407.html

http://www.leparisien.fr/essonne-91/essonne-le-magasin-intersport-pille-par-un-vingtaine-de-personnes-31-10-2018-7932663.php

Région Occitanie

https://www.ladepeche.fr/article/2018/10/31/2898345-star-americaine-morgan-freeman-tournage-grotte-lourdes.html

https://www.ladepeche.fr/article/2018/10/31/2898249-occitanie-les-prisons-debordent-dans-la-region.html

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/etienne-guyot-nouveau-prefet-region-occitanie-haute-garonne-1563982.html

International

https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2018-10/asia-bibi-pakistan-chretienne-blaspheme-condamnation.html

https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2018/10/31/bresil-inquietudes-autour-de-la-fusion-entre-les-ministeres-de-l-agriculture-et-de-l-environnement_5377391_3222.html

https://www.lemonde.fr/international/article/2018/10/31/jamal-khashoggi-etrangle-puis-demembre-au-consulat-saoudien-selon-le-procureur-d-istanbul_5377305_3210.html

https://www.lopinion.fr/edition/economie/taxe-gafa-tech-europeenne-sonne-l-alarme-167142

ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS, Tout ce qu'il faut savoir

Tout ce qu’il faut savoir – Elections européennes 2019 (Partie 3/5)

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Elections européennes

Tout ce qu’il faut savoir (Partie 3/5)

 

 

 

 

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Les élections

Le vote aux élections européennes a une importance capitale dans le processus démocratique européen : c’est le moment où, par leur choix, les citoyens pèsent dans les prises de décisions au niveau européen.

Qui élit-on lors des élections européennes ?

Les élections européennes permettent aux citoyens européens de désigner leurs représentants au Parlement européen : les députés européens, également appelés eurodéputés.

Les élections européennes de 2019 vont se dérouler le dimanche 26 mai en France. Elles n’auront pas lieu à la même date dans tous les pays de l’Union Européenne (UE). Ainsi, lors des dernières européennes de 2014, la date était fixée au 25 mai en France (comme en Belgique, au Portugal, en Italie, en Allemagne ou en Espagne) mais au 22 mai au Royaume-Uni.

Finalement, le cadre national domine donc en ce qui concerne l’organisation de cette élection : on vote en fonction des habitudes des Etats, qui n’ont pas adopté le même mode de scrutin : selon les états, a été retenue initialement la représentation proportionnelle, soit avec circonscription nationale (Autriche, Danemark, Espagne, France, Grèce, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal et Suède), soit avec circonscriptions régionales (Italie, Irlande, Belgique, Royaume-Uni) ; l’Allemagne et la Finlande ont, quant à elles, offert aux partis politiques de choisir entre une liste nationale ou des listes régionales.

Le Traité d’Amsterdam, prenant acte avec réalisme de l’impossibilité jusqu’ici d’aboutir à une procédure uniforme dans tous les États membres, a ouvert une alternative entre cette formule et celle, apparemment moins contraignante, d’une élection au suffrage universel direct conformément à des principes communs à tous les États membres. Le Conseil, par décision du 25 juin et du 23 septembre 2002 (JOUE n°L 283/1 du 21 oct. 2002), a modifié dans cette logique réaliste l’Acte de Bruxelles de 1976, laissant des marges de liberté aux États membres mais posant certains principes communs comme le choix de la représentation proportionnelle ou la fixation possible d’un seuil minimal, ne dépassant pas 5 %, pour l’attribution des sièges.

En France, le Gouvernement a réformé le mode de scrutin des européennes de 2019. Il a mis fin à la répartition du scrutin en huit circonscriptions pour retourner à une seule liste nationale. Par ailleurs, le projet de rendre possible des listes transnationales a été abandonné. Cette réforme électorale a été officialisée par la loi n° 2018-509 du 25 juin 2018 relative à l’élection des représentants au Parlement européen, dont l’article 1 prévoit que « la République forme une circonscription unique. » Chaque formation politique ne conduira donc qu’une liste unique nationale pour ce scrutin qui sera un scrutin proportionnel à un seul tour (contrairement aux élections présidentielles, régionales ou municipales).

La détermination de l’électorat fut elle-aussi longtemps régie par le principe de nationalité, seuls les nationaux pouvant participer aux élections européennes dans un état membre donné (sauf exceptions en Italie, Irlande, Belgique et Pays-Bas). Le Traité de Maastricht lui a substitué le principe de résidence. Ainsi, tout citoyen de l’Union résidant dans un état membre, dont il n’est pas ressortissant, ayant le droit de vote et d’éligibilité aux élections européennes dans les mêmes conditions que les ressortissants de ce pays.

Avec ce principe, la représentation « des peuples des Etats réunis dans la Communauté » doit plutôt être interprétée comme la représentation de « l’ensemble des peuples » de ces Etats plutôt que comme la représentation de « chacun des peuples » des Etats. En effet, il s’agit ici d’une façon de se rapprocher d’une traduction juridique du concept de « peuple européen », loin encore d’être une réalité sociologique et politique.

Avec le Traité de Lisbonne, la fonction de représentation du Parlement européen a été formulée différemment. L’article 14§2 TUE indique qu’il est « composé de représentants des citoyens de l’Union ».

Qui peut être candidat ?

Tout citoyen d’un État membre de l’Union européenne (UE), âgé de 18 ans révolus, domicilié ou résident en France depuis au moins 6 mois et jouissant du droit d’éligibilité dans son pays d’origine, peut se présenter aux élections européennes en France sous réserve également de ne pas exercer certaines fonctions ou mandats incompatibles.

La loi du 16 décembre 2013 a simplifié les démarches nécessaires au dépôt de candidature d’un ressortissant d’un État de l’UE autre que la France. Jusqu’alors, il devait fournir une attestation, certifiant qu’il n’est pas déchu du droit d’éligibilité, délivrée par son État d’origine. Depuis la loi, le candidat doit simplement déclarer au ministère de l’Intérieur qu’il est éligible. Le ministère transmet cette déclaration à l’État d’origine qui peut l’infirmer le cas échéant. Si l’inéligibilité est constatée avant le scrutin, la candidature est écartée, si elle l’est après le scrutin, il est mis fin au mandat

Qui vote aux élections européennes ?

  1. Les citoyens français, âgés d’au moins 18 ans la veille du jour de scrutin, domiciliés dans la commune où ils souhaitent voter et inscrits sur les listes électorales ;
  2. Les ressortissants communautaires ayant le droit de vote dans leur État d’origine, domiciliés dans la commune où ils souhaitent voter, et inscrits sur les listes électorales complémentaires.

BONUS

  • La Turquie et les élections européennes

https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/07/30/viktor-orban-se-pose-en-recours-contre-emmanuel-macron-en-vue-des-europeennes_5337453_3214.html

  • Les tendances

https://www.touteleurope.eu/actualite/elections-europeennes-quelles-tendances-a-moins-d-un-an-de-l-echeance.html

  • Avec qui vont s’allier les Français ?

http://www.lepoint.fr/politique/elections-europeennes-avec-qui-vont-s-allier-les-francais-24-05-2018-2221081_20.php

  • Discours d’Emmanuel Macron à la Sorbonne le 26 septembre 2017

http://www.elysee.fr/declarations/article/initiative-pour-l-europe-discours-d-emmanuel-macron-pour-une-europe-souveraine-unie-democratique/

  • Listes transnationales

http://www.lepoint.fr/politique/emmanuel-berretta/listes-transnationales-le-parlement-europeen-dit-non-a-macron-07-02-2018-2193131_1897.php

http://www.lepoint.fr/politique/emmanuel-berretta/elections-europeennes-le-casse-tete-des-listes-transnationales-23-01-2018-2189020_1897.php

  • Abstention

https://regardseuropeen.org/2018/06/12/elections-europeennes-2019-labstention-pour-seul-horizon/

  • Elabe

https://elabe.fr/

  • Le Parlement européen et les Conservateurs

https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/02/13/parlement-europeen-le-coup-d-etat-permanent-des-conservateurs_5256250_3232.html

  • La Gauche aux Européennes de 2014

https://www.touteleurope.eu/actualite/l-extreme-gauche-aux-elections-europeennes-2014.html

  • Après le Brexit

https://www.taurillon.org/apres-le-brexit-les-sociaux-democrates-ne-peuvent-plus-pretendre-a-la

ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS, On parle de nous

La Presse en parle – Le Petit Journal édition du 3 octobre 2018

LPJ

REMLOURDES – réunion publique du 22 septembre 2018

A la suite de l’article du 26 septembre consacré à l’intervention de Marie-Agnès Staricky, la présidente du cercle de réflexion REMLOURDES, celui-ci relaye l’intervention du vice-président Brahim Nogueira.

LPJ-2018.10.03

ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS, Tout ce qu'il faut savoir

Tout ce qu’il faut savoir – Elections européennes 2019 (partie 1/5)

Introduction

Premier rendez-vous électoral majeur du quinquennat, les élections européennes seront un véritable test pour le président de la République mais aussi pour les autres grands partis. Si le résultat de ce scrutin est attendu avec beaucoup d’intérêt par les analystes, peut-être avec un peu d’angoisse pour les responsables politiques, le citoyen français quant à lui semble bien moins impliqué. Même si, selon une récente étude Elabe (mai 2018), sept français sur dix ne sont pas satisfaits de l’organisation et du fonctionnement actuels de l’Union européenne (EU), ces derniers boudent généralement ce scrutin. Preuve en est le taux d’abstention record atteint en 2014 de 57,57 %. Il est à noter que le taux d’abstention n’a cessé d’augmenter, exception faite de 1994, où il n’atteignait que 39,30 %. Aujourd’hui, si certains se sont déjà lancés dans la course aux municipales, qui pour mémoire se dérouleront en 2020, ce rendez-vous du 26 mai 2019 n’est pas négligeable. En effet, ainsi que nous pourrons le voir dans cette chronique qui sera composée de 5 chapitres, le résultat des urnes aura des conséquences majeures sur notre avenir tant pour notre pays que pour nos territoires.

PARTIE 1

Avant d’aborder le mécanisme des élections européennes, nous vous proposons de revenir brièvement sur le fonctionnement du Parlement européen et le rôle des eurodéputés.

I – Le Parlement européen

Initié en 1951 (traité de Paris, entré en vigueur en 1952), le Parlement européen a d’abord été envisagé en tant qu’Assemblée commune de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA).

De même en 1957, les deux traités de Rome fondant la Communauté économique européenne (CEE) et la Communauté européenne de l’énergie atomique (CEEA) prévoient chacun une « Assemblée », ainsi qu’une « Convention relative à certaines institutions communes ». La neutralité de ces dénominations officielles et successives cache une réticence des états membres à reconnaître une dimension vraiment parlementaire à un organe qui, très tôt, manifestera l’ambition inverse, en se baptisant lui-même, par des résolutions de 1958 et 1962, « Assemblée parlementaire européenne » puis « Parlement européen ». Ce n’est cependant qu’en 1986 que l’Acte unique européen consacrera officiellement cette appellation.

Cet organe est doté de compétences législatives, budgétaires et de surveillance. C’est l’organe législatif de l’Union européenne. C’est aussi la troisième instance du « triangle constitutionnel », qui partage le pouvoir législatif avec le Conseil de l’UE. Mais il a aussi un contrôle sur l’exécutif. Le Parlement européen est très sensible à tout ce qui touche aux droits des citoyens : les droits sociaux, environnementaux et la protection des consommateurs.

Le Parlement se réunit en « séances plénières » chaque mois pendant quatre jours soit à Strasbourg, à Bruxelles mais aussi rarement au Luxembourg.

Le Parlement n’a pas toujours eu le pouvoir de codécision législative avec le Conseil de l’UE… Cela est advenu très progressivement à partir de 1979 : cette année-là, pour la première fois, les eurodéputés sont élus au suffrage universel direct.

Symbole fort, en 1979, le premier président élu du Parlement a été une présidente en la personne de Simone Veil. Devouée à l’idéal de paix en Europe, elle jouera un grand rôle dans le renforcement du pouvoir du Parlement.

Se fixant de grandes ambitions, l’Europe pourra faire entendre sa voix et défendre des valeurs fortes : la paix, la défense des droits de l’homme, davantage de solidarité entre les riches et les pauvres. L’Europe, c’est le grand dessein du XXIème siècle.

Que fait le Parlement ?

Comme indiqué précédemment mais de manière très lapidaire, le Parlement a trois rôles principaux.

Rôle législatif

• Il adopte la législation de l’Union conjointement avec le Conseil de l’Union européenne, sur la base de propositions de la Commission européenne

• Il se prononce sur les accords internationaux

• Il se prononce sur les éventuels élargissements

• Il examine le programme de travail de la Commission et l’invite à présenter des propositions législatives

Rôle de surveillance

• Il exerce un contrôle démocratique sur toutes les institutions de l’Union

• Il élit le président de la Commission et approuve la Commission en tant que collège. Il peut voter une motion de censure, obligeant la Commission à démissionner

• Il « octroie la décharge », c’est-à-dire qu’il approuve la façon dont le budget de l’Union a été dépensé

• Il examine les pétitions des citoyens et lance des enquêtes

• Il débat de la politique monétaire avec la Banque centrale européenne

• Il pose des questions à la Commission et au Conseil

• Il remplit des missions d’observation électorale

Rôle budgétaire

• Il établit le budget de l’Union, conjointement avec le Conseil

• Il approuve le budget à long terme de l’Union dénommé le « cadre financier pluriannuel ».

A ce titre, le rôle de l’eurodéputé est triple :

• législatif : le Parlement est partie prenante dans l’adoption des actes juridiques communautaires, en « procédure législative ordinaire » (anciennement codécision), en procédure d’approbation ou de consultation, avec dans certains cas un droit d’initiative,

• budgétaire : il établit, avec le Conseil de l’Union européenne, le budget annuel de l’UE,

• de contrôle : il intervient dans la procédure de désignation du président de la Commission européenne et peut censurer la Commission.

La semaine prochaine, nous étudierons en détail le fonctionnement du Parlement européen, les obligations des eurodéputés, et nous conclurons ce deuxième chapitre avec la composition politique du Parlement européen.

Merci pour votre lecture et votre soutien.

N’hésitez pas à nous envoyer vos impressions, suggestions et remarques. Vous pouvez aussi nous soumettre un thème d’écriture qui vous tient particulièrement à cœur…

– L’équipe du cercle de réflexion REM LOURDES.

BONUS

La Turquie et les élections européennes

https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/07/30/viktor-orban-se-pose-en-recours-contre-emmanuel-macron-en-vue-des-europeennes_5337453_3214.html

Les tendances

https://www.touteleurope.eu/actualite/elections-europeennes-quelles-tendances-a-moins-d-un-an-de-l-echeance.html

Avec qui vont s’allier les Français ?

http://www.lepoint.fr/politique/elections-europeennes-avec-qui-vont-s-allier-les-francais-24-05-2018-2221081_20.php

Discours d’Emmanuel Macron à la Sorbonne le 26 septembre 2017

http://www.elysee.fr/declarations/article/initiative-pour-l-europe-discours-d-emmanuel-macron-pour-une-europe-souveraine-unie-democratique/

Listes transnationales

http://www.lepoint.fr/politique/emmanuel-berretta/listes-transnationales-le-parlement-europeen-dit-non-a-macron-07-02-2018-2193131_1897.php

http://www.lepoint.fr/politique/emmanuel-berretta/elections-europeennes-le-casse-tete-des-listes-transnationales-23-01-2018-2189020_1897.php

Abstention

https://regardseuropeen.org/2018/06/12/elections-europeennes-2019-labstention-pour-seul-horizon/

Elabe

https://elabe.fr/

Le Parlement européen et les Conservateurs

https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/02/13/parlement-europeen-le-coup-d-etat-permanent-des-conservateurs_5256250_3232.html

La Gauche aux Européennes de 2014

https://www.touteleurope.eu/actualite/l-extreme-gauche-aux-elections-europeennes-2014.html

ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS, Articles

Verbatim de la réunion publique du 22 septembre 2018 – Partie 1/2

Flyer

Comme nous nous y étions engagés, nous vous proposons la synthèse de la réunion publique du 22 septembre lors de laquelle a été dévoilée la synthèse de l’enquête citoyenne lancée au mois de mai par notre cercle de réflexion « Rebâtir Ensemble le Meilleur pour Lourdes ».

Afin que la lecture de ce verbatim ne soit pas trop fastidieuse, nous allons le scinder en deux parties distinctes :

  • La première reprendra les textes d’introduction et le diaporama illustrant la synthèse des réponses des participants au questionnaire ;
  • La seconde, quant à elle, sera consacrée à la synthèse des échanges lors du débat avec les participants.

Introduction de Marie-Agnès Staricky, Présidente.

« Bonsoir à toutes et à tous,

Merci à vous, de vous être déplacés ce soir alors que nous sommes un samedi, qu’il fait beau et chaud, et que juste à côté de tentantes buvettes sont installées.

Merci donc d’avoir eu le courage de venir à cette réunion publique. En effet, il s’agit bien d’une réunion publique ouverte à toutes et à tous. A ce sujet, je tiens à préciser que tous les représentants d’associations de commerçants ont été rencontrés et invités, une invitation a été adressée à tous les syndicats d’hôteliers ainsi qu’aux représentants des formations politiques présentes à Lourdes, sans oublier par courtoisie madame la Préfète et monsieur le Président de la Grande Agglo, dont comme vous le savez Lourdes fait partie.

A leur demande, je vous prie d’excuser l’absence de madame la Préfète, monsieur le Président de la Grande Agglo, madame la présidente du CCAL ainsi que madame l’adjointe au maire de la Ville de Lourdes en charge du Commerce.

Je dois également remercier la Ville de Lourdes pour la mise à disposition de cette salle dans ce lieu de rassemblements culturels et festifs de notre Cité qu’est le Palais des Congrès. Comme nombre de monuments de notre ville ce dernier a une histoire particulière. En effet, ancien Palais de Justice, ce bâtiment a su se transformer, se moderniser au fil des années et s’adapter à l’évolution des demandes. C’est pourquoi, il nous a semblé évident de vous y convier ce soir pour vous dévoiler la synthèse de notre enquête citoyenne consacrée à la redynamisation de notre centre-ville.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je voudrais tout d’abord vous présenter en quelques mots le cercle de réflexion « Rebâtir, Ensemble, le meilleur pour Lourdes » ou plus simplement « REM Lourdes » que j’ai créé avec quelques amis au début de l’année.

Créer un Cercle de Réflexion sous la forme d’une association à but non lucratif, c’est faire le choix d’un engagement indépendant, en dehors des structures politiques et des clivages, faisant fi des enjeux de pouvoir.

En son sein chacun est libre de s’exprimer pour qu’enfin soit replacé le débat sur le terrain des idées et non plus sur celui des ambitions politiques personnelles. Le tout dans le respect de notre charte éthique. Si vous le souhaitez, vous pourrez en découvrir le contenu, quelques exemplaires sont à votre disposition.

Notre association repose sur trois piliers fondamentaux :

  • comprendre,
  • anticiper,
  • préparer.

Nos mots clefs sont :

  • réagir,
  • débattre,
  • proposer,
  • partager en toute liberté.

Nous avons pour ambition de promouvoir et partager une réflexion avec le plus grand nombre, grâce à des travaux et des études pluridisciplinaires portant sur les grands thèmes du débat public local, national et international.

Au départ, je dois vous avouer que peu de personnes croyaient en notre projet, le qualifiant à souhait « d’inutile », « ça c’est peut-être bien à Paris mais ici à quoi ça va servir ! », « ça ne marchera jamais », ou pire encore « c’est bidon, ils se préparent pour les municipales ».

Mais grâce au soutien fidèle de nombreux citoyens concernés nous avons pu mener cette formidable aventure et nous avons connu, en neufs mois d’existence, de belles réalisations.

Notamment, en multipliant par cinq le nombre d’adhérents et de donateurs, en rédigeant plus d’une centaine d’articles sur des thèmes aussi variés que la Grande Agglo, la presse aujourd’hui, la laïcité, les mécanismes des crises financières, la réforme des retraites, le statut du cheminot, la crise au Vénézuela, l’Economie Sociale et Solidaire, la Permaculture, l’Economie circulaire, ou encore le projet Action Cœur de Ville…mais aussi en publiant une revue de presse hebdomadaire.

Je peux déjà vous l’annoncer, notre prochaine chronique sera consacrée aux élections européennes et au budget de l’Europe. Ces articles sont d’ailleurs tous disponibles, en accès libre, via notre site Internet. A ce jour, ils comptabilisent déjà 8 000 vues ! Preuve du grand intérêt que vous portez à ces thèmes issus du débat public, et que nous essayons de rendre plus accessibles.

Nous avons également développé un partenariat étroit avec le mouvement national « Les Engagés ! » dont Brahim Nogueira pourra vous parler, car c’est un mouvement pour les jeunes dont il est le représentant à Lourdes.

Enfin, en l’espace de quelques mois, nous avons rencontré lors de leurs déplacements dans notre région, trois membres du Gouvernement : Elisabeth Borne – ministre des Transports, Nicole Belloubet – garde des Sceaux, ainsi que Benjamin Griveaux, porte-parole du Gouvernement. Ces rencontres nous ont permis non seulement de faire connaître notre association et ses travaux mais aussi de porter la voix de notre territoire au plus haut de l’Etat.

Au niveau local, nous avons participé à des échanges avec les représentants des syndicats agricoles sur le thème de la permaculture, l’économie circulaire dans l’élevage, la méthanisation.

Enfin, à la suite de notre article consacré au Plan Action Cœur de Ville dans le cadre duquel, comme vous le savez, notre ville de Lourdes a été sélectionnée, nous avons lancé, en mai dernier, une enquête publique sur le thème de la redynamisation du centre-ville. Une enquête publique qui ne soit pas organisée par une municipalité, un parti politique ou encore un institut de sondage, ici à Lourdes, c’était un pari un peu fou.

En effet, à l’époque, nous étions loin d’imaginer que vous seriez aussi nombreux à y participer. Vous êtes très exactement 579 à avoir répondu à notre questionnaire en ligne. J’en profite pour remercier les participants qui sont peut-être présents ici ce soir, pour la qualité de leurs réponses lesquelles nous ont permis d’établir la synthèse que nous allons vous présenter.

A la suite de cette présentation, nous vous proposerons un temps d’échange.

Effectivement, nous souhaitons que cette rencontre soit un réel moment d’échanges spontanés et libérés. Aussi, nous veillerons à ce que chacun puisse s’exprimer librement.

Je passe maintenant la parole à Brahim Nogueira, notre vice-président et je vous souhaite, à toutes et à tous, une très bonne conférence. »

Intervention de Brahim Nogueira, Vice-président.

« Merci Marie-Agnès et bonsoir à toutes et à tous !

C’est un honneur de vous accueillir aussi nombreux ce soir au Palais des Congrès de Lourdes pour évoquer un thème ô combien important pour notre ville : celui de la redynamisation du centre-ville.

Comme l’a rappelé Marie-Agnès Staricky, cette rencontre est organisée par le cercle de réflexion REM Lourdes au sein duquel je m’implique en qualité de vice-président depuis sa fondation.

Pour me présenter rapidement je suis donc Brahim Nogueira et je suis un jeune originaire de Lourdes, actuellement étudiant.

Alors pourquoi ai-je décidé de participer à ce cercle de réflexion ?

Et bien, car d’autant que je m’en souvienne, j’ai toujours apprécié les rencontres et les débats citoyens qui permettent à mon sens une expression libre de différents modes de pensées et qui surtout, servent l’intérêt de notre ville.

C’est justement mon profond attachement pour Lourdes qui me conduit aujourd’hui à m’investir pleinement au sein de cette structure inédite afin de défendre et mettre en application les valeurs que je trouvais jadis nobles étant plus jeune et qui aujourd’hui me paraissent urgentes à réanimer dans notre cité.

Celles de la réflexion, de l’intelligence collective et du respect des personnes ainsi que de leurs opinions. En ce sens je crois bon de rappeler la citation de Jules Romain, écrivain et membre de l’Académie française qui énonçait la chose suivante :  « une démocratie c’est d’abord une façon de vivre, où les gens osent se communiquer les choses importantes et où ils se sentent le droit de parler comme des adultes et non comme des enfants dissimulés ».

Plus modestement, j’espère donc que l’initiative que nous portons collectivement permettra à nombre de nos concitoyens de s’impliquer plus activement dans la chose publique en débutant par échanger ce soir ensemble.

Pour être honnête avec vous, j’attendais cette soirée avec beaucoup d’impatience car je reste impressionné de la qualité des réponses que nous avons récoltées à notre questionnaire. Cela montre déjà que vous êtes nombreux à rester mobilisés, concernés et impliqués pour l’avenir de Lourdes.

C’est donc pour moi un véritable plaisir de pouvoir échanger avec vous et vous rencontrer plus longuement que lors de nos différentes opérations de tractage un peu partout en ville.

Pour évoquer le thème qui nous intéresse ce soir, à savoir la redynamisation du centre-ville de Lourdes, il n’aura échappé à personne que le cœur de notre ville est aujourd’hui mis à rude épreuve.

En ce sens, il n’est pas rare pour ne pas dire fréquent de parler de désertification des commerces du centre-ville ou encore de la fin des « petits commerces ». Il est donc urgent de dresser l’état des lieux de notre cœur de ville, un constat objectif et c’est pourquoi nous aurons l’occasion de revenir sur quelques chiffres qui illustrent les réalités économiques et sociales de notre ville. Mais au-delà de ce constat nécessaire, nous irons ce soir plus loin en associant votre parole, qui fut très riche à ce sujet.

Alors avant de débuter, il peut être intéressant de se questionner pour savoir comment finalement, nous en sommes arrivés là ? En d’autres termes, pourquoi l’attractivité originelle des cœurs de ville, puisque le problème que nous identifions ce soir tend à se généraliser un peu partout en France, s’effrite-t-elle aujourd’hui ?

A cette question, plusieurs réponses sont souvent apportées et, sans rentrer dans les détails, nous pouvons évoquer l’étalement urbain qui d’une certaine manière offre une nouvelle dynamique à nos territoires mais qui, inévitablement, déplace le point de gravité de nos villes vers la périphérie. On peut par exemple évoquer l’expansion des grandes surfaces en périphérie de notre ville, qui attirent beaucoup de clients et qui concurrencent directement notre cœur de ville.

D’ailleurs, un des facteurs d’aggravation de ce phénomène d’expansion urbaine fut sans doute la généralisation dans les années 70 de nouveaux moyens de locomotions : l’automobile qui est devenue accessible à un panel beaucoup plus large que lors des années et siècles passés. S’en est suivi un fort développement de nouvelles infrastructures routières pour porter ce nouveau flot d’habitants, de consommateurs etc.

Lourdes n’y échappe donc pas et sa géographie prouve, comme partout ailleurs, que l’extension se fait par la périphérie et les grands pôles voisins comme Tarbes ou même Toulouse.

Pour tirer son épingle du jeu, le tourisme continue d’être une solution clef mais suffit-elle pour autant ? Surtout dans un contexte où les nouvelles générations ceux qu’on appelle désormais les « millennials » ou encore « la génération Y », ont révolutionné les manières de consommer et sont à l’origine de profondes transformations de nos habitudes d’achats.

La solution a tous ces problèmes ne sera évidemment pas énoncée ce soir, ce serait beaucoup trop prétentieux de vous dire qu’avec un simple questionnaire nous avons réussi à établir un vaste plan pour redynamiser le centre-ville. Pour autant, il est indéniable que c’est en associant votre parole, vous qui êtes à la fois consommateurs, résidents, travailleurs et touristes lorsque votre temps vous le permet, que nous pourrons dégager une vision à 360° en éliminant toute forme d’idéologie politique, pour venir en aide à notre ville.

Ce travail collectif permettra je l’espère de faire dire à chacun : non, notre centre-ville n’est pas mort et de nouvelles voies d’engagements et d’actions permettront de remédier à la situation que nous connaissons actuellement. »

Diaporama

1 – Introduction

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2 – Présentation de la ville de Lourdes via les données de l’INSEE au 28 juin 2018

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3 – La vision et les propositions des 579 participants

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A suivre, la semaine prochaine, la deuxième partie de ce verbatim qui sera consacrée aux débats qui suivirent la présentation supra et qui ont duré quarante minutes.

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ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS, Articles

Merci à vous !

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Bonjour à toutes et à tous,

579 réponses à notre questionnaire.

Plus de 80 personnes présentes pour en découvrir la synthèse, un samedi soir à Lourdes.  MERCI !

Toute l’équipe du cercle de réflexion REMLOURDES se joint à nous pour vous remercier du temps que vous avez consacré pour répondre à notre consultation. La qualité de vos réponses nous a permis de faire une synthèse élaborée qui a été dévoilée en réunion publique samedi dernier.

Merci également aux nombreuses personnes qui ont assisté à cette réunion et aux échanges constructifs qui suivirent.

Comme indiqué, d’ici quelques jours, nous publierons un document complet contenant non seulement la synthèse de l’enquête mais aussi le verbatim des débats.

Merci pour votre soutien qui nous encourage à poursuivre nos travaux. Ainsi, au vu du grand intérêt que vous avez porté à cette première initiative, nous vous informons que, dans les prochaines semaines, nous vous proposerons de participer à une nouvelle enquête citoyenne.

Dès mardi prochain, vous pourrez découvrir notre nouvelle chronique (cinq chapitres) consacrée aux élections européennes.

En attendant, nous vous souhaitons à toutes et à tous, une bonne et belle journée.

Marie-Agnès Staricky, Présidente  &  Brahim Nogueira, Vice-président

Et toute l’équipe du Cercle de Réflexion « Rebâtir Ensemble le Meilleur pour Lourdes – REMLOURDES » 

 

 

ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS, Articles

Rappel : réunion publique samedi 22 septembre à 18h00 à Lourdes, on vous attend nombreux.

Flyer

Samedi 22 septembre à 18h00 au Palais des Congrès à Lourdes, réunion publique lors de laquelle sera présentée la synthèse de l’enquête citoyenne consacrée à la redynamisation du centre-ville.

 

Infra un article de La Semaine des Pyrénées signé Eustelle Loustalet-Turon paru le 13/09/18.

 

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ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS, Articles

Permis de Louer

C’est la rentrée !

Nous espérons que vous avez, toutes et tous, passé un bel été.

Pour REMLOURDES c’est également le retour de nos publications : articles, chroniques, et revues de presse.

Les sujets et les thématiques abordés dans ces publications hebdomadaires sont, comme vous le savez désormais, très variés. Qu’ils soient ancrés dans l’actualité économique, politique ou sociologique, que les thématiques soient internationales, nationales ou locales, toutes sont le résultat d’une réflexion collective dans le but de vous proposer des publications faciles à lire et qui, nous l’espérons, vous éclaireront et/ou compléteront vos connaissances sur les sujets abordés.

Notre Cercle de réflexion a été créé fin janvier et depuis le début de l’année vous avez été près de 8.000 à suivre les publications de notre blog (www.remlourdes65.com). En vous y abonnant vous pouvez à ce titre recevoir toutes les informations (actualité, publications, etc…) dès leur mise en ligne. Vous êtes également plus de 500 à suivre chacune de nos publications su Facebook et sur Twitter. Pour tout cela et aussi pour tous vos messages de soutien nous vous remercions. Votre soutien fidèle nous encourage à poursuivre nos travaux.

En mai dernier, nous avons lancé une grande consultation citoyenne sur le thème de la redynamisation du centre-ville de Lourdes et à ce jour, vous êtes 527 à y avoir répondu. Afin de présenter la synthèse de cette enquête nous vous invitons à participer nombreux à notre réunion publique qui se tiendra le samedi 22 septembre 2018 à 18h00 au Palais des Congrès de Lourdes.

Aujourd’hui, nous vous proposons un article au format un peu particulier car il est né d’une expérience vécue cet été…ou comment l’expérience de chacun peut servir l’intérêt général.

LE PERMIS DE LOUER

A l’occasion de faits divers, d’ailleurs souvent dramatiques, les médias abordent le thème des mal-logés, et ces personnes malhonnêtes que l’on nomme les « marchands de sommeil » qui proposent les pires solutions aux plus démunis.

On se souvient de l’incendie à Paris en 2005, d’un immeuble boulevard Vincent Auriol qui avait fait dix-sept victimes. Et plus récemment encore avec l’incendie à Aubervilliers d’un immeuble vétuste dans lequel étaient entassées de nombreuses personnes.

On pourrait croire que seules les grandes villes, les villes de banlieue sont touchées par ce fléau qui met en danger chaque année de nombreuses vies humaines, et pourtant….

C’est cet été, dans le cadre d’une activité bénévole, ici à Lourdes, que j’ai pu malheureusement, constater que certains bailleurs étaient de véritables « marchands de sommeil ».

En effet, j’ai pu constater que certains logements lourdais proposés à la location sont véritablement indignes (vétusté, insalubrité, absence de toutes normes de sécurité et d’hygiène…). C’est encore plus flagrant quand à l’intérieur de 20 m² (1 pièce et un coin douche avec toilettes), on vous propose cinq couchages dont deux lits superposés casés dans un recoin de la cuisine (1 mètre de largeur) avec en tête de lit d’un côté le boîtier électrique, à gauche un mur, à droite fenêtre qui ne peut s’ouvrir à cause de sa proximité avec les couchages, etc…. le tout pour 1.400 € par mois, alors nous n’hésitons pas à appeler cela de l’abus voire de l’escroquerie mais surtout de l’atteinte à la dignité humaine.

Il y a quelques semaines, Julien Denormandie, secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des territoires n’a pas hésité à qualifier les « marchands de sommeil » de « criminels au même titre que les trafiquants de drogue, d’armes, de fausse monnaie, de tabac, d’alcool ou de contrefaçon » et à déclarer vouloir leur déclarer une « guerre sans merci ». Il a même ajouté que, prochainement, des propositions seraient faites.

Et pourtant une solution existe déjà pour remédier à ce genre de situations et tenter de lutter plus efficacement contre l’habitat indigne : le « permis de louer », instauré dans le cadre de la loi N° 2014-366 du 24 mars 2014 pour l’Accès au Logement et un Urbanisme rénové dite loi ALUR ou Duflot II.

Avant de voir plus en détail comment fonctionne ce permis de louer, peut-être est-il bon de rappeler quelques chiffres.

Ainsi, selon une circulation ministérielle de mars 2017, on dénombre 420 000 logements en métropole et 70 000 en outre-mer pouvant présenter un risque pour la santé ou la sécurité de leurs occupants ou de tiers, dont 210 000 d’entre eux proposés à la location sont qualifiés « d’indignes ».

ORIGINES

Source : BNF

C’est sous la Seconde République, le 13 avril 1850 qu’est née la première loi pour lutter contre les logements insalubres, elle définit la procédure d’assainissement et préconise la création de commissions municipales spécialisées, excepté pour Paris où il était prévu que ce soit le préfet de la Seine qui exerce ces compétences.

Toutefois, ces dernières n’étant pas obligatoires, l’effet de la loi a été limité.

En effet, selon le député Hippolyte Maze, pour 36 000 communes, on comptait :

– en 1853 : 228 commissions des logements insalubres réparties sur 43 départements ;

– en 1873 : seulement une dizaine ;

– en 1883 : seulement 6 villes dont Paris, Lille, Le Havre, Roubaix, Nancy et Grenoble qui a fonctionné jusqu’en 1910 et ce, avec une organisation spécifique.

Il est à noter qu’à Paris, une mesure qui a été retenue est celle de l’expropriation pour cause d’insalubrité extérieure. Cette mesure est devenue un véritable outil juridique qui d’ailleurs a permis à Napoléon III de transformer la ville de Paris et la réalisation des grands travaux sous la conduite du baron Haussmann.

Plus tard, c’est dans le cadre de la loi ALUR, défendue à l’époque par Cécile Duflot, Ministre chargée du logement, que le permis de louer a été introduit via un amendement déposé par le député Mathieu Hanotin (alors député de la 2ème circonscription de la Seine Saint Denis).

Inspirée de la législation belge, une proposition pour lutter contre l’insalubrité avait déjà été faite par le sénateur Dominique Braye qui avait alors proposé d’expérimenter le permis de louer pendant cinq ans dans les communes et les agglomérations de plus de 50 000 habitants pour les immeubles de plus de trente ans.

C’est finalement le 19 décembre 2016 qu’est pris le décret d’application de la mesure prévoyant de définir où les maires peuvent exiger un permis de louer. Ce dernier permet ainsi aux communes ou EPCI de délimiter des zones soumises à déclaration ou à autorisation préalable de mise en location sur les territoires comportant une proportion importante d’habitats dégradés.

Ce décret s’inscrit dans la lignée des précédents, à savoir :

– celui du 7 décembre 2015 qui permet aux pouvoirs publics d’imposer des travaux aux propriétaires qui loueraient des logements à risque pour la santé ou la sécurité de leurs occupants. C’est une circulaire du 26 octobre 2016 qui précise les modalités et les montants de l’astreinte administrative journalière imposée aux propriétaires ne réalisant pas ces travaux.

– et celui du 18 février 2015 qui prévoit qu’en cas de logement insalubre, les organismes payeurs peuvent suspendre les allocations de logement. Le locataire ne versera au propriétaire que le loyer diminué du montant de ces aides.

Ensuite, ce sont les décrets publiés le 27 mars 2017 et le 4 avril 2017 qui viennent préciser les modalités de la déclaration de mise en location d’un logement ou de la demande d’autorisation préalable de mise en location de logement.

PRINCIPES ET FONCTIONNEMENT

Le permis de louer existe afin de permettre aux collectivités de s’assurer de la qualité des logements proposés à la location. En même temps, cette mesure va permettre d’identifier les « marchands de sommeil ».

En effet, la loi ALUR autorise les communes et les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à définir des secteurs géographiques, voire des catégories de logements ou d’ensembles immobiliers, pour lesquels le bailleur doit réaliser une démarche administrative avant de louer un logement.

Ainsi dans ces secteurs, la mise en location d’un logement peut être soumise, au choix de la commune ou de l’ECPI, à deux types d’autorisation :

– soit à une déclaration de mise en location,

– soit à une autorisation préalable de l’autorité administrative ou permis de louer.

Ces deux régimes permettront aux communes de réaliser des contrôles pour vérifier la bonne qualité des logements mis sur le marché de la location.

Dans ces zones, ce sont les logements loués en vide ou en meublé en tant que résidence principale du locataire qui sont concernés.

En dehors de ces zones, relativement réduites, les bailleurs n’ont aucune démarche à effectuer. C’est pourquoi, le plus souvent, il n’y a pas besoin d’autorisation pour louer un logement.

La déclaration de mise en location

Cette mesure oblige les propriétaires à déclarer à la collectivité la mise en location d’un bien dans les 15 jours suivant la conclusion d’un nouveau contrat de location. Le décret précise le contenu de la déclaration, dont le dépôt donnera lieu à la délivrance d’un récépissé dans un délai d’un mois.

L’autorisation préalable de mise en location ou permis de louer

Cette mesure est plus contraignante. En effet, cette autorisation est nécessaire pour conclure un contrat de location.

Elle est délivrée dans un délai d’un mois et valable deux ans. Dans le cas d’une mutation, le transfert de l’autorisation s’effectue sur simple déclaration auprès de l’EPCI ou de la commune.

Il est à noter que certaines communes facturent ce permis de louer. Toutefois, la loi portant sur l’Evolution du Logement, de l’Aménagement et du Numérique dite loi ELAN pourrait en imposer la gratuité.

Dans les communes où ce dispositif est mis en place, celle-ci est avertie dès qu’un propriétaire envisage de louer son logement. Alors, les services d’hygiène peuvent effectuer des vérifications sur place et s’assurer que le bien est conforme à la location. Dans le cas contraire, ils peuvent imposer aux propriétaires de réaliser les travaux nécessaires à la mise en conformité (état, surface habitable, éléments de confort…) afin de le rendre salubre et sécurisé.

Les sanctions

En cas de location d’un bien malgré un avis défavorable de l’EPCI ou du maire à l’autorisation préalable, le propriétaire est passible d’amendes pouvant aller de 5 000 € à 15 000 €.

En outre, la loi ALUR interdit à un « marchand de sommeil » condamné de racheter de nouveaux logements à des fins de location.

Les communes pionnières en la matière (liste non exhaustive)

Dès 2017, le permis de louer a été mis en place à :

– Bezons (95) ;

– Villiers-le-Bel (95) ;

– Pierrefitte-sur-Seine (93) ;

– La Madeleine (59) ;

– Cazouls-lès-Béziers (30).

Suivies en 2018 par :

– Gennevilliers (92) ;

– Montauban (82) ;

– Mantes-la-Jolie (78) ;

– Boulogne sur Mer (62)

ET A LOURDES, C’EST POUR QUAND ?

A Lourdes où l’essentiel des discussions sur certains réseaux sociaux est axé sur le nombre de friches commerciales, le nombre de rideaux de fer baissés, la propreté de la ville, ou encore le sujet polémique du sens de circulation, sauf erreur, pas un seul mot sur les conditions de location et ce malgré de récents incidents (incendie rue de Latour de Brie, etc…).

Et pourtant. Il suffit de se promener en ville pour voir quantité d’immeubles qui sont dans un état de vétusté incroyable, les façades délabrées, mais contre toute attente qui sont habités.

Ce permis de louer serait indéniablement un beau moyen d’éviter des problèmes lourds de conséquences humaines, judiciaires et financières comme ceux que nous avons rencontrés cet été.

C’est la première fois que ce blog me permet d’exprimer ma profonde indignation et ma colère. Mais pour celles et ceux qui me connaissent : l’injustice, la malveillance, les atteintes à dignité humaine (physiques, verbales, psychiques, etc…) me révoltent.

Nous nous retrouverons prochainement avec une chronique divisée en cinq chapitres qui sera consacrée à la prochaine échéance électorale à savoir les élections européennes qui se dérouleront le 26 mai 2019.

À très bientôt

Marie-Agnès Staricky et l’équipe de REMLOURDES

BONUS

https://journals.openedition.org/rh19/212?&id=212#tocto2n12

https://www.lejdd.fr/societe/a-aubervilliers-devant-les-marchands-de-sommeil-il-ne-faut-rien-lacher-3737966

https://immobilier.lefigaro.fr/article/marchands-de-sommeil-la-loi-logement-prevoit-de-renforcer-les-sanctions_ddf86c8e-a521-11e8-962f-e053b231acdb/

http://logement.blogs.liberation.fr/2013/09/13/lassemblee-vote-la-creation-dun-permis-de-louer/

https://www.persee.fr/doc/aru_0180-930x_1987_num_33_1_1297

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C’est la rentrée !

 

 

 

 

J’espère que vous avez toutes et tous passé un bel été.

Pour REMLOURDES c’est également le retour de nos publications : articles, chroniques, et revue de presse.

Les sujets et les thématiques abordés dans ces publications hebdomadaires sont, comme vous le savez, très variés. Qu’ils soient ancrés dans l’actualité économique, politique ou sociale, que les thématiques soient internationale, nationale ou locale, toutes sont le résultat d’une réflexion collective dans le but de vous proposer des publications faciles à lire et qui, nous l’espérons, vous éclaireront et/ou compléteront vos connaissances sur les sujets abordés.

Notre Cercle de réflexion a été créé fin janvier et aujourd’hui vous êtes près de 700 à vous êtes inscrits (www.remlourdes65.com) et vous recevez ainsi nos informations (actualité, publications, etc…). Vous êtes également près de 250 à nous suivre sur notre page Facebook mais aussi sur Twitter. Et nous vous en remercions. Votre soutien fidèle nous encourage à poursuivre nos travaux. MERCI !

En mai dernier, nous avons lancé une grande consultation citoyenne sur le thème de la redynamisation du centre-ville de Lourdes et à ce jour, vous êtes 527 à y avoir répondu. Pour celles et ceux qui le pourront, nous présenterons la synthèse de cette enquête à l’occasion d’une réunion publique qui se tiendra le samedi 22 septembre 2018 à 18h00 au Palais des Congrès de Lourdes.

Flyer

Dès mardi, vous pourrez retrouver nos publications avec un article original, car au format un peu particulier. En effet, cette publication est née d’une expérience vécue cet été, elle vous présentera :  » Le Permis de louer ou comment lutter contre les marchands de sommeil « .

Elle sera suivie d’une chronique consacrée aux élections européennes (divisée en 5 chapitres) et nous enchaînerons avec un article qui vous dévoilera le budget européen, son fonctionnement et son impact sur les Etats membres.

En attendant, je vous souhaite à toutes et à tous en mon nom personnel et au nom de toute l’Equipe de REMLOURDES une bonne rentrée.

Marie-Agnès Staricky

Présidente de REMLOURDES